Sports

Pourquoi le match France-Allemagne est allé à son terme

Camille Belsoeur, mis à jour le 14.11.2015 à 16 h 02

Trois explosions ont résonné autour du Stade de France lors de la première mi-temps. Mais la rencontre s'est poursuivie par mesure de sécurité.

Olivier Giroud au Stade de France, le 13 novembre 2015 face à l'Allemagne I REUTERS/Gonzalo Fuentes

Olivier Giroud au Stade de France, le 13 novembre 2015 face à l'Allemagne I REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le Stade de France était l'un des épicentres des attaques terroristes qui ont frappé Paris dans la soirée du vendredi 13 novembre et provoqué la mort d'au moins 120 personnes. Trois explosions ont résonné autour de l'enceinte qui accueillait un match international de football entre la France et l'Allemagne, tuant une personne selon les premiers bilans officiels. Mais si les trois terroristes –qui se sont fait exploser avec des ceintures d'explosif et sont tous morts– sont passés à l'attaque alors que les joueurs disputaient la première mi-temps, la rencontre est allée à son terme. Par mesure de sécurité.

«À part en tribune de presse et dans la tribune officielle, que, François Hollande, le président de la République, a quitté après la première explosion, personne n'a réellement pris conscience de l'ampleur du drame qui s'était déroulé au pied de l'enceinte dionysienne», écrit dans les pages de L'Equipe un envoyé spécial du quotidien sportif.

«Nos sièges ont vibré et le bruit était si fort qu'on en a eu les oreilles bouchées. On s'est demandé ce qui se tramait. Et puis on s'est remis à suivre le match. Autour de moi, tout le monde semblait heureux d'être là. Quand on repense que pendant que nous faisions la ola, des attaques ensanglantaient Paris», raconte un supporter cité par L'Equipe.

«Il se passe des choses graves»

Le journal sportif ajoute que l'inquiétude à commencer à se faire sentir dans le stade quand un hélicoptère a survolé l'enceinte à la mi-temps. Mais à ce moment là, «les stadiers avaient eu pour consigne de verrouiller les portes et d'interdire tout mouvement d'entrée et de sortie», pour éviter que d'éventuels terroristes entrent à l'intérieur du Stade de France, mais aussi tout mouvement de panique de la foule.

Le journaliste Jacques Vendroux, qui commentait le match pour France Info, a raconté sur les ondes de la radio comment les organisateurs ont géré ces instants de crise

«Le speaker a joué un rôle extrêmement important. Il a dit: “attendez, il se passe des choses graves calmez-vous, n'ayez pas peur», souligne Jacques Vendroux, qui ajoute: «il a calmé la foule (...) La foule est resté quinze-vingt minutes dans le stade après le match (...) Puis il a dit à un moment, vous pouvez sortir par telle ou telle porte. Il n'y a pas eu d'affolement pour une raison très simple: il y a eu de la communication tout le temps de la part des dirigeants du Stade de France et de la fédération de football.»

Les joueurs ont eux appris la nouvelle à leur retour aux vestiaires. C'est Thierry Braillard, le secrétaire d'État aux Sports, et Noël le Graët, le président de la Fédération française de football qui leurs ont communiqué les dernières informations, note L'Equipe.

Camille Belsoeur
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