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L'état d'urgence sur l'ensemble du territoire, une première depuis la guerre d'Algérie

L'une des scènes de fusillade, à Paris, le 13 novembre 2015. REUTERS / Philippe Wojazer

L'une des scènes de fusillade, à Paris, le 13 novembre 2015. REUTERS / Philippe Wojazer

Après les attaques à Paris et Saint-Denis, François Hollande a annoncé la fermeture des frontières et l'état d'urgence sur tout le territoire. Du jamais-vu dans le pays.

Lors d’une allocution prononcée en direct à la télévision, François Hollande a annoncé la fermeture des frontières et l’instauration de l’état d’urgence sur le sol français après les attaques qui ont frappé l’agglomération parisienne vendredi 13 novembre. Ces deux mesures exceptionnelles ont rarement été mises en place par le passé. L’état d’urgence a été déclaré en métropole et en Algérie à plusieurs reprises en 1955, 1958 et 1961, puis en 1984 en Nouvelle-Calédonie sur demande du Premier ministre de l’époque, Laurent Fabius.

En 2005, Jacques Chirac déclarait également l’état d’urgence pour répondre aux émeutes en banlieue parisienne, une mesure appliquée en Île-de-France et dans vingt-quatre départements avant d’être levée le 4 janvier 2006.  Mais, avec ces attaques terroristes, c’est la première fois qu’il est déclaré sur toute la métropole depuis la guerre d’Algérie. Il permet notamment, comme l’explique Le Monde, «d’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixés par arrêté» ou «d’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé».

Comme l’expliquent l’avocat Me Eolas et un journaliste sur Twitter, les mesures mises en place sont donc drastiques (couvre-feu, perquisitions...) mais limitées dans le temps. Seule une loi pourra prolonger cet état d’urgence. 

En ce qui concerne la fermeture des frontières, la France prévoyait de la mettre en place à l’occasion de la COP21 pour contrôler les allées et venues en France étant donné la présence de nombreuses délégations étrangères. Cette décision de François Hollande est encadrée et rendue possible par les accords de Schengen. 

Le plan rouge alpha (en cas de multi-attentats) a également été déclenché. Il s’agit là encore d’une première en France.

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