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Une fillette retirée d'un foyer homosexuel, le juge estime qu’elle serait mieux avec des hétéros

Rainbow flag and blue skies / Ludovic Bertron via Wikimedia CC

Rainbow flag and blue skies / Ludovic Bertron via Wikimedia CC

En 2012, ce juge de l'Utah se targuait déjà d'appliquer la loi du talion de l'Ancien testament.

Un juge de l’Utah a décidé qu’une enfant adoptée devrait être retirée du foyer d’un couple homosexuel, estimant qu’elle serait mieux avec des parents hétérosexuels, rapporte le Washington Post. La loi aux États-Unis autorise n’importe quel couple marié à adopter, et les deux femmes qui ont accueilli l’enfant, Beckie Peirce et April Hoagland, l'ont fait à la demande de la mère biologique, selon le site.

Mais le juge Scott Johansen ne l’entendait pas de cette oreille. Il a estimé qu’un couple hétérosexuel serait mieux pour le bébé de 9 mois, avançant qu’il avait pu lire une «étude» montrant que les enfants étaient plus heureux auprès de couples hétérosexuels. Le Salt Lake tribune s’est fait confirmer le contenu de la décision par un porte-parole du tribunal. Le juge a donc ordonné que sa garde soit retirée aux deux femmes lesbiennes, qui s’en occupaient déjà depuis trois mois. Mais il n'a ensuite jamais voulu montrer aux autorités l'étude en question.

Loi du talion

L’affaire a fait grand bruit et les deux femmes ont même reçu le soutien de la candidate à la primaire démocrate Hillary Clinton. L’ex-secrétaire d’État a estimé qu’«être un bon parent n’avait rien à voir avec l’orientation sexuelle» et que «des milliers de familles prouvaient cela»:

Le juge n’en est pas à son premier coup d’éclat. En 2012, il avait déjà fait les gros titres après avoir proposé à la mère d’une adolescente d’échapper aux travaux forcés si elle acceptait qu’on lui coupe les cheveux. La jeune fille avait en effet quasiment rasé la tête d’un nourrisson, et le juge appliquait donc tout simplement... la loi du talion, que l’on trouve dans l’Ancien testament. «Tu donneras vie pour vie, oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, meurtrissure pour meurtrissure, plaie pour plaie.»

Une raison de plus pour penser comme de nombreux commentateurs de cette histoire de lesbiennes à qui l’on a retiré leur enfant que ce juge agit peut-être au nom de motifs religieux.

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