La taxe carbone victime de la démagogie fiscale
L'injustice n'est pas la fiscalité environnementale, l'injustice serait de ne rien faire.
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Jusqu'à ce week-end, je ne voyais pas l'intérêt de m'immiscer dans le débat sur la taxe carbone tant il a coulé d'encre sur le sujet ces dernières semaines. Qu'écrire qui n'ait pas été écrit? Comment le dire pour rétablir la justesse et la vérité sur ce que constitue ou devait constituer la contribution climat énergie?
Et puis, samedi 27 septembre au matin à Thionville au lancement de la votation citoyenne pour le maintien de la poste en service public, ce n'est pas sur la notion de service public que le journaliste de l'Huma m'a interrogée, ce n'est pas sur nos valeurs de solidarité territoriale qu'un passant m'a interpellée en ces termes «vous les écolos vous voulez qu'on paie, vous vous en foutez des pauvres!».
Comment a-t-on pu en arriver là? Comment d'une situation où tout le monde (ou presque) considère que les changements climatiques représentent une menace sérieuse, admet qu'il est urgent de limiter nos consommations énergétiques émettrices de CO2 et reconnaît qu'il faut une incitation financière directe et spécifique (sous condition que simultanément soient mises en œuvre des solutions alternatives), nous soyons arrivés à une opposition globale à toute idée de taxation énergétique? Que s'est-il passé pour que cette bonne idée soit ainsi gâchée, déformée, atténuée...? Que s'est-il passé pour que nous (les écologistes) soyons ainsi alpagués dans la rue, recevions des mails d'insultes, soyons taxés d'«anti-sociaux»? Que s'est-il passé pour que la mesure soit jugée injuste aujourd'hui, alors que la vraie injustice pour les plus démunis serait justement de ne pas prendre cette mesure. Parce que ce sont bien ces derniers qui seront les premiers touchés par l'augmentation du coût énergétique laissé à la loi du marché; ce sont bien eux qui seront les premiers touchés par les effets du dérèglement climatique!
Nous devons cette situation à une magnifique démonstration de démagogie politique de la part de ceux qui ne veulent pas du changement et qui ont royalement réussi à «carboniser» un choix d'avenir progressif et réaliste. Quelques vrais mensonges et approximations pour des positions plus électoralistes qu'écologistes, pour une classe politique déterminée à faire passer les élections régionales avant la défense de la planète et de ses habitants.
J'avoue que je n'ai pas pris garde aux alertes comme celles de France Nature Environnement: «Entre le flou gouvernemental et polémiques socialistes, la FNE craint que la montée du «populisme fiscal» ne nuise à la réforme. Si on décrédibilise l'instrument, les écologistes passeront pour ceux qui veulent une écologie punitive et taxative», craint Arnaud Gossement, son porte parole».
Je n'y ai pas pris garde, car je nous - militants, citoyens, consommateurs - faisais confiance pour ne pas nous laisser abuser. Mais j'ai sous-estimé la manœuvre politicienne de nos bons gros partis traditionnels qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui calculent leurs positionnements non plus dans la poursuite de l'intérêt général mais au regard d'intérêts électoralistes: ne reculer devant aucune démagogie pourvu que cela serve leur image et leur projet de carrières politiques. Je suis écœurée mais pas abattue!
A charge, maintenant, pour les détracteurs de la taxe carbone de se montrer audacieux et force de proposition lors des débats parlementaires à venir à l'occasion de la loi de finance 2010 pour réinstaurer une contribution climat énergie équitable écologiquement et socialement!
Contribution Climat Energie: Agir maintenant pour ne pas subir demain
Reposons simplement les termes du débat et revenons aux fondements de ce que devait constituer la Contribution Climat Energie, telle que proposée et soutenue par les écologistes (portée par toutes les ONG pendant le Grenelle).
La taxe carbone n'est pas la contribution climat énergie. Ce n'est pas qu'une question de sémantique: le choix des mots n'est pas innocent et n'est pas sans effet. Le mécanisme retenu par le gouvernement exclut la production électrique dans l'assiette de la taxe. En d'autres termes, l'exonération de l'électricité invite à intensifier le recours au chauffage électrique (promotion engagée dès le Grenelle! avec l'amendement Ollier). C'est une aberration écologique puisque nos centrales électriques fonctionnent au gaz et au charbon pour répondre aux pointes de la demande électrique avec un bilan carbone désastreux. Une aberration sociale et contre-productive par rapport à l'objet même de la contribution climat énergie qui vise la réduction de notre consommation énergétique.
Ceci étant dit, si nous sommes tous d'accord sur le fait que face aux bouleversements climatiques qui menacent, il convient d'agir dès maintenant. Personne ne peut honnêtement nier que la contribution climat-énergie constitue indubitablement un des outils de cette action pour induire le changement qui doit intervenir dans nos modes de production et de consommation.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître (j'entends déjà les hurlements poussifs des ultras-libéraux et ultras-démagos), le développement de la fiscalité environnementale doit nous réjouir. Car il s'agit d'un outil financier et fiscal qui viendrait se substituer et non s'ajouter à d'autres outils (la taxation sur le travail) en contribuant à une meilleure efficacité des politiques publiques environnementales (dont le développement d'alternatives comme les transports publics). Les taxes visent à être utilisées pour différencier le coût de produits afin de tenir compte de leur rareté et impact écologique, tandis que les dépenses fiscales et les aides publiques doivent permettre le développement de comportements moins polluant et/ou la consommation d'éco produits.
S'inspirant des expériences en Suède, au Danemark, le principe d'une contribution climat énergie est de faire augmenter progressivement le prix de l'énergie afin d'encourager chacun à réduire ses consommations. Avec cette mesure, qui donne un signal clair, les citoyens vont pouvoir se préparer à la raréfaction annoncée du pétrole, tandis que les entreprises vont être encouragées à innover pour mettre sur le marché et démocratiser des produits plus «écologiques». Elle constitue un levier d'innovation technologique et de changement des comportements plus que jamais indispensables.
La contribution climat énergie constitue une opportunité pour la France de donner un nouveau sens à sa politique fiscale, de faire basculer les régulations pour qu'elles soient moins pénalisantes pour l'emploi tout en sanctionnant les excès de la consommation d'énergie. Et ce n'est pas une augmentation de la fiscalité mais sa réorganisation : elle ne sera pas plus lourde, mais plus écologique. Il n'a jamais été question d'augmenter la pression fiscale. Les écologistes ont toujours accompagné le mécanisme du principe d'une contrepartie pour les ménages et les entreprises. L'objectif de la contribution climat énergie n'est pas de remplir les caisses de l'Etat, mais d'inciter chacun à changer de comportement. Le mécanisme proposé depuis toujours du chèque vert ou chèques «éco-énergie» permet d'encourager financièrement ceux qui réduisent leurs consommations d'énergie: c'est une sorte de bonus malus permanent. Ceux qui économisent le plus d'énergie sont doublement gagnants : ils réduisent leur facture d'énergie, tout en continuant à recevoir un chèque. Et le consommateur devient un acteur actif de la transformation de la production dès lors que l'achat d'appareils « efficaces » (électroménager, éclairage...) ou encore de panneaux solaires ou chaudières bois permet de faire une double économie : à l'achat et sur la facture énergétique chaque mois. Ex : Dès lors que les frigos basse consommation seront moins chers à l'achat qu'un frigo classique, ces derniers ne devraient plus se vendre et les producteurs ne devraient donc plus les produire... La réorientation de la demande sur de nouveaux produits conduira les entreprises à s'inscrire elles aussi dans un nouveau cercle de production et s'inscrire dans la transformation de l'économie par l'écologie.
Ultimatum Climat: Le changement n'est plus négociable!
La fiscalité écologique en France est aujourd'hui «loin d'être exemplaire en Europe» comme le souligne l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). «Elle ne représentait que 2,3% du PIB en 2006 (21ème rang sur 27) alors que certains pays européens sont déjà parvenus, grâce notamment à une taxation plus lourde des énergies fossiles, à des niveaux sensiblement plus élevés : 6% du PIB au Danemark, 4,1% aux Pays-Bas, et 2,7% en moyenne dans l'Union européenne». La France a perdu son rôle de pionnier et leadership, elle qui instituait dès 1964 les redevances sur l'eau ou encore en 1985 une taxe sur la pollution atmosphérique.
Avec le système d'affectation que les écologistes proposent, fiscalement neutre pour les entreprises et redistributif pour les ménages, la France a les moyens de mettre en place unilatéralement un instrument puissant de décarbonisation de l'économie, et de prendre ce faisant de l'avance dans la course ouverte de l'après-pétrole. Transport et bâtiments sont deux secteurs clé et ne sont pas ou peu couverts par le champ des politiques européennes. La contribution climat énergie complète le système européen des quotas d'émissions pour ces secteurs d'émissions diffuses. Et il sera essentiel de porter cette mesure au niveau européen : le signal-prix sur le carbone doit toucher l'ensemble des acteurs de l'Union européenne, car c'est une échelle importante pour répondre au défi du changement climatique.
A la fin de l'année, le monde a rendez-vous à Copenhague, pour trouver un accord international sur la question climatique. Vous vous souvenez de la mythique phrase de G.W Bush : «le mode de vie américain n'est pas négociable». Aujourd'hui, la donne a changé et soyons clairs : si nous devons changer nos modes de vie aujourd'hui, c'est parce que la planète et le climat nous indiquent qu'il en va de la survie de l'humanité et que la réduction de nos émissions de CO2 n'est simplement plus négociable.
Sandrine Bélier
Lire également: Taxe carbone; trop tard pour pinailler, Taxe carbone: Ségolène a raison et La taxe carbone remet le duel Sarkozy-Royal au goût du jour.
Image de une : Usine à Rochester par Ben Reierson, 2006
Mis à jour le 30/09/2009 à 6h49













































Oui les Verts se sont auto-carbonisés. Les Français ne peuvent comprendre ni accepter qu'ils soient taxés sur la base d'une manipulation idéologique. Non les Français ne sont pas tous d'accord pour considérer qu'un impôt supplémentaire en France peut influencer le climat dans 100 ans.
Au lieu d'axer les efforts vers les économies d'énergie, nous sommes entrés hélas dans l'arbitraire et il ne fait aucun doute que Copenhague sera un échec même si les beaux parleurs essayent d'habiller la réalité.
Bravo les Verts!
Tout ce que savent proposer les écolos et les gens de gauche c'est toujours plus de prélèvement sur les classes moyennes. C'est insupportable! C'est ce qui fait qu'un nuisible comme Sarko soit élu. Car sur le fond, il ne résoud rien, mais au moins il ne vole pas encore plus de ce qui reste de nos salaires après que les prédateurs du capitalisme se soient servis.
Pour moi c'est hyper clair maintenant, les écolos sont des gens nuisibles à mes intérêts. Ils veulent me racketer sur mes déplacements en voiture pour aller travailler (80km par jour). Ils veulent me faire habiter en "clapier" (lutte contre le "mitage"). Ils auraient tant aimé me racketer aussi sur le chauffage et l'éclairage de ma maison (tout électrique donc 80% nucléaire); c'était un gisement potentiel pour le racket écolo de 1700 Euros par an. Dommage pour eux cela échappe momentanément à la rapacité des collecteurs d'impôt. (Il y a déja 10% d'impôts locaux pour la commune sur ces 1700 Euros).
Messieurs les écolos et leurs alliés, je voterai systématiquements contre vous dans toutes les élections à venir.
La phrase "le mode de vie américain n'est pas négociable" est attribuée à G Bush Sr en 1992 lors de la conférence de Rio sur l'effet de serre.
Tout cela est très comique.
Quand le prix du pétrole aura doublé, comme l'année dernière, les verts viendront nous expliquer qu'il faut encore doubler le prix pour qu'on consomme moins ? Pourquoi donc faudrait-il frapper les gens au portefeuille pour qu'il comprennent un sujet ? Cette bonne idée vient toujours de gens qui ne font pas leur plein d'essence eux-mêmes. Rappelons-nous de Noel Mamère, qui déclarait dans une émission télé qu'il était venu en transport en commun alors qu'un chauffeur l'attendait dehors. Sans compter que les paysans, les pêcheurs et d'autres demain vont être exonérés des contraintes communes.
On est donc obligés de penser qu'on est toujours dans l'affichage et jamais dans la résolution des problèmes.
Pourquoi ne limite-t-on pas la cylindrée des voitures ou n'impose-t-on pas aux taxis de ville d'avoir une voiture électrique eux qui ont tu temps pour la recharger ? Non, on frappe au porte-monnaie le plus grand nombre, sans toucher aux lobbies.
Et un long article comme celui-là ne me convainc de rien.
Dans son premier article, "Symbolique et réalpolitik", madame Bélier nous parlait de son "rêve d'Europe" pour finir par s'abstenir lors du vote du président au parlement européen ! Et d'expliquer : "J'ai mesuré que refuser de choisir, c'était peut-être refuser de faire de la politique." On ne peut pas mieux dire.
Dans son deuxième article, "Mon Europe mérite mieux que Barroso", madame Bélier annonce "un des plus importants bras de fer démocratique entre les chefs d'état et de gouvernement d'un côté et les représentants des citoyens de l'autre." Elle parle de "choix de société" de "tournant politique". Cette fois elle a voté. On sait ce qu'il en est advenu.
Et aujourd'hui elle "avoue" n'avoir "pas pris garde" elle a "sous-estimé la manoeuvre politicienne des bons gros partis traditionnels". Et elle écrit : "Nous devons cette situation à une magnifique démonstration de démagogie politique de la part de ceux qui ne veulent pas le changement."
Mais quand donc madame Bélier renoncera-t-elle à faire des prêches écologistes pour faire enfin ce pour quoi elle a été élue, c'est-à-dire de la politique ?
Le réchauffement climatique, les émissions de CO2 sont un problème mondial. Global.
En quoi des mesures purement micro économiques vont-elles permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre présentes dans le monde entier?
Après avoir vécu plus de 10 ans en Asie, Il faut bien garder à l’esprit que si l’on considère certains pays comme la Chine, l’Inde, Taiwan… et j’en passe, nous avons prés de 3 milliards de personnes qui ne possèdent aucune éducation environnementale et qui par conséquent ne se préoccupent pas du tout de l’impacte de leur consommation sur l’environnement (et qui même avec une certaine éducation n’en aurait rien a faire à partir du moment ou le réchauffement climatique ne les touche pas directement. Mais c’est un autre problème). Nous avons des gouvernements qui ne mettent aucunes mesures en place qui pourrait ralentir leur développement économique. Il y a des annonces certes. Mais des mesures concrètes pour les entreprises locales?
Sachez par exemple que les minuteries utilisées pour gérer la consommation électrique des locaux communs n’existent pas dans la plupart des pays asiatiques (électricité à fond 24h/24h), que les moteurs tournent sans arrêt pour rafraichir les occupants des voitures sur les parkings, que les habitations ne sont pas isolées, que le fait d’utiliser les transports en commun est une marque d’infériorité par rapport à celui qui possède une (grosse) voiture, que le litre d’essence est à 0.5 centimes d’euro, que les clims tournent des 22 degrés sans arrêt, qu'il fait nuit à 18:00 dans l'Est car il faut une "heure nationale" qui passe sur 4 fuseaux horaires…. Etc. Mais bien sûr ! Il faut taxer les 60 millions de Français ! (bien lire 60 Millions contre 3 Milliards)
Il y a un travail ‘de base’ à effectuer chez les plus gros pollueurs. Quelqu’un peut il m’expliquer en quoi le fait de culpabiliser les Français par l’intermédiaire d’une taxe va résoudre le problème du réchauffement climatique ou aider à l’amélioration des émissions de gaz à effet de serre ? D’autant plus que soit la taxe est reversée (et donc inutile ?), soit elle ne l’est pas et est utilisée à … financer la recherche sur les technologies non polluantes ? Utilisée pour dépolluer l’atmosphère ?
Ne soyons pas naïfs : des 2010 les bonus écologiques seront revus à la baisse (annonce du 29/09/09). Le nombre de postes de recherche publique sont revus à la baisse chaque année.
Ne vous laissez pas taxer sans rien dire, vous êtes certainement pollueurs mais gardez en tête qu’il y en a des milliards qui polluent 10 fois plus que vous.
Il nous faut bien sûr agir et adopter une éco attitude. La sensibilisation passe avant tout par l’éducation, des aides, pas par un nouvel impôt…et ceci mondialement !
Commentaires sur votre article :
Tout le monde […] admet qu'il est urgent de limiter nos consommations énergétiques émettrices de CO2 et reconnaît qu'il faut une incitation financière directe et spécifique : Qui est ce « tout le monde » ? les gouvernements ? les industriels ? Les contribuables ? (j'en doute)
Bonjour ,
Je ne comprends pas pourquoi le chauffage au bois n'est pas dans la liste des "émetteurs de carbone" ?
Certes le bois est renouvelable , mais si le sujet c'est l'émission de CO2 , il se pose là !!
( sinon cela pourrait signifier qu'en cas de découverte d'un gisement énooooorme de gaz/pétrole ,
il n'y aurait plus lieu de s'inquièter pour l'avenir de notre planète ? )
Quelqu'un saurait m'éclairer ?
Merci
@alain776: "Tout ce que savent proposer les écolos et les gens de gauche c'est toujours plus de prélèvement sur les classes moyennes. C'est insupportable! C'est ce qui fait qu'un nuisible comme Sarko soit élu. Car sur le fond, il ne résoud rien, mais au moins il ne vole pas encore plus de ce qui reste de nos salaires après que les prédateurs du capitalisme se soient servis."
Juste pour être sûr, c'est Bien Sarkozy et le gouvernement Fillon qui ont mis en place la taxe carbone... Non? Etre partisan ou militant est une bonne chose mais peut-être que le débat gagnerait en cohérence et en intérêt si l'on ne réécrivait pas l'histoire...
Oui, c'est bien Sarko qui met en place la taxe carbone, car c'est un super malin! Avec cette taxe, il fait d'une pierre trois coups.
1- Il fiche un gros cirque chez les socialistes
2- Il se repeint en vert pour pas cher (l'UMP aussi)
3- Il fait que plein de gens se mettent à haïr les verts et leurs positions doctrinales et idéologiques sur la décroissance, les bienfaits des "toilettes sèches" et le pull en guise de chauffage. => Ce qui normalement devrait se traduire par une très forte décroissance des verts aux prochaines élections. Car dans la tête des gens, ce n'est pas la faute à Sarko la taxe écolo, c'est du fait des écolos qui en voulaient d'ailleurs plus (le double). Si on rajoute à cela l'idée de génie de Baupin, consistant à supprimer une voie sur le périph pour que les bobos en taxi se déplacent plus confortablement, sa ré-élection à Sarko est presque déjà assurée.
Sarko est un petit génie de la politique politicienne et il a très bien compris qu'il y avait plein d'avantages politiques à mettre en place un truc impopulaire, la taxe carbone, en en faisant porter la responsabilité aux verts et à ces pauvres socialistes avec la complicité du cheval de troie Rocard ....et en plus... en prime, ( pour le fun) une très belle querelle au sein du PS animée par Ségolène.
Il ne faut pas oublier que les tarifs EDF augmentent en partie à cause des energies propres.
Près de chez moi (fruges dans le pas de calais), ils sont en train de mettre en place un parc eolien de 1000 éoliennes. Ils ont réussit à pourrir une magnifique campagne (sur ce point je rejoint notre vibrant ancien président VGE). Et qui oplus est c'est une société hollandaise qui a récupéré le marché.
Qui plus est, les ecolos prônent la voiture propre (donc electrique je suppose) mais en étant contre le nucleaire ....
Alors juste un petit calcul, il faut au moins 100 000 eoliennes nouvelle generation (environ 1mw) pour compenser notre consommation nucléaire. Mettez y l'equivalent pétrole des voitures et camions .... et comment allez vous faire.
Et s'il vous plait arrêtez de mettre des éoliennes que dans le nord, je suppose qu'à St Tropez, Cannes, ... il y a du vent aussi de temps en temps.
Bref infaisable.
A coté de ça, le credit d'impot sur les feux au bois disparait en fin d'année.....
Bref un paradoxe digne des ecolos. Arrêtez de penser à votre vie parisienne qui ne concerne au mieux qu'une personne sur 6 en france et mettez vous au gout du jour :
Vous voulez du propre, et bien expliquez nous comment.
B. C
Ne suffirait-il pas d'être simple,
de reprendre l'enchaînement susceptible
de convaincre les enfants dans les écoles ?
- 1°) Rappeler qu'économie signifie gestion de la maison.
- 2°) Rappeler que la maison, ici, est la Terre.
- 3°) Rappeler que la Terre est un système fini,
c'est-à-dire limité en tout, en ressources minérales,
alimentaires, énergétiques (exception faite du rayonnement solaire)
- 4°) Rappeler qu'une infime partie seulement de la Terre nous intéresse,
la biosphère, parce qu'elle est, comme son nom l'indique, le siège exclusif
du vivant que nous connaissons et auquel nous appartenons.
- 5°) Rappeler que la biosphère est une pellicule fragile,
un milieu certes dynamique, mais aux nombreux équilibres interdépendants
dont les capacités d'amortissement et de régénération face aux agressions
sont limitées, elles aussi.
- 6°) Reconnaître que la limite supportable par la biosphère est mal connue
mais que tenter d'approcher par tâtonnement le seuil d'irréversibilité
au delà duquel notre environnement deviendra un enfer invivable
est aussi risqué que de jouer à la roulette russe avec un révolver
au barillet duquel pas une cartouche ne manque.
(Montrer le papillon qui meurt sous cloche avec le petit coton imbibé d'éther
et la bougie de même (sans l'éther sinon "boum !", mais l'option d'une guerre totale
ne nous est pas si étrangère...) qui s'éteint faute d'oxygène).
- 7°) Arrivé à ce point, même Dieu s'est reposé (7ème jour ! ;>)
le moment n'est-il pas venu pour nous de réfléchir au danger
de continuer à brûler la chandelle par les deux bouts
sous la cloche de la biosphère ?
Au diable donc, et pour commencer, les drogués de la croissance à deux chiffres !
Au diable les adorateurs de la "profitance" qui saccagent à court terme
ce qui constitue le patrimoine commun de l'humanité (et du vivant) !
Comme il n'est pas question non plus de prôner le retour direct
à l'Age des Cavernes, il n'y a pas d'autre alternative
que d'instituer le principe d'une taxation
sur les atteintes à l'environnement,
qui n'est autre que le vieil axiome
du pollueur-payeur.
D'autres objections que les "rien n'est encore sûr" et "on verra bien..." ?
Alors, "il n'y a plus qu'à" discuter des modalités d'application,
à valoriser sérieusement l'héritage environnemental
et à répartir équitablement les coûts subséquents ;> )
Naïvement.
. . .
En gardant à l'esprit la place de choix qu'ils méritent :
- au jeu politicien qui ne craint pas de faire mauvais usage des bonnes pistes,
de la cacophonie de l'opposition à la fixation arbitraire et présidentielle
du prix de l'équivalent de gaz carbonique dégagé hors de l'intervalle
établis par les experts requis par le décideur lui-même,
- à d'anciens ministres en mal d'honneurs prompts à se déconsidérer eux-mêmes,
- aux résistances combinées de contribuables lassés de servir de dernier recours
et d'intérêts considérables menacés dans leurs bénéfices exorbitants
- et à la capacité de ces derniers de retourner à leur avantage
des mesures salutaires en les vidant de leur substance.
Et si le problème venait tout simplement du fait qu'en France il est interdit de vouloir taxer les pauvres?
On est au coeur d'un des plus gros tabous de la démagogie française. Il faut taxer les riches et ne pas taxer les pauvres. Bien entendu le riche c'est l'autre, c'est pas moi.
Le résultat est que 50% des français ne payent pas d'impôt sur le revenu, étant de fait exclu de toute responsabilité vis à vis du budget de l'état. Certe tout le monde paye les impôts indirects (TVA, Essence....). Mais c'est faire insulte aux plus pauvres que de les exclure de la participation à la charge de l'état.
Bien entendu cette taxation doit être progressive. Un couple de smicard avec 2 enfants pourrait payer peut-être 50 € d'IR. C'est symbolique, mais justement, c'est symbolique.
Une autre mesure libérale pour faire contrepoids? Allez, puisqu'on est dans le politiquement incorrect: Taxer à 100% tous les héritages, de 1000 € à 50 Mds €. A chaque génération on redistribue les cartes, on casse les rentes. Chacun est responsable de sa propre réussite, quelle que soit celle de ses parents, voire arrière grands parents.
Utopiste? Oui. Mais on a le droit de rêver à société plus égalitaire....
Je me souviens d'un reportage, il y a quelques années, où on interpellait un agriculteur dans un pays où la déforestation était catastrophique. Lui-même pratiquait la culture sur brulis, on lui expliquait que c'était dramatique pour la planète et que ses enfants plus tard en subiront les conséquences. Après un silence, cet agriculteur très pauvre répondit si je ne fais pas cela mes enfants ne connaîtront jamais le "plus tard", je ne pourrai pas les nourrir... Une simple question de survie dans le temps présent.
Dire "Parce que ce sont bien ces derniers qui seront les premiers touchés par l'augmentation du coût énergétique laissé à la loi du marché; ce sont bien eux qui seront les premiers touchés par les effets du dérèglement climatique!" c'est facile pour quelqu'un qui n'a pas de difficulté pour vivre aujourd'hui, mais pour ceux et ils sont nombreux qui doivent compter le moindre euro pour atteindre la fin du mois cette taxe sera perçue négativement, notamment tous ceux qui n'auront pas le choix de réduire leur consommation nuisible.
Deux exemples :
Dans l'Aude, 2 familles modestes écolos, que je connais, font des efforts pour manger un peu bio (là ils ont le choix) doivent utiliser des véhicules pour se rendre au travail (1 heure de route par jour) aucun transport en commun de substitution, des véhicules d'occasion (pas les moyens d'acheter autre chose) consommant plus que des récentes... Leur réaction à cette annonce a été vive et je le comprends. Pas de choix pour le gaz-oil utilisé l'effort financier devra être fait sur les autres dépenses familiales...
Le 2ème exemple : un locataire dont le chauffage est inclus dans les charges paie un loyer qui grève énormément ses revenus de smicard. Le chauffage central de l'immeuble est au mazout, le propriétaire qui verra sa facture augmentée par cette nouvelle taxe répercutera cette augmentation sur les charges du locataire. Dans une société où l'argent est gaspillé avec outrance par certains (revenus footballeurs, formule 1, etc ) il est scandaleux de demander les mêmes efforts aux familles modestes qui n'ont pas la possibilité de modifier leur comportement (pas le choix).
Je pense que l'écologie c'est une préocupation de riches, ceux dont la préocupation principale est de joindre les deux bouts (soit une bonne moitié de l'humanité) n'y réfléchissent pas avec la même intensité.
N'est-ce pas JY Cousteau qui disait que pour être vivable, la Terre devrait être habitée par 800 millions de terriens : si on faisait le calcul, çà consistait à supprimer les habitants du tiers monde !.
Riches ou pauvres, personne en France n'a envie de payer plus d'impots malgré une promesse de délestement fiscal sur d'autres fronts ou de contre-partie qui ne sera jamais tenue (comme pour la vignette auto, la CSG, la CRDS...)...
Enfin, cette problématique est mondiale et les français (à commencer par moi-même) peuvent légitimement se demander pour quelle raison ils devraient faire un effort fiscal alors que les plus gros pollueurs (ie : USA, Chine, Inde) ont annoncé pour diverses raisons qu'ils ne feraient pas d'efforts, voire aggraveraient la situation en revenant à l'utilisation du charbon quand il n'y aura plus de pétrole.
Même si c'est pessimiste, j'ai tendance à penser qu'on n'arrivera pas à infléchir le problème et qu'il faudra trouver des solutions nouvelles (conquêtet spatiale, isolement des villes sous des dômes : çà fait un peu science fiction, mais quand on y pense, est-ce si farfelu que çà?).
Donc ce n’est pas grave si dans le système économique actuel, chaque travailleur doit être ultra mobile et avoir un véhicule personnel s’il veut un boulot (moi c’est dans mon contrat de travail) ? Ni si la plupart du temps aucun choix de transport propre ne lui est accessible. Ni d’ailleurs si les services publics disparaissent des campagnes, comme les médecins, les hôpitaux, les tribunaux forçant de plus en plus de gens à faire des distances à rallonge pour des besoins élémentaires ? Pas plus d’ailleurs que les produits provenant de Chine et parcourant des milliers de kilomètres qui seront totalement exonéré de cette taxe créant une concurrence déloyale ? Non, la priorité absolue des Verts c’est de mettre une taxe sur les citoyens pour « inviter » les entreprises à adapter leur production ?! Faut oser écrire ça et dire que ce n’est pas anti-social, sans blague ! Moi je leur suggère une autre idée prometteuse pour réduire la consommation : baisser les salaires de 50%. Cela serait encore plus efficace. En plus, avec les gens qui créveront la dalle ou de maladies diverses suite à des carences variées, ça fera encore moins de consommateurs, que du bonheur…
@Mojo : le chauffage au bois reste l'un deschauffages les plus propre car le Co2 émis lors de la combustion est largement compensé par celui capturé durant tout le cycle de croissance du même arbre. L’important dans le domaine est de planter autant qu’on consomme… D’ailleurs, la plupart des études scientifiques sur le réchauffement climatique notent que ce phénomène s’accélère principalement depuis 1 siècle seulement avec l’ère industrielle et la consommation massive d’énergie fossile.
L'injustice serait de ne rien faire...Ah bon ?
Dans le cas présent, il aurait été peu être plus juste de ne rien faire du tout si je suis peu fortuné, que je me chauffe au gaz ou au fuel et que j'habite loin des villes.
Certes votre discours semble rationnel (trop?) mais là où vous vous trompez à mon avis c'est que tout le monde ne l'est pas (rationnel) et que malgré tout il n'y a pas consensus sur ce sujet. De plus y aurait-il consensus que cela ne changerait pas grand chose puisque un accord sur un problème n'a jamais conduit à un seul traitement.
Tout le monde est d'accord pour dire qu'il y a trop de chômeurs en France depuis 1973 !
Je vous passerai la longue litanie de toutes les idées et ou politiques de ces 40 dernières années sur ce sujet où pourtant tout le monde est d'accord :
Cela va des embauches obligatoires au renvoi des étrangers qui volent le travail des français et j'en passe.
Sinon les pauvres ont compris depuis bien longtemps qu'ils resteraient pauvres, et la personne qui vous a interpellé a malheureusement raison. Individuellement peut-être pas mais globalement les écolos se foutent des pauvres.
Que vous soyez surprise m'inquiète. Les Ecolos sont-ils vraiment prêts à gouverner ? A vous lire la réponse est non.
Salutations,
Comme tous les théologiens et les clergés du monde, les verts, du haut de leur chaire médiatique, quand ils sont à bout d'arguments, jettent l'anthème et excommunient leurs adversaires "démagogie".Moi, je dis comme les enfants:c'est celui qui dit qui l'est.
Ainsi dont, parés de leur vertu, tels SAVONAROLE, ils prétendent nous délivrer, non pas du pécché de chair, mais de consommation.
Vous roulez (en voiture):coupable!!
Vous vous chauffez en hiver:coupable!!
Vous vous éclairez le soir (au nucléaire,un autre diable pour les verts):coupable!!
Vous mangez de la viande:coupable!!
L'ERREUR C'EST L'HOMME! ou plus exactement,ses besoins ses désirs c'est tout comme!
Ils nous promettent l'apocalypse pour mieux nous contrôler...la rédemption, c'est la taxe! comme au Moyen Age, avec le système des INDULGENCES :-vous pêchez, vous payez, vous achetez votre salut...sauf qu'au Moyen-Age, c'est les riches qui payaient, pas les pauvres!
Ainsi donc, il faut payer pour préparer l'avenir et ses hausses d'énergie. Belle logique! Dans 2 ans, avec la reprise, le prix de l'énergie sera multiplié par 3:premier coup de gourdin, le gourdin du marché
Mais pour nous faire bien comprendre, ils nous assoment d'un deuxième coup de gourdin:le gourdin fiscal ! Nigauds que nous sommes! AVEC EUX ,CA N'EST PAS LA PHILOSOPHIE, MAIS L'ECOLOGIE A COUP DE MARTEAU
C'est un peu comme si on nous soignait de la grippe en nous innoculant le choléra!
Mais qu'on se le dise, ces PURS, ces purs esprits, ne visent que l'interêt général et ne guignent aucune place.
Prenons les au mot : ils n'auront aucune s places: IL SUFFIT QU'ON NE VOTE PAS POUR EUX POUR QU'ILS NE SOIENT PAS ELUS!! ilfallait y penser
Nous avions la droite à front de taureau
VOICI LES VERTS A CORNE DE BELIER
Au fait, la dame requérait une solution : je la lui la donne.Obama a fait voter par le Congrès un budget de 150 milliards de dollards pour les technologies vertes. Ca a de la gueule non..en tous les cas plus qu'une misérable taxe carbone
a démagogie, démagogie et demi. L'article serait plus pertinanet si au détour d'une phrase, on ne retrouvait pas l'éternel débat sur le nucléaire. Faut-il taxer la consommation d'énergie - et par conséquent aussi l'électricité d'origine nucléaire - ou seulement les émissions polluantes? L'idée de l'auteur est que le nucléaire pollue autant que les énergies fossiles car les pointes de consommation font appel aux énergies fossiles, et qu'il faut donc taxer aussi le nucléaire... L'argument est absurde.: même si l'on orientait tout sur l 'éolien et le solaire, il y aurait aussi des pointes de consommation qui elles aussi seraient gérées par un recours aux énergies fossiles.! Pourquoi donc reprendre cet argument purement idéologique qui pollue le débat.
Tout à fait d'accord. Sur le fond j'approuve l'article de Sandrine Bélier, et je suis catastrophé par nombre de commentaires (merci à tapadamitanpi et Peter Wright de faire exception). Mais quand les écolos arrêteront-ils de répéter en boucle des arguments ridicules comme celui sur les pointes de consommation ? Sans parler du fait qu'ils font élire des députés européens aussi désolants que Michèle Rivasi, qui s'est fait une spécialité de lutter contre les "ondes maléfiques". Allez-vous étonner après cela que tant de personnes les prennent pour des imbéciles obscurantistes alors que l'épuisement accéléré des ressources de la planète et le réchauffement climatiques sont les problèmes majeurs de ce siècle?
Oui, la tribune de Mme Bélier est salutaire, et c'est bien le moins que l'on puisse en dire, parce qu'elle dit la vérité. Toute la vérité.
Cela fait des décennies que bon nombre d’experts nous avertissent de la nécessité de changer de mode de vie. Avec deux conséquences de notre mode de vie actuel :
- d’une part la production pétrolière mondiale va inexorablement décroître en l’espace d’une génération, entraînant une hausse des prix.
- d’autre part le risque d’un changement climatique majeur est avéré si nous ne réduisons pas massivement nos émissions de gaz à effet de serre. C'est le constat qu'on faisant déjà à Rio, Kyoto, etc.
La conjonction de ces deux crises, climatique et énergétique, conjuguée à une dette publique considérable risque donc de laisser aux générations futures un goût bien amer quant à ce qu’ils pourront percevoir de notre sens des responsabilités. Dans ce contexte, la France s’est fixé un cap : diviser par 4 ses émissions d’ici 2050. Un cap qui n'est même pas à la hauteur de l'urgence climatique...
En n’envisageant que des mesures palliatives qui visent à compenser la hausse du prix de l’énergie, (prime à la cuve, baisse de la TVA), nos gouvernements, de droite comme de gauche, se sont livrés à la démagogie fiscale, se sont montrés d'une couardise sans nom, en encourageant des modes de consommation incompatibles avec les impératifs climatiques et en faisant semblant de refuser de voir que l’énergie coûtera de toute façon plus cher.
La taxe carbone, c'est le début d'une fiscalité écologique. Non pas dirigée contre les plus pauvres, bien au contraire, mais contre les gaspillages d'énergie. Les plus faibles, captifs dans leurs choix (de transport, de chauffage, etc.) doivent être aidés, au moyen de chèques verts.
Merci à Madame Bélier de redire qu'opposer "contribution climat énergie" et "social", c'est ridicule et mensonger.
façon plus cher
Je suis non fumeur (plutôt ancien fumeur) et très content de l'être.
Aujourd'hui je me trouve obligé de fréquenter, malheureusement, un hôpital spécialisé dans le traitement des cancers. Tous les jours à l'entrée de l'hôpital je vois des malades, perfusion en cours!, sortis pour fumer leur cigarette. Je les plains.
La France, comme l'ensemble de l'UE, a fait des progrès énormes dans la lutte contre le tabagisme - une campagne d'information soutenue et efficace et des restrictions contre la consommation du tabac dans les lieux publics. Une majorité de Français sont en faveur de ces restrictions. Enfin la consommation baisse.
Mais soyons honnêtes, qu'est-ce qui a été l'arme la plus efficace contre le tabagisme? L'IMPÖT! Mais oui! Des augmentations systématiques et massives du prix du tabac.
Personne n'a protesté que ces augmentations frappaient davantage les pauvres que les riches. Pourtant c'est le cas. Et l'ouvrier fume davantage que le cadre sup. Tout le monde a bien compris - on a mis du temps - que ces démarches étaient intelligentes.
Aujourd'hui c'est le tour de la campagne contre le CO2 dans l'atmosphère. Cette campagne se trouve en 2009 à peu près au même niveau que les campagnes anti tabac il y a 10-15 ans. Rappelez-vous du tollé qu'avait provoqué la loi Evin?
Nous avons la mémoire courte mais le problème du CO2 est là pour bien longtemps.
Les critiques à gauche et à droite de la nouvelle taxe anti-carbone c'est comme des fumeurs qui se plaignent de la pollution!
Le probleme du tabagisme ainsi que le trou-de-la-sécu est bel et bien un problème Francais.
Mais depuis quand le réchauffement climatique est il un problème franco-français qui peut se résoudre par un nouvel impôt? Votre vision des CO2 dans l'atmosphère me semble trop restreinte.
Le réchauffement climatique est un problème mondial auquel la France ne contribue que très peu par rapport à d'autres pays.
Il est certain qu'avec un nouvel impôt le fait de prendre les gens au porte-monnaie va faire changer les habitudes de consommation. Mais taxer les Français et laissez faire les PVDs. Ça sert à quoi ?
On va "peut être observer" une réduction des émissions de gaz à effet de serre en France. Très bien. et après? Que croyez vous que font les milliards d'habitants du reste du monde pendant que le français moyen s'appauvrit ou vit dans des conditions plus précaires? Ils s'en fichent. Je le sais par expérience: Ils s'en fichent royalement et si nous sommes assez bêtes pour accepter des restrictions, tant pis pour nous, cela nous appauvris. Tant mieux pour eux, cela les rends plus forts. Ce sont ces réflexions que j'entends lors de chaque voyage d'affaire en Asie. Visions à court terme. Décalage dans les cultures, l'éducation.
Je pose encore la même questions: taxer les Français et laissez faire les autres. Ça sert à quoi ?
J'ai une belle famille américaine. Résultats: 1) 4 voitures de grosses cylindrées (moteurs de 3.5l à 6l avec une conso du genre 12 litres au 100 quand même) pour 4 personnes. 2) 4 litres d'essence (env. 1 gallon) pour 2.2 euros. 3) C'est le cas de millions d'américains.
Perso je prends le vélo tout les jours, j'ai une voiture hybride si besoin. Panneaux solaires sur le toit que j'ai pu installer grâce (ou a cause de) une réduction d'impôts.
Honnêtement ca me dégoute car je sais très bien que mes efforts (et dépenses!) sont inutiles sur la durée en comparaison de ce que je vois dans les autres pays.
Les bonus écolo diminuent l'année prochaine.. Alors une nouvelle taxe...
Bonjour,
toute cette supercherie alarmiste et réchauffiste anti-CO2 repose sur des modèles informatiques complètement foireux (cf la courbe en "Hockey stick" de Mann, démonté depuis un bon moment). L'arctique va très bien et repart de plus belle, mais les médias de masse n'en parle bizarrement pas (tiens, Borloo n'y va pas).
Des sons de cloche différent commencent à se faire entendre (Vincent Courtillot, Université de Nantes http://skyfal.free.fr/?p=402#comment-21339 ). Mais il y a une convergence d'intérêt tellement forte, que ça sera très difficile que de ne serait-ce faire admettre les observations scientifiques actuelles, qui montrent qu'il n'y a rien d'alarmant.
(Si vous avez encore un peu d'esprit critique, consultez ce site : http://www.pensee-unique.fr/ )
Cordialement.
On peut aussi légitimement "penser" - lorsqu'on a un peu d'esprit critique justement - que la démarche qui consiste à s'opposer systématiquement aux courants scientifiques et médiatiques actuels, constitue en soi une pensée unique ! Le radicalisme sans nuance du site "pensee-unique.fr" en témoigne...
Cordialement.
Certes, le site pensée-unique en est un bel exemple puisqu'il fait l'apologie des contre-théories sur le climat. Il faut néanmoins reconnaitre que depuis quelques années, les scientifiques qui ne soutiennent pas la thèse de l'impact de l'activité de l'homme sur le réchauffement n'ont plus de tribune officielle pour s'exprimer et sont systématiquement marginalisés, tournés en ridicule ou honnis quand ils s'expriment (la faute, justement aux fameux courants médiatiques).
Ce n'est pas 'politiquement correct' de douter de la théorie du réchauffement dû à l'activité de l'homme.
Cependant, qu'elle ait ou non un impact sur le réchauffement climatique n'est pas le seul problème. L'activité de l'homme a d'autres effets néfastes sur la planète qui, s'ils ne sont pas raisonnés, auront des effets très néfastes sur la vie sur terre dans les années qui viennent. C'est le mode de vie consumériste qu'il faudrait changer et çà, c'est une autre paire de manches...
Cette nieme taxe me met en colère tant il est vrai que lorsque la masse des citoyens est préoccupée par le vital, par ses ressources et par le souci de boucler ses fins de mois, elle ne pense plus, ne milite plus, ne proteste plus.
En effet, quand on a le sentiment d'être au bord du gouffre on ne bouge plus de peur de faire le mauvais geste qui sera fatal !
La précarisation du plus grand nombre EST à mon avis une manoeuvre politique, et un outil économique concertés, car quand on a faim Madame Bélier, toute autre question devient secondaire !
Où et comment vous battez-vous pour faire instaurer une VRAIE politique du solaire en Europe ??? Cette énergie gratuite gêne-t-elle donc tant les intêrets financiers des marionnetistes qui nous gouvernent qu'il est pratiquement fait silence sur son utilisation. Quand donc tous nos batiments seront ils systématiquement équipés ?? Pourquoi les aides d'équipement ne sont elles pas incitatives, pourquoi pas des centrales solaires ? Pourquoi pas de recherches, de miniaturisation, pas de médiatisation ? Ne croyez vous pas que s'il était question de vraies considérations écologiques, de véritable souci pour l'avenir de la terre et de nos enfants, ces chantiers de recherche pour le remplacement total des énergies fossiles seraient déjà bien avancés.
Je pense surtout que nous sommes devant un écran de fumée visant à la recherche de nouvelles niches de profits, et je crains fort que la prochaine niche qui sera trouvée soit une guerre afin de renflouer les poches et les comptes des grands argentiers et continuer à leur donner le sentiment d'exister !!
« Comment a-t-on pu en arriver là ? »
Vous ne comprenez pas ce qui s’est passé, il faut dire que vos propos ne sont que des contre sens !!! D’un coté, vous incitez et de l’autre vous taxez, ce ne sont pas les mêmes logiques ! La perception de l’incitation est positive alors que la taxation est négative.
D’un coté, vous avez une vision idéologique voir uthopique qui se trouve en totale contradiction avec la réalté économique. C’est parce que vous voulez contraindre et non convaincre les gens. D’un coté une pensée totalitaire avec effet immédiat (par la contrainte), et de l’autre une démarche qui s’inscrit dans le temps, certes plus longue à mettre en œuvre, mais aussi plus profonde et plus acceptable.
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« Mais j'ai sous-estimé la manœuvre politicienne de nos bons gros partis traditionnels qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui calculent leurs positionnements non plus dans la poursuite de l'intérêt général mais au regard d'intérêts électoralistes: ne reculer devant aucune démagogie pourvu que cela serve leur image et leur projet de carrières politiques. Je suis écœurée mais pas abattue ! »
Et bah dit donc ! Il vous en a fallut du temps pour comprendre…Il faut dire que d’autres que vous qui viennent aussi sur Slate pour répandre leur « Très Sincère Grande Parole ». Mais ils ont eu plus de chance que vous, car il ont été formés à l’ENA !
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« C'est une aberration écologique puisque nos centrales électriques fonctionnent au gaz et au charbon pour répondre aux pointes de la demande électrique avec un bilan carbone désastreux. Une aberration sociale et contre-productive par rapport à l'objet même de la contribution climat énergie qui vise la réduction de notre consommation énergétique. »
Tiens, vous aussi vous oubliez le nucléaire…Oups ! Il est vrai, que pour vous la prospection, le transport, l’exploitation et les déchet, ce n’est pas générateur de CO² !
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« Ultimatum Climat: Le changement n'est plus négociable! »
Ca au moins c’est claire comme de l’eau de roche et intransigeant comme le petit livre rouge de Mao !
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« Les écologistes ont toujours accompagné le mécanisme du principe d'une contrepartie pour les ménages et les entreprises. »
Quand un ménage touchant le smic se chauffe au fioul, vous pensez vraiment qu’il va pouvoir changer toute son installation pour un chauffage électrique ? Y compris avec votre chèque vert ! Foutaises !!! Comme le bonus/malus c’est aussi un phénomène de mode mis à toutes les sauces ! Il n’empêche que bonus ou pas bonus, ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter n’en ont rien à faire !
Redescendez sur terre !
Nombre de personnes n’arrivent même plus à boucler leur budget ! Comment dans ces conditions pourraient ils envisager de moderniser leur installations, d’équiper leur logement de panneaux solaires ou photovoltaïques, de changer de chaudière, de renouveler leurs véhicules par d’autres moins gourmands en énergie lorsque leur première préoccupation est de nourrir leur famille ? Comment dans ces conditions pourraient ils « adhérer » à vos idéaux ? Par un crédit d’impôt ?
Non ! La plupart ne payent pas d’impôts et n’ont pas accès au crédit, alors Mme Bélier, lorsque vous serez capable de résoudre la problématique financière des plus pauvres (dont la majorité travail).., il pourront commencer à penser au climat, à leur contribution pour la réduction d’émissions de CO², à « devenir des acteurs actifs » !
Pour l’instant, seul les plus aisés bénéficient des tous les avantages mis en place par la caste politique (dont vous faites partie, tout le monde ne touche pas 20 000 euros/mois) pour participer au « grand bouleversement » des modes de vie. Seul ceux qui ont les moyens de changer de frigo pourront en acheter un plus performant énergétiquement pour tous les autres.., VIVRE le quotidien dans la vraie vie, est déjà suffisamment compliqué !
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« Si nous devons changer nos modes de vie aujourd'hui, c'est parce que la planète et le climat nous indiquent qu'il en va de la survie de l'humanité et que la réduction de nos émissions de CO2 n'est simplement plus négociable. »
D’autant plus que la problématique est mondiale et que nous vous appliquez une solution toute locale…La taxe !
Bonne journée