Monde

Les attentats de Paris échauffent le débat politique aux États-Unis

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 15.11.2015 à 15 h 11

Repéré sur RFI, POLITICO

Les attentats du 13 novembre se sont invités dans le débat entre candidats à l'investiture du Parti démocrate en vue de la présidentielle américaine de 2016. Et les termes choisis des Démocrates ont exaspéré les Républicains.

Une minute de silence a été célébrée avant le début du débat démocrate à Des Moines dans l'Iowa | REUTERS/Jim Young

Une minute de silence a été célébrée avant le début du débat démocrate à Des Moines dans l'Iowa | REUTERS/Jim Young

Samedi 14 au soir, se tenait un débat entre les trois candidats à l’investiture du Parti démocrate: l’ancienne secrétaire d’État Hillary Clinton, le sénateur du Vermont Bernie Sanders et Martin O’Malley, ancien gouverneur du Maryland. Au lendemain des attentats parisiens du 13 novembre, les candidats ont exprimé leurs vues sur la barbarie terroriste et les réponses à y apporter. Le rendez-vous politique a d’ailleurs commencé par une minute de silence.

RFI a examiné les propos des candidats, balançant entre la compassion et la détermination. Hillary Clinton a commencé par approuver les prières faites par les Américains en direction de la France mais a aussi voulu orienter la discussion vers un horizon plus concret: «Nous devons être résolus pour unir le monde et détruire l’idéologie djihadiste radicale qui anime des organisations comme l’EI, un groupe terroriste violent, barbare, sans pitié.» Bernie Sanders, lui, a recommandé aux pays du Moyen-Orient de s’investir davantage dans la lutte contre Daech: «Nous devons comprendre que les pays musulmans dans la région, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Turquie, la Jordanie, tous ces pays vont devoir se salir les mains, envoyer des troupes, ils vont tous devoir attaquer l’EI.»

Les Républicains réclament des propos plus tranchés

Le sujet du terrorisme a soulevé une polémique au sein du Parti républicain, note Politico. Car les personnalités démocrates ont fait très attention aux mots qu’elles employaient. Hillary Clinton a appuyé le propos suivant: «Je ne pense pas que nous soyons en guerre contre les musulmans. Je pense que nous sommes en guerre contre les djihadistes.» Elle a par ailleurs parlé d’«islamistes» mais a refusé de dénoncer un «islam radical». La position de Martin O’Malley était similaire. Le candidat a noté que «les musulmans américains étaient la première ligne de défense contre l’extrémisme aux États-Unis». Bernie Sanders lui n’a pas souhaité s’engager dans cette controverse rhétorique. 

Certains des cadres républicains ont reproché aux intervenants démocrates ce qu'ils voient comme un excès de précaution à l'égard de l’«islam radical», qu'ils auraient voulu entendre dénoncé clairement. Jeb Bush l’a assuré sur les réseaux sociaux: «Oui, nous sommes bien en guerre contre le terrorisme islamique radical», tandis que Mike Huckabee renchérissait, s’adressant ironiquement aux candidats à l’investiture démocrate: «Vous êtes tous des grands maintenant. Vous pouvez le faire. Trois mots. Dix syllabes. Prononcez avec moi: terrorisme islamique radical

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