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100.000 dollars pour les plaques de la limousine de JFK à Dallas

Temps de lecture : 2 min

Plus de cinquante ans après avoir évité de justesse la poubelle, les plaques de la voiture dans laquelle se trouvait Kennedy lors de son assassinat ont été revendues aux enchères.

La limousine Lincoln de John Fitzerald Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963 | REUTERS
La limousine Lincoln de John Fitzerald Kennedy à Dallas le 22 novembre 1963 | REUTERS

Le 22 novembre 1963, alors qu’il remontait Dealey Plaza, à Dallas, dans sa limousine, le président américain John F. Kennedy était tué. Près de cinquante-deux ans plus tard, les plaques d’immatriculation de sa limousine ont été vendues aux enchères pour 100.000 dollars (80.000 pour les plaques et 20.000 pour la société de vente aux enchères).

Le prix de départ était de 40.000 dollars, raconte WFAA, une antenne locale de la chaîne ABC, mais avait grimpé à 75.000 dollars sur internet un peu avant le début des enchères:

«L’acheteur –qui était présent lors des enchères– est, selon Heritage, “un ardent collectionneur” de Kennedy qui souhaite rester anonyme.»

Dessus, on pouvait lire GG.3000 et l’indication «District of Columbia», le district de Washington, où se trouve la Maison Blanche.

Récupérées dans une poubelle

Jusque-là, raconte la BBC, les plaques minéralogiques appartenaient à Jane Walker. Son père, Willard C. Hess, était le propriétaire de l’entreprise qui avait transformé la Lincoln du président en limousine, explique USA Today. Et si la limousine avait bien continué à être utilisée après l’assassinat, ce n’est pas le cas des plaques. Willard C. Hess les a sauvées de la poubelle, comme le racontait Fusion quelques jours avant leur vente:

«Selon le directeur de consignation de Heritage Auctions, Don Ackerman, Willard C. Hess a récupéré les plaques d’une poubelle dans une pièce où le FBI examinait la voiture et a demandé s’il pouvait les garder. Ils lui ont répondu qu’il n’y avait pas de problème et les plaques appartiennent à sa famille depuis.»

Il les avait ensuite léguées à sa fille, poursuit la BBC:

«J’étais au courant de leur valeur, explique-t-elle. Parfois, je les sortais pour les montrer à des amis.»

Quelques jours plus tôt, elle racontait au Dallas Morning News pourquoi elle a souhaité après tant d’années mettre en vente ces plaques minéralogiques:

«Je me suis réveillée un matin et je me suis dit qu’il était temps de m’en débarrasser. Les gens doivent savoir qu’elles sont disponibles. L’histoire les perdra si on ne s’en débarrasse pas vite.»

Reste que, comme le précise le quotidien texan, étant donné que l’acheteur est anonyme et qu’il n’a pas souhaité s’exprimer, on ne sait pas vraiment ce que vont devenir les plaques.

Slate.fr

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