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En 1965, un rapport alertait déjà sur les dangers du réchauffement climatique

La couverture du rapport «Restoring the Quality of Our Environment» | via Standord.edu

La couverture du rapport «Restoring the Quality of Our Environment» | via Standord.edu

Un rapport scientifique remis au président Lyndon B. Johnson prônait une véritable prise de conscience écologique.

Alors que les pays du monde entier tentent de trouver un accord pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la COP21, il est utile de se souvenir que les inquiétudes autour du réchauffement climatique ne datent pas d'hier. Il y a cinquante ans, le 5 novembre 1965, un rapport alertait déjà le président américain Lyndon B. Johnson, des risques encourus, rappelle le Guardian.

Le rapport, rédigé par des scientifiques spécialistes du climat (Roger Revelle, Wallace Broecker, Charles Keeling et Harmon Craig), montre que les effets du changement climatiques étaient déjà clairement identifiés en 1965. «À l'échelle mondiale, les polluants ont modifié la teneur en dioxyde de carbone de l'air et la concentration de plomb dans les océans», peut-on lire dans l'introduction. Les scientifiques pointaient également la responsabilité de l'homme dans les émissions de CO2 et en prévoyaient l'augmentation dans les décennies à venir.

Fonte des glaciers, montée des eaux

Au-delà de la hausse des températures, le rapport listait d'autres conséquences: la fonte des glaciers, la hausse du niveau des mers et de leur température, le danger de l'acidification des océans et de l'utilisation des hydrocarbures à cause de leur l'émission accrue de gaz carbonique dans l'atmosphère.

Mais les scientifiques ne se contentaient pas seulement d'alerter sur les dangers du changement climatique, ils suggéraient également des pistes pour lutter contre le phénomène, comme la géo-ingénierie, une technique qui consiste à contrôler le climat à l'aide de la physique et de la chimie.

Après la publication du rapport, le 8 février 1965, le président Johnson s'était exprimé devant le Congrès américain pour partager son inquiétude. Voici ce qu'il disait: 

«Notre génération a altéré la composition de l’atmosphère à l’échelle globale […] en augmentant de façon régulière la concentration en dioxyde de carbone par l’utilisation des combustibles fossiles.» 

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