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La grande peur des Anglais? Que l'État islamique pirate le trafic aérien

Temps de lecture : 2 min

Le ministre des Finances britannique, George Osborne, a déclaré que Daech cherchait le moyen de pirater les infrastructures internet des secteurs public et privé.

Une tour de contrôle | LoadedAaron via Flickr CC License by
Une tour de contrôle | LoadedAaron via Flickr CC License by

Vous vous souvenez du scénario de 58 minutes pour vivre, le deuxième opus de la série Die Hard? Bruce Willis, flic peinard venant chercher sa femme à l'aéroport de Washington-Dulles la veille de Noël, se retrouve au beau milieu d'une attaque terroriste menée par d'anciens militaires. Le but: libérer un général d'un pays d'Amérique latine. Pour y arriver, les barbouzes n'hésitent pas à pirater la tour de contrôle de l'aéroport et menacent ainsi tous les avions en vol (dont celui de la femme de Bruce Willis), allant même jusqu'à en crasher un.

On ne vous raconte pas la fin, d'ailleurs ce n'est pas le but de cet article (on dira juste qu'il fini par une réplique «enflammée»: «C'est pas la Saint-Jean mais ça fait rien»). Mais c'est un des scénarios envisagés par George Osborne. Le ministre des Finances anglais a déclaré devant le GCHQ (le «Quartier général des communications du gouvernement», la NSA britannique) que tout ce qui était relié à internet, dont le trafic aérien, représentait une menace pour les citoyens britanniques si le groupe État Islamique arrivait à le pirater:

«Si notre alimentation électrique, notre trafic aérien ou nos hôpitaux réussissent à être attaqués par internet, l'impact ne sera pas mesuré juste en terme de dommages économiques mais en perte de vies humaines.»

«Ils veulent en avoir les moyens»

Le Chancelier de l'Échiquier, selon le magazine Travel Weekly, a également ajouté que le groupe terroriste «n'en avait pas encore la capacité». «Mais nous savons qu'ils [les terroristes] veulent l'avoir et font de leur mieux pour l'obtenir», a-t-il précisé. Continuant son discours anxiogène, il a surenchérit en prévenant que «chaque compagnie britannique est une cible, chaque réseau britannique sera attaqué».

Pour The Register, c'est le manque d'exercices conçus pour parfaire les défenses des structures susmentionnées par Osborne qui pose question. Le magazine britannique d'informations technologiques estime que cela ne permet pas de connaître la «robustesse des composants-clés du système d'infrastructures nationales du Royaume-Uni».

Les banques prêtes à une «cyberguerre»

The Register cite des attaques sur le secteur financier, beaucoup plus communes. Cependant, l'attaque contre la chaîne française TV5 Monde montre que les banques ne sont pas les seules exposées. De plus, ces attaques les ont amenées à être plus prudentes, en imaginant une «cyberguerre» ou en rejoignant les entreprises américaines pour des tests de résilience.

Pour le directeur du GCHQ, Robert Hannigan, l'industrie privée ne fait pas assez d'effort pour améliorer sa cybersécurité. Un avis que partage Jonathan Sander de Lieberman Software Corporation. Selon lui, les entreprises devraient apprendre à partager leurs informations, ce qu'elles n'ont pas l'habitude de faire.

«Faire de la cybersécurité veut dire faire deux choses que les organisations commerciales n'aiment pas faire: admettre des erreurs en public et partager des informations qu'elles créent par leurs propres investissements pour bénéficier à tous», indique-t-il.

Peut-être accepteront-elles plus facilement devant la menace que peut représenter une prise de contrôle par des terroristes. Car Bruce Willis ne sera pas là pour sauver la situation.

Slate.fr

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