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La moitié des bébés vivront-ils jusqu'à 100 ans?

Slate.fr, mis à jour le 02.10.2009 à 10 h 27

Reuters, bébés dans des bassines pour les détendre, près de Harlem, Mars 2009.

Reuters, bébés dans des bassines pour les détendre, près de Harlem, Mars 2009.

Plus de la moitié des bébés d'aujourd'hui nés dans les pays industrialisés vivront jusqu'à l'âge de 100 ans, selon une étude parue dans le Lancet Journal et reprise par la BBC. Les années supplémentaires sont également vécues avec moins de maladies graves ou d'handicaps qu'auparavant.

Les données de plus de 30 pays développés montrent que la probabilité de vivre au-delà de 80 ans a doublé pour les deux sexes depuis 1950. Selon les chercheurs, l'augmentation linéaire de l'espérance de vie depuis plus de 165 ans ne laisse pas penser que nous soyons proches d'une limite de l'extension de la durée de vie humaine, et il y a de fortes chances pour que la tendance continue dans les décennies à venir.

L'étude montre également que jusqu'aux années 1920, les améliorations dans la survie des nourrissons et la réduction de la mortalité infantile étaient les principaux facteurs de l'allongement de l'espérance de vie. Depuis cette période, les progrès dans la survie des personnes âgées sont la principale cause de l'augmentation de la durée de vie, et encore plus depuis les années 1970.

Contrairement à une idée reçue, les personnes très âgées ne sont pas forcément en moins bonne santé que les autres groupes d'âge, notamment parce que les personnes les plus fragiles meurent en premier et que les personnes dépassant les 85 sont les plus résistantes. Ainsi, de 30% à 40% des individus âgés de 92 à 100 ans sont indépendants au Danemark, tandis que 40% des «super centenaires» (110 à 119 ans) américains n'ont besoin que d'une assistance limitée.

Tout le monde ne s'accorde pourtant pas sur les prévisions d'augmentation de la durée de vie. En 2006, l'agronome Claude Albert soutenait par exemple dans un livre provocateur que nous vivrons moins longtemps que nos parents. Selon lui, la malbouffe, la sédentarité, la pollution ou encore le tabagisme sont autant de bombes à retardement qui vont avoir de plus en plus de répercussions sur la santé publique.

Certains spécialistes américains voient également l'obésité comme un possible frein majeur à l'augmentation de la durée de vie, et se demandent même si l'espérance de vie ne pourrait pas diminuer dans des pays très touchés, comme les Etats-Unis. Le débat sur la dynamique de la longévité humaine est donc plus ouvert que jamais, d'autant que les prévisions sont toujours très difficiles. «Dans les années 1920, Louis Dublin, l'un des meilleurs statisticiens de l'époque, estimait que l'espérance de vie maximum des Américains ne pourrait jamais dépasser 64 ans» écrit le Figaro.

Selon les chiffres de l'Insee, l'espérance de vie à la naissance était en 2008 de 84,3 ans pour les femmes et de de 77,5%pour les hommes.

[Lire l'article complet sur bbc.co.uk]

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Image de Une: Reuters, bébés dans des bassines pour les détendre, près de Harlem, mars 2009.

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