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Le régime syrien accusé de bombarder délibérément les hôpitaux

Temps de lecture : 2 min

Depuis 2011, il y a eu au moins 329 frappes aériennes contre des établissements médicaux en Syrie et 90% de ces attaques sont l’œuvre de l’armée.

Un blessé dans un hôpital de campagne après des tirs d’artillerie des forces loyalistes à Bachar el-Assad, près de Damas, en Syrie, le 19 novembre 2015 | REUTERS/Bassam Khabieh
Un blessé dans un hôpital de campagne après des tirs d’artillerie des forces loyalistes à Bachar el-Assad, près de Damas, en Syrie, le 19 novembre 2015 | REUTERS/Bassam Khabieh

Selon un rapport de l’ONG Physicians for Human Rights, le régime syrien bombarde délibérément depuis plusieurs années les hôpitaux et le personnel médical du pays, ce qui constitue un crime de guerre.

Depuis 2011, il y a eu au moins 329 attaques contre des établissements médicaux, et 687 personnels soignants ont été tués en Syrie, résume le site Foreign Policy. À peu près 90% de ces bombardements sont l’œuvre de l’armée de Bachar el-Assad mais, selon le rapport, les attaques russes initiées en septembre dernier ont pour l’instant déjà touché dix hôpitaux.

La carte diffusée par l’ONG montre en bleu les établissements médicaux bombardés par le régime syrien.

Lumières éteintes

Selon le rapport, au moins un bombardement des forces de la coalition a aussi touché un hôpital. En règle générale, Alep a été particulièrement affectée. Les deux tiers des hôpitaux de la ville ne fonctionnent plus et 95% du personnel médical est soit parti soit emprisonné soit mort. Alors qu’en 2010 il y avait environ un médecin pour 800 personnes, il y en a actuellement un pour 7.000.

Dans certains hôpitaux, tout le monde a été transféré en souterrain afin d’éviter les frappes aériennes. D’autres établissements éteignent les lumières la nuit et travaillent dans l’obscurité afin de ne pas être détectés. «Les attaques sont tellement fréquentes que les médecins d’Alep n’ont aucun doute que le gouvernement cible leurs hôpitaux», résume le rapport.

Donna McKay, la directrice de l’ONG, explique:

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«Habituellement, dans les zones de guerre, les hôpitaux sont clairement marqués et donnent même leurs coordonnées aux parties adverses par précaution. Mais, dans la logique perverse du conflit syrien, ceux qui travaillent dans le domaine médical sont obligés de cacher leurs identités et leurs établissements dans l’espoir que cela les protégera d’attaques qui sont devenues extrêmement banales.»

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