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Les cafards peuvent mordre jusqu'à cinq fois plus fort qu'un être humain

Docteur Cafard contre docteur Doofenshmirtz | JD Hancock via Flickr CC License by

Docteur Cafard contre docteur Doofenshmirtz | JD Hancock via Flickr CC License by

Une étude montre à quel point ces insectes sont pleins de ressources insoupçonnées.

On dira ce qu’on veut sur les cafards mais pour ce qui y est de mordre la vie, l’alimentation, les détritus et les cadavres à pleines dents (ou plutôt à pleines pièces buccales comme on dit chez les invertébrés), peu d’espèces rivalisent avec eux. C’est le résultat d’une étude, évoquée ici par Gizmodo, publiée dans le journal PLOS ONE et réalisée par des chercheurs de l'université de Cambridge. L’enquête, nourrie par 300 cas de cafards, établit ainsi que ces insectes peuvent mordre avec une force excédant de cinquante fois leur propre poids et cinq fois plus fort qu’un être humain.

Bien sûr, on pourrait se demander l’utilité d’une telle investigation mais le directeur de celle-ci Tom Weihmann rappelle que les cafards représentent une bonne part de la biomasse sur terre, sont essentiels à de multiples processus de décomposition et à ce titre, primordiaux pour l’équilibre écologique.

La ruse qui tue

La conclusion de l’étude est forte, ses motivations profondes, mais la mener à bien était une autre paire de manches. Les scientifiques ont ainsi dû, à chaque fois, assommer la bestiole en la réfrigérant un temps, puis lui plaquer le dos contre une plaque en aluminium. La tête de l’invertébré était fixée sous une encoche pour la maintenir immobile et lui permettre de croquer dans ce qui se présentait. Comme deux précautions valent mieux qu’une, le crâne du cafard était aussi fiché dans du ciment dentaire. 

La puissance dégagée par la morsure du cafard est variable. Elle ne s’exprime complètement que quand le matériau le mérite: pour grignoter du bois par exemple.

Le corps, et a fortiori la tête, de l’insecte est cependant beaucoup trop petit pour abriter des muscles énormes capables de fournir cette énergie. Mais le cafard est rusé et se débrouille autrement: il fait jouer les fibres de ses muscles, les contracte, alternativement avec rapidité et lenteur, de manière à décupler ses forces. Tom Weihmann explique que ces mouvements permettent au cafard de «donner plus d’énergie à ses mandibules et de porter leur puissance à 0,5 Newton» pendant un effort soutenu pour mâcher. Les cafards de l’expérience malheureusement ont été tués à l’issue des tests. 

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