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Les Bush, jamais en panne de réseau

La famille Bush à la Maison blanche en 2005 | Eric Draper via Wikimedia CC License by

La famille Bush à la Maison blanche en 2005 | Eric Draper via Wikimedia CC License by

La presse américaine se souvient de la présidentielle 2000. Et pour cause, Jeb Bush, actuel candidat à la primaire républicaine, avait grandement aidé son frère lors de ce scrutin controversé.

L’élection présidentielle américaine est toujours un moment critique de la vie politique mondiale. C’est aussi un sacré spectacle, et un vrai cirque. Cette assertion est devenue incontestable en 2000 lorsque les États-Unis sont restés en suspens pendant pas moins de trente-six jours, le temps de procéder au recompte des bulletins de Floride pour déterminer de quel côté cet État américain basculerait, entraînant avec lui le pays. On connaît la fin de l’histoire: la Cour suprême finit par interrompre ces décomptes, et George W. Bush a pu proclamer sa victoire urbi et orbi

La presse américaine s’intéresse de nouveau à ce trop long psychodrame car de nombreux observateurs estiment que Jeb Bush, candidat à la primaire républicaine et bien mal en point dans la campagne, alors gouverneur de la Floride, a joué un rôle déterminant dans l’élection de son grand frère.

Je sais que je ne sais rien

CNN commence par rappeler qu’aujourd’hui on sait qu’on ne sait pas grand-chose sur ces événements. La décision de la Cour suprême n’a par ailleurs jamais satisfait son monde à l'époque et pendant des mois des enquêtes institutionnelles commandées par des journaux se sont succédées. Chacune a réexaminé les centaines de milliers de bulletins litigieux (les fameux «undervotes», non validés par le bureau le jour du scrutin, car le votant n’y avait pas inscrit le nombre suffisant de grands électeurs, et les «overvotes», cas d’un votant ayant fait l’inverse pour le même résultat). Suivant le critère retenu, c’est Bush ou Al Gore alternativement qui remportait le match selon l’étude choisie.

Si Bush a tout de même triomphé de son rival démocrate, c’est grâce à son réseau familial bien fourni, pose le site Salon. Lors de son fameux coup de téléphone de fin de soirée à George W. Bush, Al Gore a répondu aux récriminations du Républicain, qui lui assurait que les chiffres avancés par son gouverneur de Floride de frère étaient justes et lui donnaient la victoire incontestablement: «Votre petit frère n’est pas l’autorité suprême dans ce genre de situations.»

La Bush connection

Jeb Bush n’était peut-être pas la plus haute juridiction en pareil cas mais la Cour suprême qui a tranché en dernière mesure si. Et Salon note que, parmi les magistrats siégeant alors dans le prestigieux conseil, certains avaient été nommés par le père de George W. et Jeb lorsqu’il était président. Enfin, c’est un certain John Ellis qui, le premier dans la soirée électorale, a affirmé sur l’antenne de Fox News que George W. Bush avait gagné en Floride et donc emporté la présidence du pays. John Ellis comme John Ellis Bush, le vrai nom de Jeb. Et cette similitude est bien naturelle dans la mesure où John Ellis est le cousin au premier degré des frères Bush. 

Jésus recommandait (Luc, 14: 26) de haïr son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et ses sœurs pour être son disciple. Voilà un précepte des Évangiles que les Bush n’appliquent pas.

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