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Plus il fait chaud, moins les Américains font de bébés

Temps de lecture : 2 min

Toutefois, à long terme, il est peu probable que le réchauffement climatique ait un vrai impact sur la natalité.

Naissance | Bridget Coila via Flickr CC License by CC
Naissance | Bridget Coila via Flickr CC License by CC

Y-aurait-il une corrélation entre température et fréquence des rapports sexuels? C’est en tout cas ce que pense le Bureau national de recherche économique américain, d'après une étude rapportée par Slate.com. L’organisme s’est basé sur les liens entre les chocs de températures et le taux de natalité aux États-Unis entre 1931 et 2010. «Nous constatons que les périodes où les températures sont supérieures à 26 degrés provoquent une forte baisse du taux de natalité environ 8 à 10 mois plus tard», estiment Alan Barreca, Olivier Deschenes et Melanie Guldi, les auteurs de l’étude.

Toujours selon l’organisme américain, la baisse de taux de natalité pourrait atteindre 2,6% soit environ 100.000 naissances de moins chaque année en cas de réchauffement climatique subit. Pour autant, ils précisent que les régions du sud du pays, où les températures sont habituellement chaudes seront moins touchées.

Des chiffres à relativiser

Slate.com estime toutefois qu’à long terme la natalité devrait être peu impactée. Les humains, comme la majorité des espèces sur terre, respectent généralement une certaine saisonnalité en termes de naissance qui dépend du climat mais aussi des habitudes culturelles de chaque pays. Aux États-Unis, les enfants ont une plus grande probabilité de naître au mois d’août, en France c’est fin septembre. Le pic français s’explique par une recrudescence des rapports sexuels autour de la période de la saint-Sylvestre et par la tendance de certaines femmes à omettre la prise de pilule à cette période ou alors à la régurgiter à cause d’une prise d’alcool trop importante.

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Rien à voir donc avec le climat et la température. Le site s’appuie aussi sur la comparaison avec des pays comme l’Inde où la température est généralement plus élevée qu’outre-Atlantique sans effet sur les naissances. Enfin, Slate.com note que les chercheurs ont oublié de mentionner qu’après des jours particulièrement chauds qui engendreraient une baisse de la natalité, les mois suivant la baisse sont généralement plus fertiles.

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