France

Don du sang, recherche de disparus... Que faire après les attaques du 13 novembre?

Lorenzo Calligarot, mis à jour le 14.11.2015 à 14 h 40

De nombreuses initiatives sont prises depuis vendredi soir. Comment bien s'organiser et agir de manière efficace?

Un homme devant le bar Le Carillon, où s'est déroulé une fusillade vendredi 13 novembre | LC

Un homme devant le bar Le Carillon, où s'est déroulé une fusillade vendredi 13 novembre | LC

Les attaques perpétrées à Paris dans la nuit du vendredi 13 novembre, dont le bilan encore provisoire fait état de 128 morts, ont engendré une série de mesures exceptionnelles dans toute la France. Les Français se mobilisent, particulièrement à Paris, mais sont appelés à s’organiser et à respecter certaines précautions.

Le don du sang

Les Parisiens ont immédiatement saisi l’urgence de donner leur sang. De nombreux centres ont été ouverts dans la capitale et sa proche banlieue. Des centres fixes ou mobiles sont aussi mis à la disposition des Franciliens qui voudraient donner leur sang.

Tout près du lieu des premières fusillades, les bars Le Petit Cambodge et Le Carillon, un centre a ouvert ses portes et a vu défiler de nombreux Parisiens depuis tôt ce matin.

Un établissement de don du sang rue Alibert à Paris | LC

L'Etablissement français du sang (EFS) a encouragé les éventuels donneurs à se manifester et appelle à une mobilisation massive. Cependant, devant l’afflux massif de donneurs, plusieurs responsables ont incité les gens à ne pas encombrer les hôpitaux et à étaler les dons sur plusieurs jours, les stocks étant suffisants pour gérer actuellement la situation.

Les manifestations

Face à l’horreur du bilan, de nombreux Français ont appelé à des manifestions et des commémorations en l’honneur des victimes et pour crier leur indignation. Néanmoins, devant le risque d’attentat encore élevé et pour des raisons de sécurité, les manifestations sur la voie publique ont été interdites dans les Hauts-de-Seine, en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne jusqu’au 19 novembre. Place de la République à Paris, les premiers manifestants, arrivés en fin de matinée, ont été invités à se disperser par les forces de l’ordre.

Dans un communiqué de presse, la Préfecture de police indique que l'interdiction des rassemblements sera en vigueur jusqu’au jeudi 19 novembre en milieu de journée

«Cet arrêté s’applique du 14 novembre à 12h au 19 novembre 2015 à 12h. La Préfecture de police recommande aux organisateurs de rassemblements dans les lieux privés de les différer ou de renforcer les mesures de sécurité, notamment en matière de contrôle d’accès et de filtrage, aux entrées de ces établissements, s’ils décident de les maintenir sous leur responsabilité»

Dans le reste de la France, les préfectures décident au cas par cas de maintenir, ou non, les événements et autres manifestations prévus ce week-end.

Le site France Tv Info propose par ailleurs de suivre en direct les lieux où sont organisés les rassemblements en hommage aux victimes. 

 

 

De nombreuses institutions ferment leurs portes suite aux consignes de la ville de Paris. Les établissements publics tels que les bibliothèques, les gymnases, les facs et les établissements scolaires sont également fermés dans la région Ile-de-France. Les lieux de cultes, les musées, les cinémas et les salles de spectacles affichent, à l’instar de nombreux grands magasins, portes closes. Disney Land Paris et la Tour Eiffel informent eux aussi être fermés pour la journée. Le trafic des transports en commun revient en revanche à la normale peu à peu. 

Les recherches de victimes 

Après la nuit d’horreur qu’ont vécue les Parisiens ce vendredi soir, certains internautes ont lancé un hashtag sur la Toile, #RechercheParis, afin que les internautes puissent les aider à retrouver leurs proches.

Si le bilan de 128 morts est encore provisoire, les familles et amis des victimes ont décidé de se mobiliser et de lancer des avis de recherche, via Twitter. Sur le réseau social, on trouve de nombreux messages, accompagnés de photos et du hashtag.

Face à l’inquiétude générale, la Préfecture de police a mis en place une plateforme, sur laquelle chaque personne peut déclarer une disparition, la déclaration se faisant de manière anonyme. En plus de cette plateforme numérique, un numéro d’information et d’assistance aux victimes a été mis en place: 0800 40 60 05. De son côté, Facebook a prévu une fonctionnalité qui permet à toute personne «disparue» de se géolocaliser grâce à une notification.

Lorenzo Calligarot
Lorenzo Calligarot (20 articles)
Journaliste
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