Monde / Histoire

Le paisible cimetière pirate de Madagascar

Temps de lecture : 2 min

L'île Sainte-Marie a servi de refuge aux pirates pendant près de deux siècles.

Le cimetière des pirates de Madagascar | JialiangGao via Wikimedia CommonsLicense by
Le cimetière des pirates de Madagascar | JialiangGao via Wikimedia CommonsLicense by

Sur la petite île de Sainte-Marie, à un peu plus de 6 kilomètres de la côte est de Madagascar, se trouvent les os de pirates qui ont terrorisé les mers pendant les XVIIe et XVIIIe siècles.

Pendant environ cent ans, l’île Sainte-Marie était la demeure d’environ 1.000 pirates pendant la basse saison. Une carte récemment découverte de 1733 l’appelle simplement «l’île des pirates». Situé près de la route vers les Indes orientales, les nombreuses criques et baies de cette superbe île la rendaient parfaite pour cacher des bateaux. Des pirates du monde entier vivaient dans des cabanes en bois ornées de drapeaux indiquant à quel équipage ils appartenaient. C’était le paradis des pirates. Il y avait des femmes pour satisfaire leurs désirs, et plein de fruits tropicaux pour satisfaire leur faim.

Quand l’un des pirates mourait, il était enterré dans un cimetière qui surplombait la mer, à l’ombre des palmiers. Aujourd’hui, une trentaine de tombes sont encore visibles, et quelques-unes ont sur elles un crâne et/ou des os en croix, le symbole international de la piraterie. Selon la légende, William Kidd est enterré dans une grande tombe noire, mais il gît debout, en punition de ses actes lâches. Il a en fait été enterré en Angleterre, mais son bateau légendaire, l’Adventure Galley (redécouvert en 2000), a été arrimé près de l’île, et son butin serait enterré quelque part dans la mer près de l’île. En fait, la perspective d’un trésor pas encore découvert, d’au moins une demi-douzaine d’épaves au large, continue d’attirer les explorateurs encore aujourd’hui.

Les pirates ont quitté l’île Sainte-Marie à la fin des années 1700, quand les Français ont pris l’île de force. Elle a été rendue à Madagascar en 1960. Aujourd’hui, l’île Sainte-Marie est une destination touristique en plein boum. Le cimetière qui s’écroule, et ses tombes à moitié recouvertes par les herbes hautes, est ouvert au public. C’est assez ironiquement un lieu tranquille et paisible, rempli d’os d’hommes violents et tourmentés.

Newsletters

Qui de la Chine ou des États-Unis dirigera le monde après la pandémie?

Qui de la Chine ou des États-Unis dirigera le monde après la pandémie?

La politique étrangère de Donald Trump est une politique nationaliste, en repli face aux affaires du monde et opposée à l'idée de coopération internationale. Cette attitude résonne particulièrement bien avec l'épidémie de Covid-19. De fait, l'une...

Orbán, l'opportuniste qui s'appuie sur le coronavirus à des fins politiques

Orbán, l'opportuniste qui s'appuie sur le coronavirus à des fins politiques

Le dirigeant hongrois se sert de la pandémie pour asseoir son pouvoir sur la Hongrie et parie sur sa gestion de crise comme tremplin vers une réélection en 2022.

En parlant de «virus chinois», Trump tente de faire oublier sa gestion catastrophique de l'épidémie

En parlant de «virus chinois», Trump tente de faire oublier sa gestion catastrophique de l'épidémie

En suscitant la polémique, le président américain se place en position de critiquer les personnes qui préfèrent parler de terminologie plutôt que de faire la guerre au coronavirus.

Newsletters