Culture

Le Goncourt des lycéens remis à Delphine de Vigan

Temps de lecture : 2 min

Déjà lauréat du Renaudot, le roman «D’après une histoire vraie» de Delphine de Vigan a su séduire les 2.000 lycéens participant au prix Goncourt des lycéens.

Delphine de Vigan - Le Livre sur la Place | 	ActuaLitté via Wikimedia Commons License by
Delphine de Vigan - Le Livre sur la Place | ActuaLitté via Wikimedia Commons License by

Après David Foenkinos pour Charlotte en 2014, c’est Delphine de Vigan qui remporte le Prix Goncourt des lycéens cette année pour son livre D’après une histoire vraie, thriller psychologique où l’on regarde une certaine L. acquérir une emprise totale et malsaine sur la narratrice (qui ressemble en tout point à l’auteure). «La mise en abyme est osée mais tellement bien maîtrisée, estimait Le Figaro début novembre. On laissera au lecteur le plaisir de savourer la fin de ce roman mystificateur. Rien, absolument rien, ne s'oppose à cette lecture indispensable de la rentrée littéraire.»

«Merci, je suis très heureuse et très surprise, merci beaucoup aux lycéens qui ont voté pour moi. C'est un très beau prix», a commenté auprès de l’AFP Delphine de Vigan, également lauréate du Prix Renaudot pour le même roman cette année.

Deux-mille élèves venant de cinquante-trois lycées et de filières différentes ont participé cette année à la 28e édition du Prix Goncourt des lycéens, organisé par l’Éducation nationale et la Fnac (en partenariat avec Slate.fr). Ce petit frère du Goncourt reprend la même sélection que son aîné et donne la possibilité aux lycéens de se plonger dans la littérature française contemporaine et d’en débattre en classe ou lors de rencontres avec les auteurs.

Il y a quelques semaines, nous étions justement allés voir quelques-uns de ces lycéens lors d’une rencontre avec les auteurs à la bibliothèque François-Mitterrand, à Paris. Entre passion, désintérêt ou curiosité, chacun avait évoqué sa relation à la lecture, très différente de celle des jeunes générations précédentes à l’heure d’internet. Ce qui avait fait dire à Alain Mabanckou, auteur en lice pour Petit Piment, rencontré à l’occasion: «Si on veut parler littérature avec les jeunes, comme quand on écrit, il faut appliquer la concordance des temps.» Ce que semble avoir réussi Delphine de Vigan.

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