France

L’histoire de ces photos marquantes des attentats

Temps de lecture : 2 min

À la suite des attentats de Paris, certaines images ont été très partagées sur les réseaux sociaux. Slate en a rassemblé quatre. Voici leurs histoires.

Montage Slate.fr.
Montage Slate.fr.

1.Selfie au Bataclan

Comme le relevait le Nouvel Observateur dès le lendemain des attentats, l’une des premières images à tourner sur les réseaux sociaux est un selfie. Celui du couple formé par Gilles et Marianne, pris peu avant le début du concert du groupe Eagles of Death Metal. Selon Le Temps, il l’a envoyé par SMS à sa mère pour lui indiquer qu’ils étaient bien arrivés au Bataclan, avant de le poster sur Instagram.

EODM are back!!! #eaglesofdeathmetal #lebataclan #bootselectric

Une photo publiée par Juistviking (@juistviking) le

Pendant plus de quarante-huit heures, les parents de Gilles sont restés sans nouvelles avant d'apprendre son décès –Le Parisien raconte qu'il a fait partie des premiers à être blessé par les tirs. Marianne a elle réchappé à l'attentat. Fleuriste, Gilles était passionné de rock et de Formule 1.

2.Les urgences de Saint-Louis

Prise la nuit de l’attentat par le docteur Pourya Pashootan, cette photographie montre une salle de l’hôpital Saint-Louis où quarante médecins, infirmier(e)s, anesthésistes tentent de sauver des vies. D’ordinaire ils sont peu nombreux la nuit. «Sans penser au danger, sans hésitation, nous sommes tous venus», raconte le docteur Pashootan au magazine américain Time:

«Quand j’ai vu ça, j’ai trouvé ça magnifique. J’ai pris la photo et, quand je suis rentré à la maison, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas la partager.»

3.Corps recouvert d’un drap sur le trottoir

L’image de Jérôme Delay, photographe d’Associated Press, est surprenante par sa simplicité et son intensité. Elle montre un corps étendu sur un trottoir recouvert d’un drap et sur lequel se reflète une forte lumière. Il est entouré de feuilles d’arbres tombées sous l’autonme.

Plusieurs titres, dont le Wall Street Journal, l’utilisent pour leur une dès le 14 novembre. Dans une interview donnée à Slate, Lucy Gilmour, directrice de la photographie du quotidien américain, expliquait que cette image s’était imposée par «sa force et sa puissance. Cette photographie permettait à elle seule d’évoquer l’énormité de l’attaque et la désolation ensuite».

Au magazine Time, Jérôme Delay explique que le corps «semblait comme avoir été abandonné». Il revient plus en détail sur la nuit de vendredi dans deux interviews, à Paris Match et au New York Times.

4.Policier en pleurs

Prise dimanche 15 au soir par le photographe Benjamin Filarski, cette photo a également ému de nombreux internautes. On y voit un policier fondre en larmes sur l’épaule d’un de ses collègues devant le bar Bonne Bière, au coin des rues de la Fontaine-au-Roi et du Faubourg-du-Temple. Cinq personnes y ont été tuées quarante-huit heures plus tôt.

«J’ai vu deux policiers qui étaient en train de se recueillir, ils se sont accordés un instant à l’écart et l’un d’eux a craqué», raconte l’auteur de l’image au Huffington Post. Il précise, dans Ouest France, que cet homme était sur les lieux de l’attentat le 13. De retour sur les lieux, il n’a pu retenir ses larmes.

Fanny Arlandis Journaliste à Beyrouth (Liban). Elle écrit principalement sur la photographie et le Moyen-Orient.

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