Daech s'est peut-être infiltré parmi les réfugiés syriens

Des secours devant le restaurant Le Carillon, le 13 novembre 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Des secours devant le restaurant Le Carillon, le 13 novembre 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Il existe une concordance entre les empreintes digitales de l'un des kamikazes du Stade de France et celles d'un réfugié enregistré en Grèce en octobre 2015.

Il est pour l’heure impossible d’affirmer si c’est un leurre posé par Daech, mais le passeport d’un migrant syrien retrouvé près du corps de l’un des auteurs des attaques du 13 novembre à Paris est «un faux», selon la ministre de la Justice, Christiane Taubira. 

Un information également reprise sur Twitter dimanche par Nicolas Chapuis, un journaliste du Monde.

Cependant, le procureur de la République François Molins a déclaré lundi 16 novembre dans la matinée qu'il existait une concordance entre les empreintes digitales de l'un des kamikazes du Stade de France – sur qui la police a retrouvé le faux passeport – et celles relevées lors d'un contrôle d'enregistrement des réfugiés arrivant en Grèce en octobre 2015, rapporte Le Figaro. Mais il n'est pas encore établi si l'identité du passeport au nom de Ahmad Al-Mohammad, né le 10 septembre 1990 à Idlib en Syrie, correspond à celle du kamikaze.

Le scénario d'une éventuelle infiltration de Daech parmi les réfugiés syriens est donc possible. «On ignore donc pour l’instant si des réfugiés figuraient parmi les auteurs des attaques»notaient plus tôt Les Décodeurs sur le site de Le Monde.

Diviser l’Occident

On vous expliquait sur Slate.fr samedi 14 novembre qu’«il est très facile d’octroyer un faux passeport syrien». Comme nous l’indiquions également, Slate.com expliquait que «la vente de faux passeports syriens est devenu un commerce florissant. Différents journalistes ont réussi à obtenir de faux papiers d’identité syriens pour quelques centaines de dollars. Ils s’achètent parfois pour 200 dollars en Croatie, en Serbie et même en Autriche»

Pour le quotidien britannique The Guardian, qui consacre un article au passeport syrien, «une théorie est que l’État islamique espère retourner l’Europe contre les réfugiés syriens. Cela renforcerait l’idée d’une division non résolvable entre l’Occident et l’Orient, les chrétiens et les musulmans, et persuaderait les Syriens que l’État islamique est leur meilleur espoir de protection». De son côté L’Express indique que «Daech a plusieurs fois condamné le choix des migrants, majoritairement venus de Syrie et qui fuient le chaos de leur pays».

The Guardian ajoute que, «si le passeport a été volé, [...] les enquêteurs devraient le découvrir assez rapidement».

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