France

Pour la deuxième fois en dix mois, on a entendu la Marseillaise au Parlement

Repéré par Grégor Brandy, mis à jour le 16.11.2015 à 18 h 06

Repéré sur Twitter

Avant les attentats de Charlie Hebdo, il fallait remonter à 1918 pour entendre l'hymne national dans une de ses enceintes.

Le Parlement en Congrès, à Versailles. iTélé

Le Parlement en Congrès, à Versailles. iTélé

François Hollande s'est exprimé pendant un peu moins d'une heure, ce lundi 16 novembre, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. 

Trois jours après les attentats qui ont eu lieu à Saint-Denis et à Paris, causant la mort d'au moins 129 personnes et blessant plus de 350 personnes, le président de la République a notamment annoncé la création de 5.000 emplois supplémentaires de policiers et de gendarmes d’ici deux ans et a demandé la modification des articles 16 (sur les pleins pouvoirs) et 36 (sur l'état de siège) de la Constitution.

À l'issue de son discours, le Congrès s'est levé et a chanté la Marseillaise. Il s'agit de la deuxième fois en l'espace de dix mois que l'on entend l'hymne national dans une des enceintes du Parlement.

La première fois, c'était le 13 janvier 2015, quelques jours après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, qui avaient coûté la vie à 17 personnes les 7, 8 et 9 janvier. Comme nous le racontions alors:

«Après avoir observé un moment de silence à la demande du président Claude Bartolone, l'hémicycle a entonné la Marseillaise, lancée "spontanément" depuis les bancs de la droite par le député UMP du Loiret Serge Grouard


Une minute de silence avait également été entonnée au Sénat.

Cela faisait alors près de cent ans que la Marseillaise n'avait pas retenti au Parlement. La dernière fois c'était le 11 novembre 1918, jour de la fin de la Première Guerre mondiale. Alors que Georges Clemenceau, le président du Conseil et ministre de la Guerre, venait de lire à la Chambre des députés le texte signé le matin, voici ce qu'il s'était passé, tel que racontée par le site officiel de l'Assemblée:

«Un incident émotionnant se produit alors.

 

A la demande d'un député, l'abbé Wetterlé, député de Colmar, et M. Georges Weil, député de Metz [des députés de l'Alsace-Moselle élus au Reichstag allemand après l'annexion de 1871, NDLR], qui se trouvent dans une des galeries du public, s'avancent au premier rang et sont acclamés par l'Assemblée.

 

C'est sur cette manifestation que la séance est suspendue.

 

Tous les députés se lèvent alors et chantent La Marseillaise, tandis que des tribunes de la presse et du public partent des salves d'applaudissements.»

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