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L'Australien nommé «Phuc Dat Bich» était un troll

Temps de lecture : 2 min

Un homme a changé son nom pour mettre en évidence les lacunes de la politique de Facebook. Et accessoirement pour faire une blague.

Les dangers de la politique du faux nom | mkhmarketing via Flickr CC License by

Vous ne vous êtes peut-être jamais fait la réflexion mais Facebook a une politique assez stricte concernant «l'identité authentique» de ses utilisateurs. Pour le réseau social, «Facebook est une communauté dans laquelle les gens communiquent en utilisant leur identité authentique. Nous demandons à chaque personne de fournir le nom qu’elle utilise dans la vraie vie. Ainsi, chacun sait avec qui il communique. Cela aide à garantir la sécurité de notre communauté.»

Ces paramètres ont été mis à mal lorsqu'un Australien d'origine vietnamienne prétendant s'appeler Phuc Dat Bich a vu son nom être censuré sur Facebook, qui pensait alors à un canular, comme le raconte Mashable. En effet, prononcé en anglais, le nom devient une insulte («Fuck That Bitch»). Le jeune homme de 23 ans avait alors publié une explication sur le réseau social, agrémenté d'une photo de son passeport:

«Je trouve assez exaspérant que personne ne semble croire quand je dis que c'est mon nom légal. J'ai été accusé d'utiliser un faux nom, ce que je trouve extrêmement offensant. Est-ce parce que je suis Asiatique? C'est ça? Mon compte facebook a été fermé à de multiples reprises et on m'a forcé à changer mon nom.»

I find it highly irritating the fact that nobody seems to believe me when I say that my full legal name is how you see...

Posté par Phuc Dat Bich sur mardi 27 janvier 2015


«Les gens devraient être libres d'utiliser le nom qu'ils désirent»

Le commentaire, datant de janvier, est vraiment devenu viral sur internet au mois de novembre. Si bien que tous les médias se sont emparés de l'affaire, sans jamais pouvoir contacter réellement ledit Phuc Dat Bich. La BBC a même publié une vidéo pour prononcer correctement son nom (qui, au cas où quelqu'un se poserait la question, se dit «Fou Da Bick»).

Mais comme l'expliquent le Guardian, l'homme était en fait un troll. Dans un nouveau commentaire Facebook (où il signe Joe Carr, qui peut se prononcer «Joker»), le concerné a indiqué que toute l'histoire n'était qu'une farce pour berner les médias et mettre en évidence les lacunes de la politique «d'identité authentique» de Facebook (qui a déjà causé des problèmes):

«Je n'ai jamais pensé que c'était nécessaire de rendre obligatoire le fait de donner son vrai nom sur les réseaux sociaux. Les gens devraient être libres d'utiliser le nom qu'ils désirent. Facebook doit comprendre qu'il est absolument impossible de légitimer un endroit où il y aura toujours des farceurs et des escrocs. Ce qui a commencé comme une blague entre amis est devenue une farce. […] À travers cette épreuve, j'en ai conclu de ne pas faire confiance à la crédibilité des médias, tordue par des journalistes affamés qui masquent la vérité... Cela montre qu'un mec normal comme moi peut facilement tromper les plus grandes sources d'informations.»

Un journaliste d'EFTM, un magazine masculin australien, avait flairé le coup en trouvant étrange que personne n'ai eu ses explications, ni n'ai jamais réellement vu son passeport. Un des seuls à ne pas s'être fait avoir.

Slate.fr

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