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Facebook devient beaucoup trop gentil

Facebook | Bhupinder Nayyar via Flickr CC License by

Facebook | Bhupinder Nayyar via Flickr CC License by

Le réseau social gratifie de plus en plus ses utilisateurs de déclarations amicales ou de souvenirs partagés.

Est-ce une façon de se faire pardonner pour sa propension à s’insinuer dans notre vie privée? Alors qu’une nouvelle mise à jour pourrait faire ressortir les anciens statuts des personnes utilisant Facebook, le réseau social se montre en même temps plus poli envers ses utilisateurs.

Des petits «Bonjour» ou «Merci d’être là, profitez de Facebook aujourd’hui» se propagent sur le site de Mark Zuckerberg. De quoi provoquer l’étonnement, voire le malaise.


De rien, Facebook ? #Bizarre


Facebook dispose d'un nouveau message d'accueil et ça m'a rendu heureux de le lire, quelle tristesse...

Facebook a déjà tenté de se montrer amical et avenant en laissant les usagers partager leurs «souvenirs». Si vous refusez le contenu, le réseau social s’en excuse presque: «Nous savons que nous ne faisons pas toujours bien les choses.»

Une proximité qui se généralise

Pour Leigh Alexander, journaliste et auteure, le malaise est surtout intervenu avec cette prétention d’utiliser le prénom et d’agir comme une véritable personne. Elle le précise dans une tribune sur la plateforme Medium:

«Nous imaginons souvent que l’inévitable avenir dystopique technologique sera froid, les populations défilant sous l’œil de robots stériles et suzerains, notre discours épié et épuré de sentiments et d’intonations. Cependant, il semblerait de plus en plus que nous nous orientons droit vers l’inverse: une singularité obséquieuse où l’intimité active –peut-être même excessive– est à l’ordre du jour.»

Selon elle, la raison pour laquelle Facebook se met à nous aimer n’est rien d’autre que l’émanation d’une tendance générale où jouer avec les sentiments et l’intimité peut amener du partage de contenus et fidéliser des lecteurs, des abonnés ou des utilisateurs. «Chaque créateur de contenu est désormais un community manager», affirme Leigh Alexander, qui conclut en enjoignant ironiquement le lecteur à la tweeter. D’ailleurs, vous pouvez en faire de même sur Slate.

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