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1.000 euros la prise électrique, 14.000 l’imprimante: le nouveau ministère de la Défense est facturé au prix fort

Une vue aérienne du chantier du nouveau ministère de la Défense à Paris | via Google Maps

Une vue aérienne du chantier du nouveau ministère de la Défense à Paris | via Google Maps

Les modifications sur le nouveau site du ministère, même les plus anecdotiques, coûtent un prix exorbitant.

Le nouveau site du ministère de la Défense français, installé à Balard, dans le sud de Paris, entre en service. Inauguré le 5 novembre en présence de François Hollande, le bâtiment est néanmoins occupé par une grande partie des militaires et fonctionnaires du ministère depuis le mois de février dernier.

Un personnel qui a déjà eu l’occasion d’expérimenter des problèmes techniques récurrents: des ascenseurs en panne, des problèmes d’accès, des volets qui se ferment en pleine réunion... Des dysfonctionnements propres aux bâtiments flambants neufs.

Devis astronomiques

Ce qui interpelle davantage, ce sont les devis astronomiques reçus par le ministère de la Défense portant sur des modifications ou des interventions de maintenance et révélés par Challenges. Une conséquence directe de la gestion du site en partenariat public-privé (PPP), explique le magazine:

«Si le loyer annuel versé par le ministère, 154 millions d’euros, comprend la redevance immobilière, celles des systèmes d’information et des services (restauration, nettoyage, conciergerie…), chaque modification des bureaux demandée fait l’objet d’une facturation supplémentaire.»

Dans son enquête, le magazine Challenges dévoile le montant de certaines factures –refusées par le ministère– qu’il a pu consulter: 2.274 euros pour l’installation de deux prises de courant, 13.613 euros pour l’installation d’une imprimante et d’un scanner ou 2.000 euros pour la modification du sens d’ouverture d’une porte de bureau. 

Les agents du ministère vont donc devoir s’adapter. «Face à ces prix prohibitifs, il conviendra d’adapter sa façon de travailler aux nouveaux locaux, et non pas (ou plus) d’adapter les locaux à la façon de travailler», écrivait l’un deux dans un e-mail. De son côté, Jean-Paul Bodin, contrôleur général des armées et secrétaire général à l’administration du ministère, reconnaît le problème. «Nous freinons les demandes de modifications», explique-t-il.

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