France

Ce qu’il s’est passé vendredi 13 novembre à Paris

Slate.fr, mis à jour le 14.11.2015 à 8 h 08

Résumé des six attaques qui ont eu lieu dans la nuit du 13 novembre à Paris et en Seine-Saint-Denis.

Près du Bataclan à Paris, le 14 November 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Près du Bataclan à Paris, le 14 November 2015 | REUTERS/Philippe Wojazer

Vendredi 13 novembre, des attentats ont frappé Paris et la Seine-Saint-Denis, faisant au moins 120 morts selon le bilan provisoire annoncé dans la nuit de vendredi à samedi par le procureur François Molins. Voici ce que l’on sait des six attaques en question, survenues dans la soirée à Paris, après 21 heures.

1.À Saint-Denis

Près du stade de France: «trois explosions ont retenti à partir de 21h20, faisant un mort», selon LeMonde.fr. L’AFP rapporte ces propos de l’entourage du président de la République:

«François Hollande était au stade de France. Il était entre 21 heures et 21h15 lorsqu’il a entendu une première puis une deuxième détonation. Il a ensuite été alerté par le préfet de Seine-Saint-Denis et par les forces de sécurité que les explosions n’étaient pas accidentelles.»

 

2.Rue de Charonne (XIe arr. de Paris)

À la terrasse du bar La Belle Équipe, dix-neuf personnes ont été tuées. Un témoin s’est confié au site de Libération:

«Mon copain et un coloc disent qu’ils étaient plusieurs. Ce qui est sûr, c’est que c’était une grosse berline noire. La portière était entrouverte, enfin je crois. On a vu un homme arroser vers le bar, la Belle Époque, au 90, rue de Charonne [dans le XIe arrondissement de Paris]. Je pense que c’était une arme automatique. Il y a eu deux salves, peut-être cent balles ont été tirées. Il y avait des balles qui partaient dans tous les sens. Il était alors 21h35.»

3.Rue de la Fontaine-au-Roi (XIe arr. de Paris)

La terrasse de la pizzeria La Casa Nostra a été le lieu de la troisième attaque; cinq personnes sont mortes. Les premières détonations ont été entendues peu après 21 heures. Sur le site du Monde, une femme a témoigné

«Ça tirait de partout. On s’est mis à quatre pattes dans le restaurant. Certains se sont réfugiés dans la cuisine. Nous, on est montés à l’étage. On a appelé la police mais ça ne répondait pas. Le patron du restaurant a baissé le rideau de fer. [...] On est sortis et on a vu des morts ou des blessés plein de sang. J’ai vu une Clio avec une femme à côté qui baignait dans son sang. On a voulu prendre ma voiture mais elle était criblée de balles. Les flics nous ont hurlé: Barrez-vous! Et puis on s’est réfugiés dans ce restaurant.»

4.Rue Alibert (Xe arr. de Paris)

Entre le bar Le Carillon et le restaurant Le Petit Cambodge, au croisement avec la rue Bichat, douze à quatorze victimes sont à déplorer, rapporte LeMonde.fr. Des témoins précisent que la fusillade s’est également produite vers 21 heures. Sur le site de Ouest-France, dautres témoins rapportent:

«On a entendu des bruits de fusillade, trente secondes de rafales, c’était interminable, on pensait que c’était un feu d’artifice».

Un autre: «Sur le moment on ne voit que les flammes qui sortent de l’arme, on a eu peur, qui nous disait qu’il n’allait pas tirer sur les fenêtres?»

5.Boulevard Voltaire (XIe arr. de Paris)

Au niveau du boulevard Voltaire, un terroriste est mort, rapporte LeMonde.fr. Un peu avant 21 heures, la journaliste du Monde Elise Barthet tweetait:

Elle a ensuite suivi l’ensemble des événements:

6.Au Bataclan (XIe arr. de Paris)

Dans la salle de concert Bataclan, où se déroulait un concert du groupe de hard rock californien Eagles of Death Metal, on compte près de quatre-vingts morts. C’est l’attaque la plus meurtrière. Un assaut du RAID a fait suite à une prise d’otages: les forces de l’ordre sont intervenues peu avant 00h30. Les quatre assaillants sont morts lors de l’assaut qui s’est terminé vers 1 heure du matin. «Trois d’entre eux se sont fait sauter en actionnant leurs ceintures d’explosifs», selon l’AFP.

Sur le site de RFI on peut lire que «l’assaut policier a été extrêmement difficile: les terroristes s’étaient enfermés à l’étage, ont explosé et avaient des ceintures d’explosifs, a affirmé à la presse le préfet de police Michel Cadot. Trois d’entre eux se sont fait sauter avec leurs ceintures d’explosifs et un quatrième, lui aussi porteur d’une ceinture, a été touché par la police avant dexploser en tombant, a précisé une source proche de l’enquête».

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