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Comment peut-on être djihadiste?

Une photo non datée de Abdelhamid Abaaoud. REUTERS/Social Media Website.

Une photo non datée de Abdelhamid Abaaoud. REUTERS/Social Media Website.

Face aux kamikazes du 13 novembre, il nous est nécessaire de nous interroger sur la façon dont «la pulsion de mort» remplace le besoin de croire, conduisant certains jeunes à une «déliaison» puis à une radicalisation.

La guerre est en France, mais contre qui les Français sont-ils en guerre? Face aux prétentions totalitaires du djihadisme sanguinaire, un nous est en train de rassembler les «enfants de la Patrie» autour de La Marseillaise. Un nous debout contre une nouvelle version du nihilisme dont la brutalité et l’ampleur sont sans précédent en France. Le «mal radical» et la «pulsion de mort», portés par les prouesses techniques de l’hyperconnexion, défient les Lumières qui les avaient sous-estimés en s’efforçant, depuis plus de deux siècles, de rompre le fil avec la tradition religieuse pour fonder les valeurs d’une morale universelle.

Qu’est-ce que ce «mal radical»? Emmanuel Kant avait employé l’expression pour nommer le désastre de certains humains qui considèrent d’autres humains superflus, et les exterminent froidement. Hannah Arendt avait dénoncé ce mal absolu dans la Shoah.

Pourquoi «la pulsion de mort» remplace-t-elle le besoin pré-religieux, anthropologique de croire chez les adolescents qu’on dit «fragiles»? Aujourd’hui, les adolescents de nos quartiers, issus pour moitié de familles musulmanes et pour moitié de familles chrétiennes, juives ou sans religion, s’avèrent être le maillon faible où se délite, en abîme du pacte social, le lien hominien lui-même.

Face au choc des tueries à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher et, plus fortement encore, face aux kamikazes du 13 novembre, il est possible d’analyser des causes géopolitiques et théologiques: la responsabilité du post-colonialisme; les failles de l’intégration et de la scolarisation; la faiblesse de «nos valeurs», qui gèrent la globalisation à coups de pétrodollars appuyés sur des frappes chirurgicales; le rétrécissement du politique en serviteur de l’économie par une juridiction plus ou moins soft ou hard; les discours appelant à la «guerre sainte» mais aussi prétendument «quiétistes» qui se contentent, paraît-il, de dresser humblement la listes de nos «impuretés» et, ce faisant, désignent implicitement tout «infidèle» ou «mécréant» à la vindicte des «purs»… Mais une nouvelle urgence s’impose: la séduction que les religions exercent sur les personnes et les communautés humaines, ainsi que leur rôle de consolateur, éducateur, régulateur et manipulateur des angoisses et des destructivités, attendent d’être élucidés.

Besoin de croire et désir de savoir

Plus précise que la philosophie, et en prise clinique immédiate avec l’expérience singulière, c’est la psychanalyse freudienne qui, depuis seulement cent cinquante ans, aborde l’héritage religieux avec cette ambition. Difficilement, à travers avancées et errances, adulée ou honnie, la psychanalyse a su reprendre l’investigation du «besoin de croire» et du «désir de savoir», pour sonder les nouvelles maladies de l’âme et les nouveaux messagers du nihilisme.

J’entends l’effroi de cette passante qui dépose des fleurs au Bataclan et interroge le micro tendu: «Comment peut-on être djihadiste? Quels sont leurs états d’âme? Peut-on faire quelque chose?» Ces dimensions de l’état de guerre ne sont pas secondaires. Elles participent de son volet préventif: en amont des mesures punitives, sécuritaires ou militaires, il ne suffit pas de repérer comment procèdent les djihadistes pour recruter leurs exécuteurs. Il importe d’accompagner les candidats au djihad en voie de radicalisation, avant qu’ils ne rejoignent les camps de Daech pour revenir en kamikazes ou, éventuellement, en repentis plus ou moins sincères.

Il ne suffit pas de repérer comment procèdent les djihadistes pour recruter leurs exécuteurs.
Il importe d’accompagner les candidats au djihad en voie de radicalisation

Deux expériences psychiques confrontent le clinicien à cette composante anthropologique universelle qu’est le besoin de croire pré-religieux. La première renvoie à ce que Freud, répondant à la sollicitation de Romain Rolland, décrit non sans réticences, dans Malaise dans la civilisation, comme le «sentiment océanique» avec le contenant maternel. La seconde concerne l’«investissement» ou l’«identification primaire» avec le «père de la préhistoire individuelle»: amorce de l’Idéal du moi, ce «père aimant», antérieur au père œdipien qui sépare et qui juge, aurait les «qualités des deux parents», écrit-il dans Le Moi et le Ça. Le besoin de croire satisfait et offrant les conditions optimales pour le développement du langage apparaît comme le fondement sur lequel pourra se développer une autre capacité, corrosive et libératrice: le désir de savoir.

La curiosité insatiable de l'enfant-roi, qui sommeille dans «l'infantile» de chacun de nous (toujours selon Freud dans ses Trois Essais sur la théorie de la sexualité) fait de lui un «chercheur en laboratoire» qui, avec tous ses sens éveillés, veut découvrir «d’où viennent les enfants». En revanche, l’éveil de la puberté chez l’adolescent implique une réorganisation psychique sous-tendue par la quête d’un idéal: dépasser les parents, la société, le monde, se dépasser, s’unir à une altérité idéale, ouvrir le temps dans l’instant, l’éternité maintenant.

L’adolescent est un «croyant» qui surplombe le «chercheur en laboratoire» et parfois l’empêche d’être. Il croit dur comme fer que la satisfaction absolue des désirs existe, que l’objet d’amour idéal est à sa portée; le paradis est une création d’adolescents amoureux: Adam et Ève, Dante et Béatrice, Roméo et Juliette… Croire, au sens de la foi, implique une passion pour la relation d'objet: la foi veut tout, elle est potentiellement intégriste, comme l'est l'adolescent. Nous sommes tous des adolescents quand nous sommes des passionnés de l'absolu, ou de fervents amoureux. Freud ne s'est pas occupé suffisamment des adolescents parce qu'il était lui-même le plus incroyant, le plus irréligieux des humains qui n’aient jamais existé.

Cependant, cette croyance que le monde idéal existe est continûment menacée, voire mise en échec, car nos pulsions et désirs sont ambivalents, sado-masochiques, et la réalité impose frustrations et contraintes. L'adolescent, qui croit à la relation d'objet idéale, en éprouve cruellement l'impossibilité. Alors, l’échec de la passion en quête d'objet s'inverse en punition et autopunition, avec le cortège de souffrances que connaît l'adolescence passionnée (dépression, suicide, petite délinquance, toxicomanie, anorexie…).

Structurée par l'idéalisation, l'adolescence est une maladie de l'idéalité: soit l'idéalité lui manque; soit celle dont elle dispose ne s'adapte pas à la pulsion pubertaire et à son besoin de partage avec un objet absolument satisfaisant. Nécessairement exigeante et hantée par l’impossible, la croyance adolescente côtoie inexorablement le nihilisme adolescent: le génie de Dostoïevski fut le premier à sonder ces nihilistes possédés. Puisque le paradis existe (pour l'inconscient), mais «il» ou «elle» me déçoit (dans la réalité), je ne peux que «leur» en vouloir et me venger: la délinquance s'ensuit. Ou bien: puisque ça existe (dans l'inconscient), mais «il» ou «elle» me déçoivent ou me manquent, je ne peux que m'en vouloir et me venger sur moi-même contre eux: les mutilations et les attitudes autodestructrices s'ensuivent.

Endémique et sous-jacente à toute adolescence, la maladie d’idéalité risque d’aboutir à une désorganisation psychique profonde, si le contexte traumatique, personnel ou socio-historique s’y prête. L’avidité de satisfaction absolue se résout en destruction de tout ce qui n’est pas cette satisfaction, abolissant la frontière entre moi et l’autre, le dedans et le dehors, entre bien et mal. Aucun lien à aucun «objet» ne subsiste pour ces «sujets» qui n’en sont pas, en proie à ce qu’André Green appelle la déliaison, avec ses deux versants: la désubjectivation et la désobjectalisation. Où seule triomphe la pulsion de mort, la malignité du mal.

Plus de rites d'initiation

Déni ou ignorance, notre civilisation sécularisée n’a plus de rites d’initiation pour les adolescents. Epreuves ou joutes, jeûnes et mortifications mis en récits et dotés de valeurs symboliques, ces pratiques culturelles et cultuelles, connues depuis la préhistoire et qui demeurent dans les religions constituées, authentifiaient le syndrome d’idéalité des adolescents et aménageaient des passerelles avec la réalité communautaire.

La littérature, en particulier le roman dès qu’il apparaît à la Renaissance, savait narrer les aventures initiatiques de héros adolescents: le roman européen est un roman adolescent. Aux XIXe et XXe siècles, l’enthousiasme idéologique révolutionnaire, qui «du passé faisait table rase», avait pris le relais de la foi: la «Révolution» a résorbé le besoin de se transcender, et le temps idéal de la promesse s’est ouvert, avec l’espoir que l’«homme nouveau», femme comprise, saurait jouir enfin d’une satisfaction totale. Avant que le totalitarisme ne mette fin à cette utopie mécanique, à ce messianisme laïc, qui avait expulsé la pulsion de mort dans l’«ennemi de classe», et réprimé la liberté de croire et de savoir.

Prise au dépourvu par le malaise des adolescents,
la morale laïque semble incapable
de satisfaire leur maladie d’idéalité

Prise au dépourvu par le malaise des adolescents, la morale laïque semble incapable de satisfaire leur maladie d’idéalité. Comment faire face à cet intense retour du besoin de croire et du religieux, qui s’observe partout dans le monde? La résurgence de jeunes catholiques très «engagés» contre le mariage pour tous a beaucoup surpris. Le plus souvent, ce sont des «bricolages spirituels» que les jeunes se fabriquent, en glanant sur Internet de-ci de-là de vagues notions spirituelles, ou bien en adhérant à des formes abâtardies de telle ou telle religion (les sectes), quand ils ne s’enrôlent pas dans des groupes intégristes (qui encouragent au nom de l'idéal une explosion de la destructivité).

Plus insoluble encore: serait-ce possible d’arrêter la déliaison qui lâche, en roue libre, la pulsion de mort dans le gangstéro-intégrisme adolescent de nos quartiers? Cette délinquance prête à se radicaliser, le plus souvent en prison, fait apparaître que désormais le traitement religieux de la révolte se trouve lui-même déconsidéré. Il ne suffit pas à assurer l'aspiration paradisiaque de ce croyant paradoxal, de ce croyant nihiliste, forcément nihiliste, parce que pathétiquement idéaliste, qu'est l'adolescent désintégré, désocialisé dans l'impitoyable migration mondialisée imposée par l’ultralibéralisme, impitoyable lui aussi quand il marchandise et arase toute «valeur» avec la capacité de problématiser les images et la publicité.

Il existe également des «fausses» personnalités, «clivées», «comme si»: chez ces adolescents (ou jeunes adultes) en apparence bien socialisés, et dotés de performances techniques plus ou moins appréciables (conformité au «comment»), les crises affectives inabordables (soustraites au «pourquoi» du langage et de la pensée) se manifestent brusquement dans des conduites destructrices, au grand étonnement des proches qui ne se doutaient de rien... En dessous du «heurt de religions», la déliaison nihiliste est plus grave que les conflits interreligieux, parce qu'elle saisit plus en profondeur les ressorts de la civilisation, mettant en évidence la destruction du besoin de croire pré-religieux, constitutif de la vie psychique avec et pour autrui.

Guerre virale

Souad a été hospitalisée pour anorexie grave, froide passion mortifère, accès de boulimie et vomissements épuisants: la déliaison est en marche. Ce lent suicide, adressé à sa famille et au monde, avait aboli le temps, avant de se métamorphoser en radicalisation. Le jeans troué et le gros pull flottant avaient disparu sous la burqa, Souad s’emmurait dans le silence et ne décollait pas d’Internet où, avec des complices inconnus, elle échangeait des mails coléreux contre sa famille d’«apostats, pires que les mécréants», et préparait son voyage «là-bas», pour se faire épouse occasionnelle de combattants polygames, mère prolifique de martyrs ou kamikaze elle-même.

Méfiante et taiseuse, rétive à la psychothérapie comme beaucoup d’ados, Souad s’est cependant laissée surprendre par la consultation de «psychothérapie analytique multiculturelle» faite avec une dizaine d’hommes et de femmes de toutes les origines et de diverses compétences, qui n’interrogeaient pas, ne diagnostiquaient pas ni ne jugeaient. La jeune fille, qui provoquait en se décrivant comme un «esprit scientifique», forte en maths et physique-chimie, mais «nulle en français et en philo», commence à trouver du plaisir à se raconter, à jouer avec l’équipe, à rire avec les autres et d’elle-même.

Renouer avec le français, apprivoiser avec le langage les pulsions et sensations en souffrance, trouver les mots pour les faire exister, défaire et refaire, les partager: la langue, la littérature, la poésie, le théâtre piègent le manque de sens et déjouent le nihilisme. Roland Barthes, que nous commémorons actuellement, n’écrivait-il pas que, si vous retrouvez la signification dans la plénitude d’une langue, «le vide divin ne peut plus menacer»? Souad n’en est pas encore là. Elle a remis son jean. Ce sera une longue marche. Mais combien de jeunes filles n’auront pas sa chance d’être reconnues, entendues, soutenues?

L’accompagnement des adolescents «radicalisables» fait partie de cette guerre virale qui se répand dans le monde, et dont les attentats ourdis par le terrorisme islamiste et nos bombardements aériens ne sont que la version militaire. Guerre virale, parce qu’elle opère, invisible et invasive, avec des formations aussi (sinon plus) anciennes et résistantes, aussi inhérentes et destructrices de l’humanité que le sont les virus pour nos cellules: la guerre virale opère avec la pulsion de mort et le mal radical, qui cohabitent avec nos organismes vivants et nos identités psychiques, et qui, dans certaines circonstances, détruisent leurs hôtes et répandent la malignité à travers le monde.

Nous découvrons alors que, suite à des désintégrations familiales et défaillances sociales, certaines personnes, notamment des adolescents, sombrent dans des états limites qui en font des proies faciles, livrées à la propagande de la «guerre sainte» qui érotise leur destructivité (décapitations, bombes humaines, tueries indifférenciées), les attire dans des camps de maltraitance, drogues dures et d’asservissement et les intoxique par le fantasme d’un paradis garant d’éternité et de salut: hors-temps et hors-monde.

La psychanalayse n’est pas un «moralisme compréhensif» de plus, elle se risque aux sources du nihilisme où se trame le mal radical. Le suivi des adolescents en proie à la radicalisation ou radicalisés place l’analyste au croisement insoutenable où cette désubjectivation-désobjectalisation s’exerce et menace, quand l’être humain, devenu incapable d’investir et d’établir des liens, dépossédé de «soi» et dépourvu du sens de l’autre, erre dans une absence de «monde», dans un non-monde, sans «bien» ni «mal» ni «valeur» quelconque. Aux frontières de l’humain peut s’amorcer une restructuration de la personne: tel est notre pari, celui de la psychanalyse, avertie de la pulsion de mort.

De nouveaux idéaux civiques attractifs pour la jeunesse

La République se trouve devant un défi historique: est-elle capable d'affronter cette crise que le couvercle de la religion ne retient plus, et qui touche au fondement du lien entre les humains? De détecter et d’empêcher la radicalisation? L'angoisse qui fige le pays en ce temps de carnage, sur fond de crise économique et sociale, exprime notre incertitude devant cet enjeu colossal. Sommes-nous capables de mobiliser tous les moyens, policiers comme économiques, sans oublier ceux que nous donne la connaissance des âmes, pour accompagner avec la délicatesse de l'écoute nécessaire, avec une éducation adaptée et avec la générosité qui s'impose, cette poignante maladie d'idéalité qui déferle sur nous avec l’atrocité des radicalisés? Ainsi interprétée, la barbarie des djihadistes en proie à la malignité du mal concerne «nos valeurs» fondamentales, notre culture humaniste sécularisée et notre modèle de civilisation où la rationalité n’est pas sans recours face au mal radical sous couvert de révélation divine.

Il ne suffit pas de bombarder Daesh, d’incarcérer les djihadistes ou de promettre, voire de trouver, du travail aux jeunes chômeurs des quartiers

La guerre contre le mal radical nous demande de prendre au sérieux le projet de Nietzsche, «poser un grand point d’interrogation à l’endroit du plus grand sérieux», entendons: à l’endroit de Dieu, des idéaux, et de leur absence. Pour les faire connaître, les transmettre aux jeunes générations et les réévaluer, les problématiser, les repenser sans fin, les réinventer. Interpréter l’horreur et lutter concrètement contre elle par tous les moyens. Ne pas démissionner devant le mal, ni même devant le mal extrême. Mais poursuivre patiemment la recherche, certainement pas d’on ne sait quel équilibre utopique et sécuritaire, mais de ce point fragile que Pascal définit comme un «mouvement perpétuel», en écrivant: «Qui a trouvé le secret de se réjouir du bien sans se fâcher du mal contraire aurait trouvé le point. C’est le mouvement perpétuel.» Et si la vision qui nous manque aujourd’hui était précisément ce «point», ce «mouvement perpétuel», vers le «secret de se réjouir du bien sans se fâcher du mal». Une certaine expérience intérieure très exigeante que les barbares ont désertée…

Il ne suffit pas de bombarder Daesh, d’incarcérer les djihadistes ou de promettre, voire de trouver, du travail aux jeunes chômeurs des quartiers. Il est urgent d’organiser, avec les parents, dès le plus jeune âge, un suivi attentif aux failles chez les éventuelles proies des fous de Dieu, qui se tapissent, souvent inaperçues, dans les marges sociales ou dans les pathologies latentes. Il est plus qu’urgent aussi de forger et de partager de nouveaux idéaux civiques attractifs pour une jeunesse vécue comme une ressource, et non plus comme un danger. Ses qualités de générosité, de créativité et d’engagement pourraient se déployer dans des métiers à vocation sociale, éducative, culturelle, humanitaire; des ONG, des institutions de coopération, d’entraide, etc. Reconstruire l’Afrique est de ces chantiers qui peuvent passionner les jeunes Européens, mais aussi l’éducation des jeunes filles, le développement des énergies durables… Qui pourrait éveiller, guider, faire aboutir ces désirs?

Faisons une priorité de la formation, assortie d’une valorisation conséquente, d’un «corps enseignant et formateur»; ce dispositif serait voué à l’accompagnement personnalisé du mal-être psychosexuel, du besoin de croire et du désir de savoir des adolescents. Les éducateurs, enseignants, professeurs, auxiliaires de vies, psychologues, mais aussi managers en ressources humaines, entrepreneurs… pourraient créer une véritable passerelle au-dessus de l’abîme qui se creuse et de l’état de guerre qui menace. C’est cela, la priorité mondiale de notre globalisation hyperconnectée. La seule qui pourrait protéger –à travers la diversité culturelle devenue partageable– l’humanité elle-même.

Après avoir analysé, à partir de 2005, la «maladie d’idéalité» spécifique à l'adolescence mais qui se poursuit chez des personnes adultes, elle prolonge depuis 2013 cette réflexion dans le cadre hospitalier à l’invitation du professeur Marie-Rose Moro, directrice de la Maison de l’Adolescent (Maison de Solenn), à l’hôpital Cochin. Le séminaire «Besoin de croire» s’adresse aux personnels soignants (psychiatres, psychanalystes, psychologues, infirmiers, divers thérapeutes, éducateurs, assistants sociaux, etc.) qui accompagnent le mal-être adolescent.

 

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