Culture

«Hunger Games», la saga à succès porte-voix de la «génération Y»

Repéré par Vincent Manilève, mis à jour le 27.11.2015 à 12 h 15

Repéré sur The Guardian, Vox.com

La franchise dystopique, dont le dernier volet vient de sortir au cinéma, correspond parfaitement aux jeunes adultes, qui rentrent dans une société en plein marasme.

Image tirée du film «Hunger Games - La Révolte : Partie 2», via Allociné.

Image tirée du film «Hunger Games - La Révolte : Partie 2», via Allociné.

Sa sortie en salle a été éclipsée par les tragiques événements de Paris, mais le dernier volet de la saga Hunger Games marquait la fin d’une aventure importante pour des millions de fans.


Et pourtant ces quatre films partaient de loin: les trois livres originaux, écrits par Suzanne Collins, mettaient en avant des enfants vivant dans un monde futuriste et dystopique, forcés de se tuer entre eux lors de jeux sadiques. Comme l’écrivait le Guardian mi-novembre, «cela a toujours été une franchise d’Hollywood assez improbable: l’histoire d’une héroïne féministe pigée dans un cauchemar capitaliste et dystopique». Il n’empêche, le site Vox.com affirme que la révolution menée par la jeune Katniss Everdeen (interprétée à l’écran par Jennifer Lawrence) tombe à pic pour tous les membres de ce qu’on appelle la «génération Y», c’est-à-dire ceux nés entre 1980 et 2000.

«C’est le blockbuster parfait pour la génération Y qui est arrivée à maturité, une métaphore tout usage pour la vie d’une jeune personne à l’ère post-récession», écrit le journaliste du site américain.

Et effectivement, quand on regarde l’histoire de la saga, le nombre de parallèles est assez troublant. Le tout premier tome de Collins est sorti le 14 septembre 2008, pile au début de ce qui allait devenir une crise mondiale, un monde où la jeunesse d’aujourd’hui débarquait à peine, avec une certaine angoisse du lendemain. L’histoire de Hunger Games nous décrit un monde où les jeunes sont obligés de travailler et où seulement certains d’entre eux auront «la chance» d’être choisi pour participer à téléréalité mortelle où le gagnant sera celui qui aura réussi à tuer ses concurrents.

Construire un monde meilleur

Pour Vox.com, «Katniss [le personnage principal du film] est la quintessence du héros générationnel, une gamine issue de la masse qui n’attend pas son tour et qui veut changer le monde.» Un comportement que l’on retrouve chez un certain nombre de jeunes dans le monde, qui décident de devenir auto-entrepreneurs, d’innover, et de s’élever contre l’élite et les puissants dans la société. On a aussi vu des symboles des films lors des émeutes de Ferguson ou de manifestations anti-coup d'État en Thaïlande, des mouvements qui visaient à chaque à se soulever contre l'ordre établi.

Katniss, un peu comme les jeunes générations aujourd’hui, refusent de rentrer dans des schémas établis, et veut échapper au monde «pourri» qu’on lui a laissé pour construire sa propre vie. «Les Hunger Games ont réussi parce qu’ils capturent en tout point l’austérité de l’ère actuelle, conclut le site. Ces films vont rester avec nous parce qu’ils offrent l’espoir de voir ceux qui traversent cette austérité peuvent s’en sortir, et faire quelque chose de mieux de ce qui viendra.»

 

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