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Tous nos articles sur les attentats du 13 novembre

Slate.fr, mis à jour le 16.11.2015 à 12 h 45

Une rose est posée dans un impact de balle sur l'une des vitres d'un restaurant touché par les attaques du 13 novembre. REUTERS/Pascal Rossignol.

Une rose est posée dans un impact de balle sur l'une des vitres d'un restaurant touché par les attaques du 13 novembre. REUTERS/Pascal Rossignol.

Nous avons publié de très nombreux articles à la suite des attentats qui ont touché Paris et Saint-Denis, vendredi 13 novembre 2015 qui fera désormais sans doute figure de 11-Septembre français.

Vous pouvez revivre les événements et les évolutions de l’enquête avec notre live. Nous avons également dressé une liste des victimes, que nous complétons au fur et à mesure. Dans une synthèse, nous vous rappelons ce qu’il s’est passé aux différents endroits où ont eu lieu les attaques, comme le Bataclan (ici et ), où avait lieu un concert du groupe américain Eagles of Death Metal, ou le stade de France, où se trouvait un de nos journalistes et où était présent François Hollande avant qu’il ne quitte l’enceinte. Pour rappel, pour des raisons de sécurité, le match est allé à son terme.

Voici une sélections de lectures, de témoignages et d’analyses.

Décryptages

En matière de décryptages, voici ce que nous avons appris sur la procédure d’état d’urgence et ce que cela signifie, ainsi que sur les nombreuses initiatives (dons du sang, manifestations, aide à la recherche de victimes) mises en place depuis vendredi soir. Sur le don du sang, Jean-Yves Nau rappelle qu’il vaut d’ailleurs mieux attendre les semaines à venir. Notre chroniqueur détaille également comment «il va falloir dépasser collectivement les phénomènes de sidération et de tétanisation». Au milieu de tout cela, Philippe Boggio se demande si la France peut redevenir Charlie.

Sur l’aspect stratégique de l’attaque, nous expliquons comment la menace a changé et est passée à celle d’assauts simultanés, un mode opératoire courant de Daech. Ariane Bonzon décrypte comment les cibles ont très probablement été choisies méthodiquement et Henri Tincq comment le djihadisme «est devenu “global”».

Ces attentats ont par ailleurs été coordonnés et longuement préparés. Ils ont été menés avec des armes de guerre qui viennent généralement d’Europe de l’Est. Et si l’on a appris qu’un passeport syrien avait bel et bien retrouvé sur un des lieux de ces attaques, il faut comprendre que cela ne prouve en rien la nationalité du kamikaze, d’autant que la ministre de la Justice a signalé qu’il s’agissait d’un faux passeport, ce qui est analysé par certains comme une stratégie de Daech pour retourner l’opinion contre les réfugiés syriens.

Cela faisait plusieurs mois que les avertissements se multipliaient concernant un 11-Septembre à la française. C’était la crainte de Michel Goya, un colonel à la retraite, qui s’inquiétait du «manque de préparation de l’État français sur l’après», il y a de cela un mois. Quelques mois plus tôt, un rapport indiquait que Paris avait grimpé de cent places au classement des villes les plus susceptibles d’être attaquées.

À propos du combat contre l’État islamique, nous nous sommes intéressés à la «dérive sectaire» potentielle de la radicalisation djihadiste et aux origines et aux déclencheurs du terrorisme, , qui ont mené aux attaques de Paris. Un ancien analyste de la CIA explique comment ce genre d’attentats risque de devenir courant, même si d’autres estiment qu’ils pourraient mettre l’État islamique en grande difficulté

Hommages

Les hommages aux victimes ont été nombreux, notamment en musique avec l’opéra de New York, Madonna ou une cascade de chansons sur YouTube. De nombreux monuments dans le monde entier ont été illuminés aux couleurs du drapeau de la France, y compris la porte de Brandebourg, à Berlin, longtemps considérée dans l’histoire comme un monument «anti-français».

Les lieux des attaques sont devenus des lieux de pèlerinage laïques, parfois perturbés par des mouvements de foule, comme dimanche soir. Des photos des traces des attentats, des rassemblements de solidarité ou d’indignation et de l’ambiance dans les rues de Paris sont disponibles dans un grand format

Réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, les Parisiens se sont organisés dès les premières heures, vendredi soir, autour du hashtag #PortesOuvertes pour proposer un abri à ceux qui n’en avaient pas. Les internautes se sont servis des réseaux sociaux afin de faire savoir qu’ils allaient bien, mais aussi pour essayer d’avoir des nouvelles de leurs proches et de leurs amis. Ces messages se sont malheureusement souvent transformés en avis de décès. Et, comme lors de tous les drames de ce type, «les réseaux sociaux ont une fois encore joué un rôle très important dans la diffusion de l’information», notamment Facebook et son Safety Check déployé pour que les utilisateurs du réseau social ayant échappé aux attentats et vivant à Paris puissent rassurer leurs proches.

Si certains Américains se sont servis des réseaux sociaux pour suggérer aux Français d’élargir le port d’armes, on préférera retenir les nombreuses publications de dessins, les poésies, comme en janvier dernier. L’un d’entre eux, celui de Jean Jullien, qui représente une tour Eiffel dans un symbole de la paix, a été particulièrement repris. Un autre symbole, la devise de la ville de Paris «Fluctuat Nec Mergitur», est depuis devenu viral.

Toujours dans les images des attentats, nous avons publié deux grands formats. Un sur les premières images après les attaques et l’autre sur la vague de solidarité à travers le monde.

Réactions

Les responsables politiques ont condamné très vite ces attaques. On découvre par ailleurs qu’outre-Rhin François Hollande est vu par le journal Die Zeit comme un «courageux président qui ne surfe ni sur le pathos ni sur la peur». Aux États-Unis, les attentats ont échauffé le débat politique à l’approche de l’élection présidentielle.

Côté français, c’est principalement l’union sacrée qui régnait, même si, après ces attaques, Thomas Guénolé craint le retour du «cirque politique» et que, comme nous le signalons, certaines personnalités de droite et d’extrême droite tentent déjà de récupérer les événements. De son côté, Nicolas Sarkozy a proposé au président de la République d’assigner à résidence des personnes fichées pour radicalisation, ce qui n'est pas forcément un moyen très efficace.

La presse internationale a par ailleurs largement couvert ce drame. Fanny Arlandis raconte d’ailleurs comment différents journaux ont choisi leurs photos de une. À la télévision, l’humoriste américain Stephen Colbert a fini son émission en retenant ses larmes alors qu’il expliquait ce qui venait de se produire. John Oliver, présentateur du «Last Week Tonight» a délivré un message très particulier pour les terroristes responsables des attaques à Paris.

Signalons enfin qu’afin de mettre des mots sur ce que nous ressentons Titiou Lecoq a écrit ce très joli texte. Quelques heures après les attaques, une commentatrice du New York Times a livré ce texte émouvant, largement partagé en ligne.

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