Culture

Luc Bondy (1948-2015): «La culture est à la fois inutile et indispensable. Grâce à elle, je pense à l'avenir»

Temps de lecture : 2 min

Luc Bondy, en mai 2011 à Vienne. REUTERS/Herwig Prammer.
Luc Bondy, en mai 2011 à Vienne. REUTERS/Herwig Prammer.

Le célèbre metteur en scène suisse de théâtre et d'opéra Luc Bondy, directeur du théâtre de l'Odéon à Paris, est mort, samedi 28 novembre, à l'âge de 67 ans. Sa disparition a été annoncée sur Twitter par la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, puis confirmée à l'AFP par le théâtre.

Début novembre, le théâtre de l'Odéon avait annoncé que sa mise en scène d'Othello de Shakespeare, avec Philippe Torreton dans le rôle-titre, qui devait se jouer à partir de janvier 2016, était repoussée à la saison prochaine en raison de sa convalescence. Après les attentats terroristes de Paris et de Saint-Denis, l'institution avait publié un bref communiqué de solidarité citant son directeur:

«La culture est à la fois inutile et indispensable. Elle nous fait ce que nous sommes. Grâce à elle, nous savons que nous avons existé, nous sentons que nous sommes et ce que nous sommes. Grâce à elle, je pense à l'avenir.»

Des mots qui reprenaient ceux qu'il avait prononcés en décembre 2014 lors de son discours d'élévation au grade d'officier de la Légion d'honneur:

«La culture est intangible, et elle nous fait ce que nous sommes. Grâce à elle, nous savons que nous nous avons existé, nous sentons que nous sommes, et ce que nous sommes. Grâce à elle, je pense à l'avenir. Elle relie mon temps à celui de mes semblables, vivants et morts. Elle me parle de langage, de communication, de silence aussi. La culture est aussi vitale pour nous que l'air que nous respirons. Sans elle, nous étouffons, nous sommes aveugles.»

Slate.fr

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