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En Pologne, un exercice de physique sur les réfugiés fait scandale

L'exercice de math au cœur de la polémique | capture d'écran Gazeta Wyborcza

L'exercice de math au cœur de la polémique | capture d'écran Gazeta Wyborcza

«Calculez combien de réfugiés vous auriez à pousser du radeau pour qu'il arrive à bon port.»

Grzegorz Nowik, professeur de physique dans un collège polonais, doit amèrement regretter un exercice proposé à ses élèves au début du mois de novembre, rapporte QZ. Lui qui voulait faire un peu d’ironie et faire réfléchir ses élèves à la problématique des réfugiés se retrouve au milieu d’une polémique au plus haut niveau de l’État. En cause: le problème de physique qu’il a soumis aux élèves.

«Quatre réfugiés en provenance de Syrie essaient de naviguer vers la Grèce sur un radeau avec des dimensions de 1m/2m/20cm pour une masse volumique de 800 kg/m3. Calculez combien de réfugiés vous auriez à pousser à l’eau pour que le radeau arrive à destination, en prenant en compte que chacun d’eux pèse 60kg.»

Choquant et scandaleux

Le procédé contestable a ému certains parents d’élèves qui ont immédiatement contacté la direction de l’école. Le directeur adjoint a alors expliqué que l’enseignant, qui serait renvoyé au prochain écart, regrettait profondément l’initiative et qu’il avait présenté ses excuses. Rien n’y fait. Une fois l’information diffusée, des parents ont témoigné leur indignation sur les réseaux sociaux en qualifiant l’exercice de «choquant» et «scandaleux»

Une mère d’un élève de 14 ans témoigne elle aussi sur la chaîne TVN24 que les collégiens n’avaient pas besoin d’un tel exercice pour une prise de conscience: «Nous avons tellement de projets sur la lutte contre la discrimination et l’égalité que nos enfants sont ouverts d’esprit.»

«C'était seulement une plaisanterie»

L’enseignant s’est défendu, dans la Gazeta Wyborcza, de toute mauvaise intention: 

«Après la leçon, j’ai réalisé que ce ne fut pas la meilleure idée. Je dis aux étudiants, que c’était seulement une plaisanterie, ce n’est en aucune manière une façon d’afficher mon attitude envers les réfugiés. Je n’ai vraiment rien contre eux et si cela ne tenait qu'à moi-même, cinq millions de personnes pourraient venir ici si elles le voulaient!»

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