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Congé paternité: Mark Zuckerberg père et entrepreneur modèle

Repéré par Nadia Daam, mis à jour le 27.11.2015 à 14 h 44

Repéré sur Facebook, The Guardian

Le patron de Facebook vient de décider la mise en place d'un congé parental de quatre mois, accessible aux pères mais également aux couples de même sexe.

Mark Zuckerberg, le 27 septembre 2015 I REUTERS/Stephen Lam

Mark Zuckerberg, le 27 septembre 2015 I REUTERS/Stephen Lam

Le vendredi 20 novembre, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a annoncé, sur son propre compte, son intention de prendre un congé paternité de deux mois à la naissance de sa fille. L'initiative a été unanimement saluée, le Washington Post allant jusqu'à se demander si cette décision allait «chambouler notre façon d'être parent». Mais bien sûr, il est plus facile de prendre un congé paternité aussi long quand on est à la tête d'une fortune estimée à plus de 35 milliards de dollars et qu'on est son propre patron.

Sauf que Zuckerberg ne compte pas s'arrêter là. Il vient d'annoncer une seconde décision, qui, elle, va effectivement avoir des conséquences sur l'image du congé paternité et plus pragmatiquement encore, sur la vie des pères travaillant pour la firme. Les salariés de Facebook auront droit à un congé parental de quatre mois, accessible aux pères mais également aux couples de même sexe.

«Notre démarche consiste à soutenir nos employés et les personnes qui comptent le plus pour eux, explique Lori Matloff Goler, DRH de Facebook. Nous voulons être là à tous les stades de leur vie, et nous nous efforçons particulièrement de nous mettre au service des familles. Les aider, ça passe par leur offrir un congé parental rémunéré.»

Des mentalités à changer

En 2013, Tom Stocky, le vice-président «recherche» de l'entreprise avait lui-même pris un congé de quatre mois à l'arrivée de son enfant. Le fait d'étendre ce droit à l'ensemble des salariés démontre la volonté de l'entreprise de ne pas faire du congé paternité un privilège. Mais pas seulement.

Cette décision devrait également contribuer à modifier la perception du congé paternité aux États-Unis. Moins d’une entreprise américaine sur six propose aux hommes de faire une pause à la naissance de leur enfant. En Californie, où une loi permet aux jeunes pères de s'absenter six semaines, les hommes ne s'accordent généralement que 7,5 jours de congé après la naissance de leur(s) enfant(s). Il s'agit donc bien de faire évoluer les mentalités, y compris auprès des premiers concernés. 

Et c'est le chemin que semble avoir pris la Silicon Valley à qui l'on peut pourtant reprocher bien des manquements en termes de droits des salariés. En août 2015, Netflix annonçait la création de congés paternité et maternité illimités arguant que «l'expérience montre que les gens ont de meilleures performances au travail lorsqu'ils n'ont pas à s'inquièter de ce qu'il se passe à la maison».

Égalité homme-femme

Le service de streaming suédois Spotify vient également de mettre en place un package pour les nouveaux parents leur permettant de prendre six mois de congé parental rémunéré à 100%.

Nous assistons donc à un mouvement global et salutaire dont on ne peut qu'espérer qu'il contribuera à faire évoluer les esprits et les comportements, pour que les pères puissent s'impliquer davantage dans leur rôle mais aussi pour que les mères ne soient plus injustement pénalisées dans leur carrière. Bref, cela tend, indubitablement vers davantage d'égalité homme-femme.

Notons pour finir que Mark Zuckerberg avait déjà contribué à briser un autre tabou en évoquant publiquement les fausses-couches que sa femme et lui ont dû surmonter.

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