Santé / Monde

Pourquoi il faut douter de l’étude qui estime que Facebook rend malheureux

Temps de lecture : 2 min

D'après l'Happiness Research Institute au Danemark, le réseau social aurait un effet néfaste sur ses utilisateurs.

Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg semble bien triste à Palo Alto le 26 mai 2010 |REUTERS / Robert Galbraith
Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg semble bien triste à Palo Alto le 26 mai 2010 |REUTERS / Robert Galbraith

C’est une étude qui a fait grand bruit dans les médias depuis sa sortie. Happiness Research Institute, un institut de cherche danois spécialisé dans la quantification du bonheur, estime que l’utilisation du réseau social Facebook rendrait ses utilisateurs malheureux. Le Washington Post rapporte toutefois son scepticisme par rapport à cette étude. Pour cela, le journal s’appuie sur les conditions dans lesquelles celle-ci a été réalisée.


Fin octobre, l’institut a recruté 1.095 résidants danois utilisant le réseau social. Et divisé les participants en deux groupes. Le premier a été privé de Facebook pendant une semaine, tandis que la deuxième pouvait continuer à surfer sur le réseau de Mark Zuckerberg. Les résultats sont sans appel: après une semaine, 81% des utilisateurs de Facebook se déclaraient heureux quand ils étaient 88% chez ceux qui ne l’utilisaient plus. Pire, 33% des usagers du réseau s’estimaient déprimés mais seulement 22% l’étaient sans avoir utilisé Facebook.

Capture d'écran de l'étude de la Happiness Research Institute

Effet «Placebo»

Pourtant, pour le quotidien américain, le fait de n’avoir utilisé que des participants danois (souvent bien plus heureux que la moyenne) et sur une durée aussi courte qu’une semaine, remettrait en cause les résultats. L’effet «Placebo» est également à prendre en compte. Une bonne partie des sujets de l’étude pourraient s’être dit si forts que la vie sans Facebook serait plus agréable qu’ils ont fini par s’en persuader.

D’autres études viennent également contrarier les conclusions du Happiness Research Institute. Des chercheurs américains avaient déduit en 2014 que naviguer sur Facebook provoquerait plus de sentiments positifs que négatifs.

Conclusion de ces conclusions: si vous voulez être heureux, ne comptez pas seulement sur les réseaux sociaux ni sur leur arrêt.

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