Monde / France

Pour certains Américains, les attentats du 13 novembre prouvent qu’il faut élargir le port d’armes en France

Temps de lecture : 2 min

Chanter les louanges du port d’armes peu après un attentat est une rengaine de la droite dure américaine.

Des pompiers de Paris viennent au secours d'un individu blessé près de la salle du Bataclan après la fusillade, le 13 novembre 1025 | REUTERS/Christian Hartmann
Des pompiers de Paris viennent au secours d'un individu blessé près de la salle du Bataclan après la fusillade, le 13 novembre 1025 | REUTERS/Christian Hartmann

À 17h37 aux États-Unis, alors que les médias commençaient à relayer les premiers détails des attentats de ce vendredi 13 novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis, Newt Gingrich, l’ancien speaker républicain de la Chambre des représentants a cru bon de déclarer que la légalisation du port d’armes pourrait permettre d’éviter ce genre de tragédie.

«Imaginez un théâtre avec dix ou quinze citoyens portant des armes dissimulées. Nous vivons dans une ère où il faut que les bons puissent tuer les méchants.»

Cette remarque, qui a été vivement critiquée sur Twitter, faisait écho à un tweet de Donald Trump publié le 7 janvier dernier, le jour même de l’attentat contre Charlie Hebdo:

«N’est-ce pas intéressant que la tragédie à Paris ait eu lieu dans un des pays qui a les lois les plus strictes contre le port d’armes à feu?»

Ce genre de raisonnement est une rengaine de la droite dure américaine. Comme Gingrich, l’ultraconservatrice Ann Coulter a immédiatement réagi aux attentats en chantant les louanges du port d’armes:

«Dommage qu’il n’y ait pas de permis de port d’armes cachées... en Europe... depuis 1818.»

«Réfugiés potentiellement infiltrés»

L’autre thématique qui a rapidement émergé après les attaques est l’accueil des réfugiés syriens. Le candidat à la primaire républicaine Ted Cruz a en effet publié un communiqué dans lequel il déclare:

«Nous devons immédiatement stopper tout projet d’accueil aux États-Unis de réfugiés potentiellement infiltrés par l’État islamique. Il faut redoubler d’efforts pour empêcher les agents de l’EI de pénétrer dans notre nation par d’autres moyens.»

Beaucoup ont rétorqué que, justement, ces réfugiés fuyaient eux-même les horreurs de Daech, et que des pays comme la France ou l’Angleterre étaient exportateurs de terroristes vers la Syrie et l’Irak:

«À propos de toutes ces discussions inutiles sur les réfugiés syriens: la France *exporte* plus de djihadistes vers l’État islamique que n’importe quel autre pays d’Europe de l’ouest.»

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