France

[Vidéo] L'émouvant témoignage d'un Australien et de son fils de 12 ans rescapés du Bataclan

Repéré par Robin Verner, mis à jour le 15.11.2015 à 11 h 59

Repéré sur CNN

C'était la première fois que le jeune Oscar était confronté à la mort.

John et Oscar Leader à l'antenne de CNN. Capture d'écran.

John et Oscar Leader à l'antenne de CNN. Capture d'écran.


John Leader était au concert des Eagles of Death Metal au Bataclan le 13 novembre. Et l'Australien n'avait pas fait le voyage jusqu'à Paris seul, car son fils Oscar, 12 ans, l'accompagnait. Dans cette interview réalisée par la chaîne américaine CNN, les deux hommes racontent la tuerie. 

Le récit de John Leader concorde dans ses grandes lignes avec celui laissé par d'autres rescapés: lui aussi a d'abord cru à des pétards lorsque les armes des assaillants ont commencé à se faire entendre dans la salle de concert, ou à un accessoire scénique un peu bruyant... avant de sentir quelque chose frôler son oreille, de comprendre et de se jeter par terre avec Oscar. 

Il dit avoir ensuite relevé la tête et vu deux hommes dont l'un tenait alors en main le chargeur qu'il s'apprêtait à fixer à nouveau à sa mitraillette. C'est l'organisation de ces deux assassins qui retient le plus son attention aujourd'hui: «L'un surveillait la foule tandis que l'autre tirait sur elle. Les gens n'avaient aucune chance.»

Au bout du drame, un instant de panique

Bien sûr, John Leader a surtout eu peur pour son fils, comme il le rappelle au micro de la journaliste de CNN. Séparé d'Oscar dans l'action, il ne le retrouve pas immédiatement: «Je hurlais son nom et je me disais: “il ne doit pas être très loin. Il devrait répondre Papa ou n'importe quoi. Et ce n'était pas le cas.»

Par bonheur, les craintes du père de famille sont infondées et son fils est bien indemne. C'est d'ailleurs lui qui conclut, apportant un éclairage très cru sur la violence de la scène: «C'était la première fois que je voyais des morts. À un moment, j'étais allongé à côté d'un cadavre». Il semble alors hésiter sur le choix des mots, mais termine tout de même, le regard dans le vide: «Il ne se trouvait pas dans une position confortable, pas du tout.»

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