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Tous les secteurs (ou presque) seraient menacés par l’«uberisation»

Un utilisateur de l'application Uber à Washington, en juillet 2015 | Mark Warner via Flickr CC License by

Un utilisateur de l'application Uber à Washington, en juillet 2015 | Mark Warner via Flickr CC License by

Nombreux sont les secteurs d'activité dont le modèle économique serait menacé par l’uberisation de notre société.

L’uberisation menace-t-elle notre société? À en croire certains titres de presse et les nombreuses occurences sur les moteurs de recherche, il y a de quoi s’inquiéter. Ces derniers mois, l’utilisation (parfois maladroite et abusive) de ce terme s’est multipliée, à la fois sur des couvertures de livres que sur Twitter et, comme le montre notamment ce Tumblr, sur des sites d’information (y compris chez Slate). Le terme fait même désormais l’objet d’un observatoire, l’Observatoire français de l’uberisation, lancé le 5 octobre et financé par la Fédération des auto-entrepreneurs, qui définit ce phénomène comme un «changement rapide des rapports de force grâce au numérique».

Le mot «uberisation» est généralement employé pour décrire le bouleversement de modèles économiques traditionnels et l’arrivée de nouveaux schémas d’organisation, notamment dans les secteurs de l’économie de service. Le premier à s’en être inquiété, c’était Maurice Levy, président du directoire de Publicis, dans une interview au Financial Times en 2014: «Tout le monde a peur de se faire uberiser, de se réveiller un matin pour s’apercevoir que son business traditionnel a disparu.»

Un mot «fourre-tout»

Derrière ce néologisme, formé à partir du nom de l’entreprise américaine Uber, Le Monde voit un mot «fourre-tout»:

 «Plutôt qu’une critique construite d’une nouvelle économie, le terme d’uberisation sert davantage de fourre-tout désignant les craintes de plusieurs secteurs d’activité qui voient leur modèle de rentabilité bouleversé.»

Qui s’est déjà fait uberiser? Qui court le risque de se faire uberiser? Alors que le Washington Post se penche, à son tour, sur le risque d’une uberisation de la finance, voici une liste non exhaustive (réalisée à partir d’une simple recherche sur Google) des nombreux secteurs dont l’activité est (ou a été) présentée comme menacée par le phénomène d’uberisation:

- Uber
- les taxis
- la drague
- le sexe
- les services publics
- la société de consommation
- les pompes funèbres
- les collectivités
- le nettoyage à domicile
- les détectives privés
- les télécoms
- l’intelligence
- les brasseries
- l’université
- le sans-contact
- le terrorisme
- le cash
- la location saisonnière
- l’opinion
- la formation
- le community management
- la restauration
- le domaine de la lutte
- le marché de l’emploi
- la restauration
- la médecine et la santé
- les partis politiques
- les géants du CAC40
- les banques traditionnelles
- les transports et la mobilité
- le prêt-à-porter
- l’assurance santé
- la gastronomie et la cuisine ethnique
- l’expertise comptable
- les informaticiens
- le droit, les notaires et les avocats
- l’immobilier
- la livraison de repas à domicile
- la chaîne logistique
- l’industrie des fonds
- le conseil en management

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