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Depuis plusieurs mois, les avertissements se multipliaient autour d'un «11-Septembre à la française»

Paris, le 13 novembre 2015 I REUTERS/Philippe Wojazer

Paris, le 13 novembre 2015 I REUTERS/Philippe Wojazer

Les services de renseignement étaient en alerte.

Le 30 septembre dernier, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic prédisait dans une interview accordée à Paris Match que «le pire [était] devant nous». Difficile de ne pas repenser aux multiples avertissements qui annonçaient la préparation d’un «11-Septembre français» après les attaques simultanées qui ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes à Paris et à Saint-Denis ce vendredi 13 novembre 2015.

Marc Trévidic précisait: 

«Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste le prix ­Goncourt du terrorisme à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi [le leader de l’État islamique, NDLR] et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone.»

Dans une interview pour le site collaboratif L’Incisif, un ancien agent de la DGSE se confiait également anonymement le 1er septembre dernier sur la menace terroriste en France. Au cours de cet entretien, il fustigeait un système de surveillance inadapté aux dangers auxquels nous sommes confrontés et n’écartait pas la possibilité d’un attentat similaire à celui du World Trade Center: «Nous aurons, je le crains, notre 11-Septembre, c’est une question de temps.»

Le Telegraph s’inquiétait à la fin de l’été de la prolifération d’armes de guerre aux mains de groupes terroristes, citant notamment «des fusils d’assaut de type Kalachnikov –comme ceux utilisés par l’homme dans le train [le Thalys reliant Amsterdam à Paris, NDLR] et les terroristes islamistes qui ont tué dix-sept personnes à Paris en janvier– et des missiles anti-tanks»:

«Beaucoup d’entre eux ont été introduits en contrebande depuis l’ex-Yougoslavie après les guerres des Balkans dans les années 1990. Plus d’armes sont arrivées de Libye, ont expliqué les sources, ajoutant que le crime organisé et les groupes terroristes travaillaient ensemble pour se les procurer.»

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