Budget de la France: après nous le déluge
Le projet de budget pour 2010 porte les stigmates de la crise et de l'incapacité française à maîtriser les dépenses. Mais, nous assure-t-on, tout ira beaucoup mieux demain.
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Les chiffres étaient déjà connus avant même la présentation officielle du projet de loi de finances pour 2010: François Fillon avait déjà largement défloré le sujet dans le Journal du Dimanche et les «fuites» organisées avaient largement alimenté le débat dans la presse. Mais certains méritent d'être rappelés: initialement prévu à 67 milliards d'euros, le déficit de l'Etat devrait en fin de comptes s'établir à 141 milliards cette année et ne reviendrait qu'à 116 milliards l'an prochain. La situation globale des finances publiques devrait continuer à se détériorer: compte tenu du nouveau recul attendu de l'emploi, les cotisations sociales rentreront mal en 2010 et le déficit de la Sécurité sociale augmentera encore. Au total, le déficit public atteindrait 8,5% du PIB (Produit intérieur brut) l'an prochain et la dette publique monterait à 84% du PIB.
Evidemment, on peut se consoler en se disant que d'autres grands pays industrialisés arrivent à des niveaux plus inquiétants encore. Mais quand on pense au mal qu'a eu la France pour revenir avant la crise à un déficit public inférieur à 3% du PIB, selon la norme européenne, on ne peut que s'interroger sur le temps qu'il faudra après un tel choc pour assainir nos finances. Le gouvernement a fait le choix de ne pas envisager une hausse du niveau global des prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) en 2010. Ce choix est judicieux: l'amélioration actuelle enregistrée sur le front de l'activité économique est encore trop fragile pour qu'il soit possible de prendre des mesures risquant de freiner la reprise. Mais que se passera-t-il ensuite? De sérieux problèmes et pour de nombreuses années.
Plusieurs pistes peuvent être envisagées. L'inflation d'abord, qui a le mérite d'alléger le poids du remboursement de la dette. Mais l'inflation ne se décrète pas et surtout, dans un monde ouvert où les capitaux circulent, une inflation moins bien contrôlée ici qu'ailleurs aurait l'inconvénient majeur de provoquer une hausse des taux d'intérêt à long terme dans l'Hexagone. Ce serait une très mauvaise nouvelle pour notre économie.
Une autre solution serait la hausse des impôts. Elle paraît difficilement envisageable, de façon autre que temporaire et très ciblée, dans un pays qui a déjà un des taux de prélèvements obligatoires les plus élevés au monde. A défaut d'être retenue pour les impôts d'Etat, cette solution risque cependant de devoir être adoptée pour la Sécurité sociale: la crise ne fait qu'aggraver la situation de nos institutions sociales ; la réalité est qu'elles sont structurellement dans le rouge. Des choix douloureux devront être faits: ou réduire drastiquement les dépenses, ou augmenter les prélèvements. Pour l'instant, on en est à grappiller un peu de CSG et CRDS sur les plus-values mobilières ou l'assurance-vie.
Mais qu'il s'agisse de la Sécurité sociale ou du budget de l'Etat, les annonces de hausse des prélèvements suscitent des réactions très négatives dans l'opinion: comment peut-on demander plus à certains contribuables alors que, quoi qu'il arrive, les plus aisés d'entre eux, ceux qui bénéficient du bouclier fiscal, sont désormais à l'abri de tout effort supplémentaire et que les restaurateurs viennent de profiter d'une baisse de la TVA qui va encore coûter 1,8 milliard d'euros à l'Etat l'an prochain?
Heureusement, pour résoudre nos problèmes, il y a une autre solution : la croissance, qui va faire rentrer l'argent dans les caisses. Les économistes craignent que la sortie de crise ne soit longue et difficile, mais Bercy nous l'annonce déjà: la hausse du PIB s'établira à 2,5% dès 2011 et cela permettra de réduire le déficit et... d'augmenter les dépenses, ce qui est fiscalement irresponsable et politiquement judicieux. Pour l'instant, on est dans une phase de croissance zéro des dépenses, en volume, hors mesures spécifiques de relance et Eric Woerth, le ministre du budget, insiste sur ce point: «cette stabilisation des dépenses est un point d'ancrage essentiel dans le pilotage de notre politique budgétaire».
Mais ce verrou va sauter en 2011: les dépenses publiques vont pouvoir progresser de 1% en volume dans la période 2011-2013. Elle n'est pas belle la vie? Il se trouve que cette embellie budgétaire programmée interviendra à la veille de l'élection présidentielle de 2012.
Gérard Horny
Image de Une: un village des Phillipines après le passage d'un typhon Reuters
Mis à jour le 01/10/2009 à 13h09










































Peut être nos amis du gouvernements pourraient ils commencer par montrer l'exemple, en dépensant moins. Les frais de fonctionnement de notre états sont ahurissant, et je dirais même démesurés; surtout ceux du président.
Ras le bol des lamentations sur la profondeur du déficit. Ouf!! C'est normal que le budget de l'Etat soit en déficit. La canada a fait le choix de l'orthodoxie budgétaire et aujourd'hui doit faire face à une casse sociale sans précédent qui plonge des milliers de personnes dans la grande pauvreté.
Depuis de rapport Pébereau en 2005, on nous assure que l'avenir de nos enfants est compromis par la dette de l'Etat. Arrêtons de se faire peur. Oui, les emprunts d'Etat détenus par BNO Paribas risquent de perdre de la valeur. Mais tant que l'Etat se finance au niveau où il le fait actuellement, il n'y a pas d'urgence.
Il est encore urgent de se focaliser sur les conséquences sociales de la crise. Il ne faut pas se détourner de cela. Et s'il faut creuser les déficit pour ça, allons y!!!
Le pire héritage que l'on pourrait laisser à nos enfants, c'est une France totalement déclasser sur le plan économique et social.
Regardez et essayez de comprendre ce qu'il se passe juste en regardant autour de vous et peut être que votre point de vue changera, le usines ferment et ne réinvestiront plus ou trés marginalement en France donc moins de cotisations sociales, moins d'investissement moins de salaires moins d'impots pour l'Etat. Les conséquences montrent déjà leur nez, on va réduire les remboursement et augmenter encore les prélévements soit encore plus d'entreprises qui fermeront c'est un cercle vicieux et non vertueux. Avec votre raisonnement l'économie sera au tapis définitivement et la conséquence sociale sera que la sécu sera en faillite définitevement et que vos retraites ne seront plus payées. Excusez moi la votre sera peut être payée mais pas celle de vos enfants. Voilà le cadeau que vous leur faite en tenant ce discours. C'est garanti sur facture. Les déficits c'est sérieux a moins de dire aprés nous le déluge...
Nous sommes tellement sous le Prozac des déficits que nous réalisons pas encore trés bien les chutes possibles, je vais m'essayer à un scénarios qui serait à mon sens le moins pénible pour le plus grand nombre, je ne vais pas me faire que des copains mais ce n'est pas grave j'ai l'habitude et puis ce n'est qu'une fiction...
La France posséde une inventivité et génie sous jacent qui n'a rien à envier à nos concurrents économiques, mais ces acteurs sont aujourd'hui ailleurs, n'investissent pas, s'expatrient, se planquent comme ils peuvent et leurs pepettes avec, chacun fait la taupe dans son coin en attendant des jours meilleurs. L'Etat veux nous motiver mais comme il coute trop cher, s'il n'y a pas une prime personne n'achète plus de voiture, s'il n'y a pas des déductions en tout genre il ne se passe plus rien, les acteurs économiques sont devenues des opportunistes qu'il faut séduire par des supers promos sinon il n'y a plus de joueurs; voilà le problème de l'Etat en France, il est devenue le partenaire prioritaire de tous les acteurs économiques du pays, les banques arrivent en 3ième rang dérrière, ( c'est la raison pour laquelle il y a peut d'intérêt pour eux de financer l'économie réelle).
Ainsi, rien ne resistera à ces déficits à moyen terme c'est l'effondrement pur et simple dans la souffrance de la sécu des retraites et du système, ce qui fait peur dans les coulisses aux politiciens. Comment sortir de ce cercle infernal, il n'y a qu'une seule et unique méthode; réduire l'Etat qui est devenue tantaculaire et inefficace, le diviser par deux au moins, du nombre des fonctionnaires en passant par le nombre des élus de tout poil, des commissions, subventions, aides diverses, vendre tout ce qui n'est pas strictement nécessaire, etc. et pour cela il faut devenir libéral (l'horrible mot est dit), l'Etat n'est pas capable de résoudre son problème car plus personne ne joue avec lui il ponctionne trop, trop présent dans nos vies de tous les jours, c'est insupportable et il entretient cette mentalité de l'être indispensable, il essai de justifier en permanence son rôle sans résultat probant (qu'il soit de gauche ou de droite). Il tourne en rond et nous ruine. Il faut libéraliser complétement la France et ca ne veux pas dire qu'il n'y a pas de solidarité avec les plus failbes.
L'état en France est en phase de rétrécissement continu... non pas par le nombre de ses fonctionnaires, ni par le subventions et aides de tous poils que vous citez, Peter jones, mais par l'influence et l'autorité qu'il exerce et qui sont en diminution constante.
Les aides, subventiîons et salariés fonctionnaires sont là, non pour renforcer l'état, mais pour
1 Aider le privé lorsqu'il en a besoin en faisant payer la collectivité et la nation (primes, subventions, etc).
Par exemple Si l'état français ne permet pas un 4eme operateur téléphonique, c'est uniquement pour maintenir les marges des 3 entreprises du secteur. et pour cela il faut un Etat... et non un système libéral sans Etat, car alors, vers qui vont se tourner ces 3 entreprises pour empecher l'émergence d'un 4eme acteur ? Aujourd'hui, les banques n'acceptent plus de preter sans la GARANTIE de l'Etat..... Or, un système libéral pur veut que l'état n'intervienne pas. Vous prenez pour acquis que nous ne sommes pas en système libéral..... car vous ne voyez pas ou ne voulez pas voir qu'un système libéral nécessite un état fort, tres fort, pour maintenir le statut quo et la rentabilité des situations acquises.
2 Justifier le discours démagogique de l'excès de fonctionnaires. Permettre l'organisation qui fera prospérer les acteurs privés en ponctionnant les citoyens (distribution et traitement de l'eau en concession à des entreprises privées par exemple): Il faut des élus, des fonctionnaires pour justifier cela, l'organiser, l'imposer et le faire accepter ... sinon, sans cela, les citoyens depuis longtemps auraient changé de fournisseurs....
Partout ou cela a été pratiqué, il y a eu réduction du service au public.
Vous oubliez de plus que les acteurs économiques utilisent l'état en continu : fusion Gdf Suez, rapprochement EDF veolia, filière nucléaire, etc....
Biensur qu'il faut un 4ieme opérateur, il y aura ainsi compétition et probablement qu'a terme il y en aura un qui disparaitra peu importe, les tarifs des consommateurs auront baissé de moitié. Qui défend on? L'Etat doit être au service des gens et non l'inverse.
Il faut des élus des fonctionnaires pour organiser... Je n'ai pas dis qu'il n'en fallait pas, mais avez vous déjà participez à une communauté de Communes c'est ubuesque, des incomptents professionnels généralement, des élus issus de la fonction publique cumulard et trés disponible comme tout le monde le sait jouant avec l'argent du contribuables sans rendre de compte ou si peu. Les acteurs économiques profitent de l'incurie de l'Etat tant mieux pour eux. Mais c'est encore le contribuable et la dette qui paie. Pourquoi les banques ne prêtent qu'avec la garanti de l'Etat c'est encore une fois parce la présence de l'Etat partout à tous le sniveaux en fait le premier partenaire du biusiness en France, le chef d'entreprise son patron c'est l'Etat, la banque son patron c'est l'Etat, pourquoi vont ils prendre des risques pour quelqu'un qui ponctionne 55% du PIB. Le jeu n'en vaut pas la chandelle. Quand vous empruntez à votre banque vous donnez votre caution c'est la même chose c'est le bénéficiare du garanti. Bien évidemment la pensée jacobine de gauche ou de droite ne fonctionnent plus avec ce type d'attitude, non la France n'est pas un pays libéral, je suis formel.
Y placer des hommes et des femmes dont le profil et le caractère les portent à lutter contre l'envahissement libéral de la vie en société.
Accepter de considérer que si vous vous exprimes librement ici, c'est que des hommes et des femmes ont soutenus des Etats contre les intérets privés , ont construit en tant que fonctionnaire les infrastructures aujourd'hui vendues et exploitées par le privé.
Mais oui, toujours plus pour payer des fonctionnaires aujourd'hui, des remboursements de frais médicaux aujourd'hui, et des retraites aujourd'hui. Et demain ? Demain, non seulement les caisses seront vides, mais nos enfants devront payer pour nos folies, tout en allant s'assurer dans le privé pour leurs familles !
Ceux qui prêchent la dépense aveugle sont les alliés objectifs des "ultra-libéraux".
Les uns et les autres souhaitent la faillite du système et finiront, en effet, par la provoquer. Les uns parce qu'ils souhaitent la libéralisation intégrale de la protection sociale. Les autres, parce qu'ils croient que la misère sociale poussera à la "révolution" à laquelle ils n'ont jamais cessé de rêver.