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Uber va apprendre à ses chauffeurs égyptiens à ne pas harceler les femmes

REUTERS/Tyrone Siu

REUTERS/Tyrone Siu

L'entreprise américaine veut devenir pionnière en la matière.

Uber vient d'annoncer que tous ses conducteurs en Égypte devront désormais suivre une formation obligatoire contre le harcèlement sexuel, rapporte le site égyptien Mada Masr. Le service de transport a lancé un partenariat avec Harassmap, une organisation féministe qui a aussi lancé une application permettant aux femmes de signaler où et quand elles ont été victimes de harcèlement sexuel. 

Dans un communiqué, un porte-parole d'Uber en Égypte expliquait que tous les conducteurs seraient formés afin de devenir «des pionniers dans la lutte contre l'acceptabilité sociale du crime qu'est le harcèlement sexuel».

95% des femmes harcelées au moins une fois

Des militantes de Harassmap seront responsables des formations, et le site Cairo Post précise que les conducteurs formés mettront un autocollant sur leur voiture avec les mots «agir contre le harcèlement sexuel».

La formation abordera les causes et les différents types de harcèlement sexuel, les lois contre le harcèlement, ainsi que comment réagir quand on est témoin ou victime de harcèlement sexuel.

 

Cette initiative fait partie du programme Safe Corporates, une campagne mise en place par Harassmap qui vise à faire en sorte que les entreprises égyptiennes soient des espaces où le harcèlement n'est pas toléré.

Une étude menée par Harassmap en 2014 avait révélé qu'au moins 95% des femmes en Égypte avaient été harcelées au moins une fois, le plus souvent dans la rue en plein jour ou dans les transports en commun.

Et les chauffeurs de taxi?

En 2014, un amendement au code pénal avait criminalisé le harcèlement sexuel, avec des pénalités allant de six mois à cinq ans de prison, mais les organisations dénoncent un climat d'impunité.

Interviewée par Mada Masr, Dalia Abdel Hamid, une représentante de l'Egyptian Initiative for Personal Rights expliquait que ce type d'initiative devrait aussi toucher les chauffeurs de taxi, et pas seulement Uber. 

«Les femmes qui utilisent Uber sont celles qui utilisent des transports privés et qui ont des cartes de crédit, pas la majorité des femmes égyptiennes. Les femmes dans les transports en commun et le métro sont encore plus exposées au harcèlement que celle qui ont des voitures et vivent dans des résidences sécurisées.»

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