Économie

Voici ce qu’Apple fait de son argent

Temps de lecture : 2 min

Pourquoi la société Apple continue-t-elle d'emprunter malgré ses importantes liquidités?

Un homme passe devant le logo de la marque Apple à San Francisco, en septembre 2015 | REUTERS/Beck Diefenbach
Un homme passe devant le logo de la marque Apple à San Francisco, en septembre 2015 | REUTERS/Beck Diefenbach

D’un côté, Apple fabrique de nombreux objets. De l’autre, les gens semblent beaucoup les apprécier. Résultat: Apple se fait énormément d’argent en vendant ses téléphones, ses tablettes ou ses ordinateurs. Mais que se cache-t-il derrière cette immense trésorerie? C’est ce que Quartz tente de comprendre dans un article sur la stratégie adoptée par la société américaine pour gérer ses fonds, estimés à plus de 200 milliards de dollars (soit près de 186 milliards d’euros).

Car, même si Apple est en si bonne santé financière, l’entreprise continue d’emprunter pour rémunérer ses actionnaires. Et si Apple préfère emprunter de l’argent plutôt qu’utiliser ses propres fonds pour verser ces dividendes, c’est parce que la société n’a pas vraiment le choix. Une grande partie de son capital (90%) est stockée sur des comptes bancaires à l’étranger et un rapatriement de ses capitaux aux États-Unis coûterait très cher à la société.

Comptes à l’étranger

L’impôt prévu par la législation américaine s’élève à 35% et représenterait une facture d’environ 60 milliards de dollars, explique le blog Silicon 2.0 du Monde. «Une grosse somme qu’il refuse de débourser, comme beaucoup d’autres multinationales américaines», précise le billet de blog. Cette stratégie permet donc à Apple de répondre à ses obligations, de rémunérer ses actionnaires et de financer les programmes de rachats d’actions sans avoir à rapatrier sa trésorerie sur le sol américain.

Le programme de rémunération des actionnaires, engagé par Apple à partir de 2012, prévoit de reverser à ses actionnaires près de 200 milliards de dollars d’ici à 2017. Une vision bien différente de celle de Steve Jobs, qui, lorsqu’il dirigeait l’entreprise, refusait de partager les profits avec les actionnaires, «considérant que le cash devait avant tout servir à financer la croissance et le développement des produits», expliquaient Les Échos.

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