Santé

Les «ventres à bière» présentent plus de risques de mortalité que les obèses

Temps de lecture : 2 min

Le risque serait même deux fois plus élevé.

Faire la sieste | Angie Garrett via Flickr CC License by
Faire la sieste | Angie Garrett via Flickr CC License by

On les appelle les «bides à bière», plus poliment les «ventres à bière», ou encore «kronembides» quand les nutritionnistes et autres scientifiques préfèrent parler d'obésité centrale. À travers ces termes, il est question de cette protubérance de graisse abdominale qui gonfle l'estomac de gens plutôt fin par ailleurs. Et bien, selon une étude pilotée par plusieurs scientifiques dont Francisco Lopez-Jimenez, un cardiologue du Minnesota, dans les Annals of Internal Medicine (soit Les Annales de mèdecine interne) et relayée par The Telegraph, cette corpulence particulière présente un plus grand risque de mortalité qu'un empâtement mieux réparti ou même l'obésité.

Ce document a étudié plus de 15.000 cas (exactement 15.184 personnes dont 52,3% de femmes) comprenant des individus dont l'âge allait de 18 à 90 ans. Les chercheurs se sont servis d'indicateurs anthropométriques pour discerner la bonne santé des différents corps. Il en est ressorti que les personnes en surpoids du point de vue de l'indice de masse corporelle présentaient un taux de mortalité global inférieur à celui de leurs homologues plus minces mais pourvus d'un ventre saillant.

Une mauvaise répartition de la graisse

Selon l'étude, la différence des deux situations est même de grande ampleur. L'obésité centrale représenterait ainsi un risque deux fois plus élevé de mortalité. Penser que le surpoids et l'obésité générale sont liés à un taux de décès moins menaçant rompt, par ailleurs, avec la tradition scientifique sur le sujet.

Les chercheurs s'expliquent dans l'étude. Pour eux, si la situation est si critique pour l'obésité centrale, c'est à cause d'une mauvaise répartition de la graisse. Ce gros ventre, sorti de nulle part, est ainsi le signe d'un volume inférieur de masse musculaire, ce qui n'augure rien de bon en terme de longévité et implique une dérégulation métabolique.

Le docteur Lopez-Jimenez achève dans The Telegraph:

«Nos découvertes suggèrent que les personnes touchées par l'obésité centrale pourraient représenter une cible importante du point de vue de la modification de leur style de vie et de nouvelles stratégies préventives.»

Vous pouvez commencez à retenir votre respiration et à rentrer votre ventre.

Slate.fr

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