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Un Italien a accompli le plus long marathon du monde

Baskets blanches | Mark Fischer via Flickr CC License by

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Une fois sa course terminée, il a erré seul dans les rues de New York pendant deux jours.

Dimanche 1er novembre, New York a vu débarquer son lot annuel de marathoniens venus du monde entier en jogging-basket. Parmi eux, un groupe d’Italiens a pris le départ. Gianclaudio Marengo était l’un d’eux. Sauf que sa course n’a vraiment connu son terme que le mardi matin. CBS New York se fait l’écho de la mésaventure prolongée de cet athlète désorienté.

Gianclaudio Marengo est un ancien héroïnomane qui s’est lancé dans le sport afin de perdre du poids et surtout de changer son style de vie. C’était la première fois qu’il se trouvait à New York et ne parlait que la langue de Dante (une exclusivité qui n’arrangera pas ses affaires). C’est avec un dossard affichant le numéro 23.781 que Marengo a défilé dans les rues lors de son marathon. Il a terminé la course en quatre heures et quarante-quatre minutes.

Chassé par le personnel de l'aéroport

Comment alors le coureur a-t-il pu perdre ses compatriotes et surtout se perdre lui-même? Moins endurant que ses compagnons, il a été lâché par son groupe. Il semble aussi que, durant son trajet, il ait fait tomber la carte de sa chambre d’hôtel dans le Queens et sa carte du métro. Il a alors choisi de demeurer à Central Park où il a passé la nuit. Après s’être aperçu de son absence, la bande d’Italiens a bien essayé de le retrouver mais sans succès.

Le lendemain matin, il s’est rendu à l’aéroport car le vol de retour était prévu dans la journée. Le personnel de l’aéroport l’a apparemment chassé en le prenant pour un clochard. Il a ensuite passé son temps dans le métro new-yorkais jusqu’à ce qu’on lui apporte enfin de l’aide au matin du mardi.

Un donut

Le policier Man Yam, qui se dirigeait alors vers son travail, était en train de lire un article consacré à l’athlète disparu quand, en relevant, la tête de son journal, il s’est retrouvé face audit sportif. «Il se tournait dans tous les sens et n’arrêtait pas de regarder la carte du métro.»

Le policier a convaincu Gianclaudio Marengo de le suivre, lui a acheté un donut. Un ami marathonien de Marengo est venu le chercher le soir même avant de repartir en Italie. Au moins, à défaut des routes, il en connaît la langue.

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