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Les pets de kangourou ne sauveront pas la planète du réchauffement climatique

Un kangourou qui a quelque chose à se reprocher | via Pixabay CC License by

Un kangourou qui a quelque chose à se reprocher | via Pixabay CC License by

Contrairement à ce que l’on pensait, leurs flatulences seraient en fait aussi dangereuses que celles des vaches.

Il est de notoriété publique que les gaz de vaches (et d’animaux d’élevage en général), très riches en méthane, font partie des plus grands pollueurs sur cette planète aux côtés des industries et du trafic routier. Comme nous vous l’expliquions en 2012, le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre vingt-quatre fois plus puissant que le CO2 et «la fermentation entérique des ruminants français contribue pour 54% aux émissions de CH4 de l'Hexagone».

Aujourd’hui, un autre spécimen, que l’on voit peu en France, vient de rejoindre la vache dans la catégorie des gros pollueurs. Il s’agit du pourtant très mignon kangourou. Dans une étude menée par l’université de Wollongong en Australie, les chercheurs ont mesuré le taux de méthane émis par les gaz et excréments de kangourous qu’ils ont confinés dans des salles individuelles. «Les kangourous produisent moins de méthane que les vaches, quand on les compare les uns après les autres», écrit le Washington Post, qui relaie l’étude. «Nous pensons que le taux de méthane est bas à cause de la façon dont la nourriture bouge dans l’estomac du kangourou, et pas à cause de sa flore intestinale», explique au Guardian Adam Munn, l’un des co-auteurs de l’étude.

Le mauvais effet d'une longue digestion

Car quand les chercheurs ont analysé les émissions de méthane rapportées à l’ingestion de nourriture, ils ont trouvé que les kangourous atteignent des niveaux similaires à ceux des vaches. Plus grave encore, plus la digestion est longue, et plus les kangourous émettent de méthane.

Une nouvelle encore plus tragique qu’on ne le croit car pendant longtemps, on a cru que les pets de kangourous pouvait en quelque sorte «sauver» la lutte contre la pollution au méthane. En effet, jusqu’à aujourd’hui, on pensait que les kangourous produisaient un taux de méthane extrêmement bas lors des flatulences. Les scientifiques espéraient même comprendre le fonctionnement microbien de cette espèce pour tenter de faire diminuer les émissions des animaux les plus polluants comme les vaches.

Espoir perdu donc, les scientifiques ont encore beaucoup de travail s’ils veulent rendre les pets inoffensifs pour notre planète. 

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