Monde

Donald Trump tape à tout-va sur les arabes, les noirs et les étrangers

Temps de lecture : 2 min

Après les attentats du 13 novembre, le candidat à la primaire républicaine joue à fond la carte sécuritaire.

Donald Trump lors d’un meeting à Birmingham en Alabama le 21 novembre 2015 | REUTERS/Marvin Gentry
Donald Trump lors d’un meeting à Birmingham en Alabama le 21 novembre 2015 | REUTERS/Marvin Gentry

Si ses propos ont toujours eu tendance à créer la polémique, que dire de ces derniers discours? Donald Trump, qui est toujours en tête dans la course à la primaire républicaine, s’est illustré ces derniers jours par des déclarations qui ont suscité de vifs débats outre-Atlantique, rapporte le Washington Post. Il a par exemple affirmé lors d’un meeting organisé à Birmingham (Alabama) puis sur ABC lors du débat politique «This Week» que des arabes se seraient réjouis, dans le New Jersey, des attaques du 11-Septembre :

«Il y avait des gens qui applaudissaient sur l'autre rive, du côté du New Jersey, où vous avez d'importantes populations arabes. Ils se réjouissaient que le World Trade Center se soit effondré. Je sais que ce ne serait peut-être pas politiquement correct pour vous, de parler à ce sujet, mais il y avait des gens en liesse quand les tours s’effondraient. À l'époque, l’événement a bien été couvert par les médias. Maintenant, je sais qu'ils ne veulent pas en parler, mais il a bien été couvert à l'époque.»

Mais aucune trace de ces reportages d’un New Jersey en liesse. Bien que ce serpent de mer ait été maintes fois agité par la droite extrême américaine, tout laisse à penser à ce jour que ces faits n’ont jamais existé.

Un militant noir évacué par la force

Lors de ce même meeting à Birmingham, un incident racial a beaucoup fait parler de lui. Dans une ville à majorité noire, la quasi-totalité du public de Trump était blanc, à l’exception de Mercutio Southall Jr. Ce militant local a plusieurs fois interrompu le meeting au cri de «Black lives matter!», un slogan politique que l’on peut traduire par «les vies noires comptent». Une bagarre a alors éclaté entre lui et des partisans de Trump, divisés entre huées et applaudissements. Le candidat républicain a demandé à le faire évacuer sans ménagement: «Faites-lui foutre camp d'ici. Sortez-le d'ici. Jetez-le dehors!»

Plus tôt, lors de ce même meeting, Trump avait averti la foule que l’État islamique pourrait recruter leurs enfants en ligne afin de commettre des attentats aux États-Unis. Il a également rappelé son attachement à fermer la frontière séparant le pays du Mexique, poussant la foule à scander: «Construisez un mur! Construisez un mur! Construisez un mur!» Il a aussi promis qu’en cas d’élection, il interdirait la venue de réfugiés syriens et a appelé à une plus grande surveillance de certaines mosquées.

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