Culture / France

Eagles of Death Metal, un groupe peace and love dans l'enfer du Bataclan

Temps de lecture : 2 min

La formation se produisait ce vendredi 13 novembre 2015 au moment du carnage qui a fait 80 victimes.

Pochette du premier album d'Eagles of Death Metal
Pochette du premier album d'Eagles of Death Metal

Pour résumer la philosophie des Eagles of Death Metal qui se produisaient ce vendredi 13 novembre 2015 au Bataclan à Paris lors de l’attaque la plus meurtrière de la soirée, leur premier album sorti en 2004 s’intitule Peace, Love, Death Metal. Ce supergroupe rock formé autour de Josh Homme, subtil leader et songwriter des Queens of The Stone Age, et Jesse Hughes, personnalité plus extravertie et flamboyante, se démarquait plus par son humour volontairement grivois ainsi que ses poses et riffs sexys que par une quelconque agressivité.


Eagles of Death Metal défendait sur scène devant 1.500 personnes son nouvel album Zipper Down («braguette baissée»). Un disque qui à en croire les membres du groupe aurait le mérite de «stopper le réchauffement climatique» et de «guérir le problème de la faim dans le monde». Parce que, comme l’explique Jesse Hughes, «il n’y a aucun souci qui ne peut être résolu en baisant un cul». Bref, un état d’esprit très poil à gratter qui n’est sûrement pas pour déplaire à Charlie Hebdo.

Le Bataclan déjà ciblé

Peu après l’attaque dans la salle qui a causé plus de quatre-vingts morts, le groupe a tenu à s’exprimer rapidement sur Facebook sur la tragédie avant de donner des nouvelles plus rassurantes via le Washington Post, comme le rapporte le Huffington Post:

We are still currently trying to determine the safety and whereabouts of all our band and crew. Our thoughts are with all of the people involved in this tragic situation.

Posté par Eagles Of Death Metal sur vendredi 13 novembre 2015


Pour Le Point, le choix du Bataclan ne serait pas forcément une cible au hasard. La salle de concert située boulevard Voltaire, là même où les chefs d’État ont défilé le 11 janvier dernier après l’attaque de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, serait régulièrement menacée par des groupes radicaux car ses propriétaires sont juifs et que plusieurs organisations juives ont pour habitude de s’y rassembler. Comme l’explique le site de l’hebdomadaire, des membres de Jaish al-Islam, l’Armée de l’Islam, soupçonnées de l’attentat qui a coûté la vie à une étudiante française au Caire en février 2009, voulaient ouvertement la prendre pour cible en 2011.

Plusieurs sites israéliens ont ainsi rappelé qu’Eagle of Death Metal s’est produit dans l’État hébreu cet été, malgré les appels au boycott du groupe.

Boris Bastide Éditeur à Slate.fr

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