France

Une semaine après les attentats, «reprendre confiance»

Les Gracques, mis à jour le 20.11.2015 à 11 h 02

Le think tank Les Gracques a décidé de maintenir son université prévue ce samedi 21 novembre 2015. Explications.

Le Penseur de Rodin | Renaud Camus via Flickr CC License by CC

Le Penseur de Rodin | Renaud Camus via Flickr CC License by CC

La cinquième université des Gracques devait-elle se tenir comme prévu ce samedi 21 novembre, huit jours après la folie meurtrière qui a ensanglanté Paris? 

Nous nous sommes posés la question et avons interrogé les jeunes étudiants de Sciences Po avec qui ont été préparés les débats. Ce sont eux qui nous ont convaincus qu’il fallait aller de l’avant. Que renoncer serait, en quelque sorte, céder à nos agresseurs; qu’il y avait un besoin urgent de parler et d’échanger; que lorsque la démocratie est attaquée, rien n’est plus important que de préserver la qualité du débat public.

Voilà pourquoi l’université des Gracques se tiendra bien le 21 novembre, dans l’enceinte dédiée à la société civile, le Conseil économique, social et environnemental.

Le thème qui avait été choisi «Reprendre confiance» sonne étrangement, au moment où nous sommes attaqués par des agresseurs qui visent précisément à nous abattre et à nous diviser. C’est pourtant bien de cela qu’il s’agira, au cours des différentes tables rondes. Confiance entre générations, avec une réflexion autour de la place de la jeunesse dans la société française. Confiance en l’Europe pour nous permettre de relever les défis de toute nature qui nous attendent au XXIe siècle, à commencer par celui de la sécurité. Confiance économique, ce qui suppose de réinventer les voies et moyens pour sortir d’un système qui trouve son équilibre dans un chômage de masse. Confiance politique enfin, un mois avant les régionales, un an et demie avant l’élection présidentielle, ce qui appelle à des changements profonds et ouvre notamment l’hypothèse d’un gouvernement de coalition.

C’est de tout cela qu’il sera question ce samedi. C'est pour faire bouger les lignes de la société française et moderniser le logiciel politique de la gauche de gouvernement que se sont engagés les Gracques depuis 2007. Nous continuerons de plaider inlassablement pour la réforme comme pour ceux qui tentent de la mener à bien en France et en Europe. Comme nous plaiderons aussi pour que le peuple des «outsiders», des jeunes, des chômeurs qui aspirent à travailler, des entrepreneurs, des créateurs, des minorités, retrouve le droit d’être représenté, la dignité de l'emploi et l'espoir de l'ascenseur social. Tout doit être mis en œuvre pour que l'extraordinaire capacité d'adaptation et d'innovation qui existe dans notre pays profite à chacun au lieu que d'être étouffée sous le poids du passé, de la dette, des corporatismes, de l'indifférence d’un monde ancien qui veut que rien ne change ou des peurs que nos adversaires veulent installer.

Sortir de la défiance qui paralyse, susciter la confiance qui permettra de réformer vraiment, voilà le programme de la cinquième université des Gracques, le samedi 21 novembre prochain au CESE: introduite par Daniel Cohn-Bendit, conclue par Emmanuel Macron. 

Avec les associations étudiantes de Sciences Po, Yann Algan, Frank Annese, Gilles Babinet, Franco Bassanini, Rachid Benzine, Pervenche Bérès, Jean-Francois Borloo, Ryad Boulanouar, Sharan Burrow, Roland Cayrol, Gerard Collomb, Emmanuelle Duez, Hakim El Karoui, Guillem Gervilla, Sylvie Goulard, François Heisbourg, Gilles Kepel, Alexandre Lacroix , Enrico Letta, Ana Palacio, Robert Rochefort , Agnès Verdier Molinié… 

Pour en savoir plus : www.lesgracques.fr. Entrée libre sous réserve d’inscription en ligne préalable

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Think tank pour une rénovation de la gauche
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