Partager cet article

Un éditorialiste d'El Pais attaque Benzema sur... ses excès de vitesse

Mathieu Valbuena et Karim Benzema lors du quart-de-finale de Coupe du Monde qui les a opposés à l'Allemagne, le 4 juillet 2014. REUTERS | Charles Platiau

Mathieu Valbuena et Karim Benzema lors du quart-de-finale de Coupe du Monde qui les a opposés à l'Allemagne, le 4 juillet 2014. REUTERS | Charles Platiau

Et sur le CV judiciaire de l'attaquant du Real Madrid, «aussi long que celui de John Dillinger».

Karim Benzema a pu rejoindre Madrid et reprendre l'entraînement avec le Real, ce jeudi 5 septembre. Le joueur français a été mis en examen pour «complicité de tentative de chantage et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un délit» dans le cadre de l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena.

Mais si la presse espagnole est en général plus «surprise que donneuse de leçon», comme le raconte cette revue de presse réalisée par Eurosport, un éditorial de Jesus Mota dans El Pais nous a fait légèrement halluciner.

«Quel que soit le rôle de Benzema dans cette sombre affaire, il serait intéressant d'avoir un examen psychologique complet du joueur. Le sujet offre peu de résistance à ses désirs (il n'y a qu'à voir son engouement pour la vitesse) et il ne comprend pas que les règles lui soient également appliquées (il a écrasé sa voiture à Pozuelo, il a été condamné pour avoir pris part à des courses illégales, on lui a retiré son permis pour avoir conduit à 216km/h sur la M-40, mais au lieu de s'arrêter, il a été à nouveau surpris au volant sans permis, dans la rue Atocha). Cette absence de réponse aux exigences sociales requiert une thérapie drastique. Sans préjuger de sa responsabilité pénale, si elle existe, dans l'affaire du chantage, il aurait été judicieux d'interdire au joueur de revêtir la tunique madrilène tant qu'il ne démontrait pas qu'il a mis de côté sa névrose regardant son compteur de vitesse.»

Le nouveau John Dillinger

Mbaye Niang, Jérôme Rothen, Dimitri Payet et Milan Baros apprécieront. Le même quotidien a par ailleurs fait un CV judiciaire du joueur. Un CV qui si l'on en croit Jesus Mota est «long comme celui de John Dillinger», même si l'éditorialiste nuance qu'il «n'est pas aussi destructeur». Pour rappel, John Dillinger était un gangster américain du début du XXe siècle:

«Son gang braqua deux douzaines de banques et quatre commissariats de police. Il s'évada deux fois de prison et fut également accusé (sans être condamné) du meurtre d'un policier d'East Chicago qu'il avait abattu après que celui-ci eut tiré dans son gilet pare-balle durant une fusillade.»

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites, vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêt et nous suivre sur les réseaux sociaux. > Paramétrer > J'accepte