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Ce pêcheur a dérivé pendant 438 jours sur l’océan Pacifique

Le pêcheur Jose Alvarenga au centre avec son père, sa mère et d’autres membres de sa famille lors d’une conférence de presse le 18 février 2014 à San Salvador | REUTERS/Jessica Orellana

Le pêcheur Jose Alvarenga au centre avec son père, sa mère et d’autres membres de sa famille lors d’une conférence de presse le 18 février 2014 à San Salvador | REUTERS/Jessica Orellana

Salvador Alvarenga n’a rejoint la terre ferme que plus d’un an après la tempête qui s’est abattue sur sa petite embarcation de pêcheur.

Son histoire ressemble à celle de Chuck Noland, le personnage interprété par Tom Hanks dans le film Seul au Monde. Salvador Alvarenga, un pêcheur salvadorien de 36 ans, s’est retrouvé sur son bateau pendant 438 de jours en plein milieu de l’océan Pacifique. Son histoire débute en novembre 2012, peut-on lire dans le Guardian, qui publie un long extrait du livre consacré à son périple, comme le signale Reader. Alvarenga prend la mer avec un jeune collègue de 24 ans pour pêcher le requin au large du Mexique.

Après quelques heures, une tempête s’abat sur la petite embarcation, qui vient bientôt à manquer de carburant et se met à dériver vers le large. Les pêcheurs sont perdus: leur GPS, qui n’était pas étanche, est fichu. Et tous leurs appareils électroniques ont été endommagés par la tempête: ils n’ont aucun moyen pour alerter qui que ce soit de leur situation. Ils se retrouvent seuls au monde.

Ils arrivent à pêcher quelques poissons mais viennent bientôt à manquer d’eau. Alvarenga va jusqu’à boire sa propre urine pour éviter la déshydratation. Après plusieurs jours, une pluie salvatrice se met à tomber. Ensuite, les jours se suivent et se ressemblent.

 

Le retour d’Alvarenga après un an en mer | Guardian

Un matin, près de deux mois après avoir commencé à dériver, le plus jeune des pêcheurs commence à convulser, Alvarenga tente bien de le faire boire mais c’est trop tard: il est mort. «J’ai pleuré pendant des heures», raconte le Salvadorien. Longtemps, il songe au suicide mais s’y refuse car sa mère lui a dit que se donner la mort empêche d’entrer au paradis. Il passe alors le temps comme il peut en marchant sur son bateau ou en regardant le ciel et les étoiles.

Son périple prend fin en janvier 2014. La terre que le pêcheur aperçoit alors, c’est l’atoll d’Ebon, dans les îles Marshall, à 12.500 kilomètres de son lieu de départ. Beaucoup mettent alors en doute son témoignage car la distance parcourue et le temps qu’il a passé en mer paraissent insurmontables. Pourtant, après analyse des courants marins et passage au détecteur de mensonges, son histoire est confirmée par les scientifiques. Celui qui a désormais une phobie de la mer pourrait finir ses jours confortablement car des nombreux producteurs seraient prêts à lui racheter les droits de son périple pour une coquette somme.

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