Monde

Un rapport norvégien dénonce les conditions de détention de Breivik

Temps de lecture : 2 min

L’auteur des attentats de 2001 en Norvège vit sa détention comme une «torture». Il a trouvé un soutien de poids dans la justice de son pays.

Le tueur de masse Anders Behring Breivik lors de son procès le 24 août 2012 à Oslo | REUTERS / Stoyan Nenov
Le tueur de masse Anders Behring Breivik lors de son procès le 24 août 2012 à Oslo | REUTERS / Stoyan Nenov

Il y a un peu plus d’un mois, Anders Breivik dénonçait ses conditions de détention, qu’il qualifiait de «torture», et menaçait d’entamer une grève de la faim «jusqu’à la mort». Il semble pouvoir aujourd’hui jouir d’un soutien de poids dans sa requête: celui de la justice de son pays. Un rapport parlementaire remis le 11 novembre à la justice norvégienne estime que l’isolement auquel il est astreint risque de se transformer en «traitement inhumain». Breivik est actuellement détenu près de la ville de Skien, dans une unité de haute sécurité et dispose d’un contact très limité avec le monde extérieur.

Aage Thor Falkanger, avocat et auteur du rapport, estime que, «le régime des unités de très haute sécurité restreint très strictement la liberté de mouvement des détenus et leur possibilité de contacts avec autrui. Ceci, et le fait qu’il y ait en réalité un nombre extrêmement limité de détenus dans ces unités de très haute sécurité, signifie que ce régime représente un risque élevé de traitement inhumain».

Son rapport incite les autorités à minimiser au maximum l’isolement, à favoriser l’interaction avec les gardiens et à supprimer, dans la mesure du possible, ses menottes.

Anders Breivik avait été condamné à vingt-et-un ans de prison (peine renouvelable) en août 2012 pour l’assassinat de soixante-dix-sept personnes. À la fin de son procès, il avait présenté «ses excuses aux militants nationalistes pour ne pas avoir exécuté davantage de personnes».

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