Monde

Enquête sur le sondage «faut-il tuer Obama?»

Slate.fr, mis à jour le 29.09.2009 à 13 h 12

Les services secrets américains ont lancé une enquête sur un sondage posté sur le site de réseau social Facebook qui posait la question «Obama doit-il être tué ?». Les réponses possibles étaient «oui», «peut-être», «s'il réduit ma couverture maladie» et «non».

Facebook a fait disparaître le sondage, généré par des utilisateurs, lundi, deux jours après sa mise en ligne. «Dès que nous en avons appris l'existence, nous avons travaillé avec Facebook pour qu'il soit retiré» a déclaré à l'AFP le porte parole des services secrets américains.

Plus de 750 utilisateurs avaient répondu au sondage avant qu'il ne soit retiré du site. Facebook a dû fermer le programme qui permet aux utilisateurs de générer leurs propres sondages pour faire disparaître celui sur Obama, car les sondages sont contrôlés par un développeur externe.

Selon un porte-parole de Facebook, l'application restera indisponible tant que les développeurs garantissent que le sondage controversé a été supprimé et que des procédures sont mises en place pour gérer de tels cas dans le futur. Les services secrets doivent maintenant déterminer s'il s'agissait d'une mauvaise blague ou d'une incitation à la violence.

Cet épisode est le dernier d'une série de signes pointant vers une augmentation de la haine et de la violence verbale dans les critiques à l'encontre du président américain, notamment depuis le début du débat sur la réforme du système de santé, qui est cité dans le sondage en question.
Selon ABC News, les services secrets enquêtent également sur deux autres cas de menaces à l'encontre d'Obama: celui d'un homme qui a brandi des panneaux «Mort à Obama» et «Mort à Michelle et à ses deux enfants stupides» en dehors d'un meeting local, et celui d'un homme qui se tenait à proximité d'un meeting présidentiel avec son arme à feu bien en évidence.

«Nous sommes dans une période inquiétante, a déclaré un ancien agent du FBI à ABC News. Les services secrets ne peuvent pas se permettre d'ignorer certaines menaces, et ils craignent vraiment que quelque chose puisse arriver à Obama.»

Certains observateurs voient dans l'augmentation de la violence des critiques contre Obama une résurgence d'une certaine forme de racisme de la société américaine. Bien qu'Obama a été élu en grande partie grâce au vote des blancs, le nombre d'entre eux qui soutiennent le président a progressivement diminué depuis sonr arrivée au pouvoir.

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