Cinq mois de feux en Indonésie, c'est cinq ans de rejet de CO2 par la France

Des soldats indonésiens aident les pompiers à Pulang Pisau, pour éteindre l’incendie qui ravage le pays le 29 octobre 2015 |Reuteurs/ Darren Whiteside

Des soldats indonésiens aident les pompiers à Pulang Pisau, pour éteindre l’incendie qui ravage le pays le 29 octobre 2015 |Reuteurs/ Darren Whiteside

Des incendies ravagent le pays depuis le mois de juillet. Une catastrophe sans précédent sur laquelle les acteurs de la COP21 semble fermer les yeux.

Nous vous en parlions au début du mois de novembre, des incendies en Indonésie provoquent une catastrophe monstrueuse qui affecte autant les populations que l’écosystème. Alors que se déroule en ce moment à Paris la COP21, le sujet semble être éludé par les politiques et les médias internationaux. Pourtant, les conséquences de cette tragédie sont nombreuses et l’impact sur la planète est considérable. 

Les chiffres, rapportés par le Guardian, sur les répercussions de l’événement font froid dans le dos. Depuis le mois de juillet et le début de l’incendie, ce sont près de trois millions d’hectares de forêts qui seraient partis en fumée, selon le Centre pour la recherche forestière internationale (Cifor). Plus de 500.000 personnes seraient atteintes par des problèmes respiratoires et 1 700 millions de tonnes d’équivalent de CO2 ont été libérées dans l’atmosphère.

Ce graphique du Guardian montre qu’en l’espace de cinq mois, l’Indonésie a dégagé plus de CO2 que le Brésil et le Canada réunis sur douze mois. Les feux ont même dépassé l’émission annuelle du Japon et représentent près de cinq ans de rejet de CO2 par la France.

Sur cet autre schéma de l’évolution de rejet de monoxyde de carbone dans le monde, entre août et fin novembre, on distingue clairement que c’est au-dessus de l’Indonésie que les émissions sont les plus fortes.

 

Pour rappel, ce sont les incendies volontaires (pour favoriser la culture sur brûlis) et le défrichement excessif qui sont les causes de cet incendie incontrôlable. Ces techniques sont utilisées régulièrement et sont censées s’estomper d’elles même à l’arrivée de la pluie, au courant du mois de novembre. Mais cette année, le phénomène climatique El Niño est particulièrement intense et la sécheresse s’éternise, favorisant le développement des feux. 

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