Science & santéCulture

Il y a au moins trois bonnes raisons de préférer le vintage

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 25.11.2015 à 11 h 07

Repéré sur Scientific American, Wall Street Journal

On peut privilégier les vieilleries sur les nouvelles technologies pour des raisons esthétiques, conservatrices ou terre-à-terre.

Save Betamax | Cory Doctorow via Flickr CC License by

Save Betamax | Cory Doctorow via Flickr CC License by

Sony a décidé d’arrêter de produire les cassettes Betamax. Ce format permettant d’imprimer sur bande les programmes de télévision est né il y a quarante ans. Ce n’est pas son extinction imminente qui est le plus étonnant mais plutôt sa longévité, remarque Scientific American. En effet, le Betamax avait déjà eu l’occasion d’être rendu désuet par les DVD ou CD gravés, le Replay internet... ou encore la VHS. Pourtant, le Betamax a continué pendant des décennies à attirer à lui une colonie d’admirateurs. Le site voit trois raisons à ce succès inscrit dans la durée.

Il y a le motif pragmatique. L’un des aspects de ce volet pratique pourrait se résumer ainsi: «Après tout, ça marche encore.» Mais en-dehors même de ce constat, les vieilles technologies présentent parfois l’avantage de paraître invulnérables aux vicissitudes du numérique. L’article rappelle ainsi que s’il est plus pratique de scanner un document puis l’envoyer par e-mail au lieu de le faxer, le chiffrement du fax a de quoi inspirer davantage confiance.

Il y a la raison esthétique. Certains s’accrocheront ou reviendront à de vieilles technologies car ils leur prêtent un charme et une qualité supérieures, ou encore plus d’authenticité. Les amateurs de vinyles et contempteurs du CD ou du MP3 se reconnaîtront.

Enfin, on peut tout simplement ne pas avoir le choix et conserver certaines vieilleries par nécessité pour continuer de profiter de films ou morceaux qui n’ont pas encore eu l’honneur d’être numérisés. C’est toujours le cas de nombreuses œuvres.

Ils s'accrochent au levier de vitesse

À laquelle de ces raisons se réfère Alan Macey, interlocuteur de cet article du Wall Street Journal, qui s’intéresse à ces Américains qui refusent de conduire une voiture automatique et restent attachés à la bonne boîte de vitesse manuelle des familles? Sans doute un peu des trois. Après avoir conduit une automatique, il a convaincu sa femme d’en revenir au levier et a même fondé la Manual Gearbox Preservation Society, ou Société de Préservation de la boîte de vitesses manuelle en français. «J’en avais marre de conduire un frigo sans âme», explique-t-il.

7% des voitures vendues aux États-Unis en 2014 étaient des manuelles cependant. Il y a pourtant de précieux avantages à maîtriser le levier de vitesse. Le journal raconte ainsi que dans l’Utah, le voleur d’une Honda de 1991 avait dû dire adieu et à sa prise et à sa liberté parce qu’il s’était révélé incapable de la conduire. 

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte