MondeFrance

Quand la droite européenne estime que «les terroristes voteraient volontiers à gauche»

Repéré par Lorenzo Calligarot, mis à jour le 19.11.2015 à 18 h 19

Repéré sur EPP Group

Le PPE, groupe de droite au Parlement européen, a publié un communiqué très violent envers la gauche européenne.

Monika Hohlmeier, auteure du communiqué de presse «Paris attacks: terrorists would gleefully vote Left» du 19 novembre 2015, à Munich le 15 avril 2005 | REUTERS/Michaela Rehle MAD.

Monika Hohlmeier, auteure du communiqué de presse «Paris attacks: terrorists would gleefully vote Left» du 19 novembre 2015, à Munich le 15 avril 2005 | REUTERS/Michaela Rehle MAD.

Le groupe du Parti populaire européen, majoritaire au Parlement européen avec 216 députés dont ceux du parti français Les Républicains, a publié, jeudi 19 novembre en fin de matinée, un communiqué de presse intitulé «Les terroristes voteraient volontiers à gauche». Dans ce document, c’est Monika Hohlmeier, une eurodéputée allemande de l’Union chrétienne-sociale (CSU) de Bavière, parti affilié au PPE, qui s’exprime: 

«Il semble que, pour les socialistes, les libéraux, les Verts et les communistes, le constat est habituel et qu’il n’y a pas de leçon à tirer des attentats de Paris. Ces groupes de gauche invitent les terroristes à utiliser les failles de notre législation en matière de sûreté et de sécurité dans le but de perpétrer d’autres attaques terroristes. Il est impératif que des mesures appropriées soient prises rapidement et que les faiblesses de notre législation sur la sécurité soient identifiées. Les mouvements de terroristes doivent être surveillés, leurs sources de financement doivent être asséchées et leurs communications cryptées doivent être accessibles. Pour ce faire, il est impératif que nous changions la législation.»

Si la majorité de ces propos sont semblables à ceux tenus par une grande partie de la classe politique française depuis le 14 novembre (Nicolas Sarkozy, Christian Estrosi ou Marion Maréchal-Le Pen ont, entre autres, estimé que le gouvernement s'était montré laxiste), nul doute que le titre du communiqué et la phrase qui estime que les groupes de gauche «invitent les terroristes à utiliser les failles de notre législation» risquent de faire polémique, notamment au sein du groupe Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D), dont fait partie le PS français et dont est issu le président du Parlement, Martin Schulz.

Le fait de tenter de tirer profit politiquement d’attentats n’est toutefois pas nouveau. Déjà, en janvier dernier, nombreux étaient ceux qui critiquaient la réaction de la gauche et sa lutte contre le terrorisme. Et, comme nous vous l’expliquions il y a quelques jours, l’extrême droite est une habituée des tentatives d’instrumentalisation de ce type d’événements.

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